Littérature suisse
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:: 14 mars D’un simple message
:: 4 mars Mazot japonais
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:: 4 janvier La merveilleuse impossibilité de se détacher
:: 3 janvier Le Peuple mort
:: 29 décembre Il respire lentement
:: 25 décembre La Fleur de Nuit
:: 21 décembre Aimer tellement
:: 2 décembre Alto Paraiso
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:: 21 novembre Aime-les tous
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:: 13 juin | Justice?
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:: 17 février | La forêt sombre
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:: 2 janvier | Grand Chalet Leysin
13 juin 2019

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4 juin 2019

A l’orée de la forêt douce
Tu avances dans l’ombre
Sous les couronnes sans solution
Des arbres qui ont laissé les mystères
Caresse les racines sans questions
Et la fraîcheur t’emballe, tu erres
Dans la lumière, sans retour
Dans la forêt douce, sans questions,
Où je te condamne à l’amour.


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2 juin 2019

Je ne veux plus du vent dans les arbres
De la mer noire dans la nuit à l’horizon
C’est quoi au fait le vent la mer noire l’horizon ?
Ils sont là tous à exister le vent le ciel les arbres la mer
Le vent dans les arbres le ciel avec ses étoiles
Je ne peux plus comprendre

Un moment j’étais là j’étais bien
Je m’en foutais des étoiles du vent de la mer
Et c’est là en fait que tout me revient dessus
Mais je n’ai pas besoin de ça je croyais
Et puis ça revient et je dois faire la police
La police avec mon âme pour avancer

Avancer où me demandent les arbres dans le vent
Putain j’en sais rien moi où avancer
Tout ça n’a aucun sens tu vois
Dieu, l’amour, la science, le hasard, blablabla
Quand j’aime elle n’est même pas là
Alors à quoi bon être là moi-même ?

Ça avance ça suit toujours les jours se respectent
Entre eux c’est toujours les mêmes conneries qui répètent
Et moi on me dit que je dois vouloir entre eux
Comme si j’avais une aiguille à tisser la réalité
Merci tu fais chier avec tes métaphores

La tête la gueule dans le corps
J’obéis aux ordres pour tuer tout ce qui dépasse
J’en ai marre des horizons tristes
Des histoires qui recommencent quand elles sont déjà finies
J’erre la joue contre la route je traîne et je saigne

On m’a retrouvé ailleurs, dans un lieu où ils ne sont pas
Où la mer le vent les arbres ne pensent plus à toi
Où tu ne penses plus à moi
Libre de crever sans métaphore.


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28 mai 2019

Ils ont tous cette pression de la double contrainte. L’idéal et la réalité. Comme ce type veilleur de nuit qui gagne une misère, il aimerait économiser pour sa femme et sa petite fille et leur acheter une maison dans la nature pour y vivre ensemble en harmonie. Il est tellement comprimé entre rêve et réalité qu’il finit par se diviser en deux et l’un des deux de lui tue sa femme et sa fille parce que c’est la seule issue.
Ils sont comprimés dans une société qui ne donne pas d’issue, et ils s’épuisent dans tous les sens pour essayer de trouver une sortie vers un avenir meilleur. Et c’est leur désespoir qui finit par parler uniquement, inventant une société de la peur, de la fatigue, de l’esprit qui tourne et tourne en rond.
Mais il n’y a pas d’avenir meilleur, ou de rêve à réaliser: ce sont des images. Tout est là déjà entre leurs mains autour d’eux. Il suffirait de se décider ensemble pour tout arrêter et se reposer enfin. Mais non: dans la vague immense qui les pousse et les écrase, ils continueront jusqu’à l’aliénation.


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26 mai 2019

Ce lieu où je vis maintenant est une œuvre d’art. Enfin, j’essaie d’en faire une œuvre d’art. Je le peuple d’objets, de meubles, de babioles, de décors, de plantes, je le transforme petit à petit. La plupart de ces objets, je ne les utilise même pas. Ils ont tous une fonction, car j’ai de la peine avec ce qui n’a pas de fonction, mais ils sont placés comme pour une mise en scène un peu vide. Les chaises sur les terrasses sont toujours vides, le canapé je n’y vais presque jamais. Mon espace propre est limité à quelques mètres carrés entre le lit et la cuisine. Le reste est une mise en scène, une construction de mon esprit pour former un espace.

L’architecte, plus que le metteur en scène, le peintre, le sculpteur ou le chorégraphe, est constamment plongé dans la création de l’espace, de son lieu de vie, dans la rue, dans la ville, dans le voyage, l’univers construit des hommes se déroule devant lui et à tout moment il en perçoit l’organisation intime qui fait que tous ces gens bougent dans cette direction, vont et viennent dans un certain sens : l’avenue, la rue, l’entrée. Ils se penchent de l’intérieur vers l’extérieur : le percement. Ils montent et descendent : la cage d’escalier. Ils empruntent un chemin de chaille : le parc. Et à chaque espace il y a une fonction, et ils vivent dans cet ensemble de fonctions dont seul l’architecte perçoit en permanence l’essence sous-jacente.

La nuit, tout s’illumine d’une façon bien calculée, chez moi, et puis sur les terrasses, et puis dans la ville, pour satisfaire l’objectif de la fonction et pour remplir l’obscurité de cette vie des hommes.
Le jour, les ombres jouent entre les murs, glissent entre des arbres plantés, le soleil plonge dans la faille d’une venelle, rebondit dans une fontaine, et toute l’harmonie du monde construit se déploie doucement ou violemment, dans la réalité humaine passagère.

Et je me demande si tout cela ne va pas plus loin. Si nous sommes les passagers de toute la Terre que nous construisons, que nous organisons, que nous règlementons. Vaisseau provisoire nous portant autour du Soleil dans une course mystérieuse qu’un jour nous romprons aussi pour avancer encore plus loin l’ordre de notre existence dans l’entropie du cosmos. Nous sommes venus mettre de l’ordre et composer un sens dans le chaos.

Juché au sommet de la ville, mon lieu de vie, colline de béton couronnée de plantes, Summerhill. Lieu transitoire, passager, que je peuple et harmonise, illuminé de soleil d’Est en Ouest : j’y serai le temps qu’il faut, avant de m’envoler.


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