Littérature suisse
Dessins suissesadmin
:: 15 février Mes caresses
:: 7 février Jouissant
:: 4 février Comme le bonheur
:: 31 janvier Jeudi soir
:: 21 janvier Bestiaire magaliesque
:: 19 janvier Le dernier dimanche
:: 15 janvier sable
:: 24 décembre des lèvres de noël
:: 21 décembre Tara
:: 18 décembre Dans l’obscur corridor des totalités
:: 12 décembre Un ruisseau de ressemblances
:: 20 novembre tout était immédiatement possible
:: 26 octobre Dialogue autour d’une feuille
:: 11 octobre Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre Impossibles calculs
:: 30 septembre Projet Lima
:: 28 septembre Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 10 septembre Nul ne sait nul n’a vu
:: 31 août Taches rouges sur Gran Sasso
:: 15 août Mowgli
:: 11 août Etoiles d’enfants
:: 5 août Sous les pinèdes
:: 8 juillet Câlins
:: 4 juillet Dans mon âme
:: 3 juillet La beauté du mensonge
:: 21 juin Au-delà de l’amour
:: 13 juin Justice?
:: 4 juin Je te condamne à l’amour
:: 2 juin Va t’en
:: 28 mai 2019 etc
:: 26 mai Summerhill
:: 25 mai L’envol
:: 10 mai Mange-moi lentement
:: 24 avril Jenny de Oldstones
:: 19 avril Le couple de Schrödinger
:: 11 octobre | Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre | Impossibles calculs
:: 28 septembre | Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 13 juin | Justice?
:: 25 mai | L’envol
:: 4 mars | Mazot japonais
:: 17 février | La forêt sombre
:: 9 février | L’oeil retiré
:: 6 janvier | Tube infuseur de vie
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant
15 février 2020

Ta main passe
L’essaim de l’envie essaie
Ta main repasse
Suspendue sur un suce
Ma langue rapace
Te creuse de prémisses
Tes fesses enflent
Sans fin s’asseyent
Sur ma tendresse
Tu chasses l’oripeau
Et passe à la guerre
Attrapant ma sagesse
Tu l’ébranles sans politesse

Ma main passe
Tes creux et sur l’ivresse
Dressent ta cuisse
Lentement jouissent
Les gestes sans messe
Qui tressent nos petitesses
Sans cesse tu tends
L’absent et le présent
Ton temps rejoint ma tristesse
Quand je passe un index
Sur ton cri qui est un silence
Ton sexe m’efface
Ton âme est ma crevasse

Nos mains ressassent
L’ancien refrain
Qui tait l’ancien
Ressent l’entrain
La force et l’essence
Du chant des magiciens
Nos mains passent
Sur les sens et l’absence
Susurrent à l’immémorial
Que le temps est venu
D’encore aimer.


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7 février 2020

Jouir
Jouissez
Jouissons
Qu’ils jouissassent
Tu jouissais
Je jouissais
Jouir l’étincelle de lumière de vie pure avant que
l’effroyable sommeil ne nous reprenne
Tes bras
Ta manière incompréhensible de te recroqueviller
contre moi tout en étant parfaitement collée à moi
Et l’audace de ta main qui ne peut pas arrêter
De monter et descendre


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4 février 2020

Il neige
Mets les pieds dehors sur la terrasse en pensées
Tes pieds font fondre la mince couche
Jusqu’à ce qu’ils soient gelés
Lève tes bras
Pour que j’y glisse les miens
Appuie-toi en arrière contre moi
Les flocons picorent ton visage
Tu as froid mais tu sens ma chaleur
Et si sous la neige tu pleurs
Ce sera comme si tu étais heureuse


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31 janvier 2020

J’aime cette femme un jeudi soir pluvieux qui me caresse, danse dans le salon, se love contre moi et après un baiser volé éclate de rire.


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21 janvier 2020

Le regard qu’elle m’a lancé quand je suis entré dans l’arène, suave affamée souple, la panthère aux muscles tendus m’a dévisagé. Mes muscles se sont raidis. Désir brut. Peur brute.
J’ai rendu son regard à l’animal. Mais alors il a été un petit oiseau qui a voltigé dans sa cage. Je pense qu’il a essayé de m’attendrir ou de me faire rire. J’ai voulu l’attraper. Humour décalé.
Soudain ça a été un rapace, il a bondi sur mon avant-bras et figé son regard dans le mien en inclinant la tête, intrigué par ma poigne. Ses yeux, purs, directs, sans barrière, sans limites. Intelligence et défi.
Il a écarté ses ailes et l’arène s’est remplie d’eau. J’ai cru me noyer un instant. Dans la confusion des tourbillons j’ai distingué une forme glissant vers moi. Le dauphin m’a observé en rigolant et il a glissé contre moi en sifflotant, m’invitant à l’attraper et on a dansé en suspension. Sensualité, désir.
Je suis tombé contre un sol sec et doux de savane. Une biche fière m’a rendu mon regard, sévère, puis elle a eu comme un sourire en inclinant la tête, elle s’est mise à courir pour que je la poursuive mais elle allait trop vite. Jeux, espièglerie.
La femme qui est apparue alors dans la chaleur, nue, mince, accroupie sur le sol de savane, avait l’air triste. Elle n’a pas vraiment fait attention à moi. J’ai uniquement compris que quelque chose en elle me dépassait. Mélancolie et vastité.

Et puis seul chez moi la nuit sur les lumières de la ville elle m’a manqué, soudain j’avais besoin de ses mots, et je m’effrayais et me fascinais comment en un temps si court une inconnue (mais l’était-elle?) pouvait me manquer.


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