Littérature suisse
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:: 4 juin Pourquoi tu pleures?
:: 3 juin Danse!
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:: 22 décembre Morte Neige Reine
:: 2 janvier Grand Chalet Leysin
:: 29 décembre La faiseuse de mondes
:: 23 décembre Le clou
:: 20 décembre Quand on s’endort
:: 6 décembre REP Gérard Delaloye ou La solidité de l’Existance
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:: 30 septembre Rêve d’architecte
:: 10 août Celui qui n’en était pas un
:: 8 août Rêve d’architecte
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:: 24 juin L’antre des Gobelins
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:: 18 décembre Les amours passés
:: 21 novembre Laetitia, mode intérieur
:: 20 novembre Mirko, joie et tristesse
:: 21 juin | L’été flamboyant
:: 24 décembre | Neige et solitude
:: 22 décembre | Morte Neige Reine
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:: 6 décembre | REP Gérard Delaloye ou La solidité de l’Existance
:: 8 août | Rêve d’architecte
:: 24 juin | L’antre des Gobelins
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:: 14 novembre | Un monde sans travail
:: 21 mars | Aranyo
25 juin 2018

Le soleil se couche là où tu n’es pas
La ville s’illumine là où tu n’es pas
Les étoiles brillent là où tu n’es pas
Les sons de la vie bourdonnent là où tu n’es pas
Où vas-tu
Toi, tu vas là où je ne suis plus

Où vas-tu
Toi tu as planté une fureur
Même sans toi je vais la vivre
Que vibrent toutes les noirceurs !
Où vas-tu
Toi tu vas là où tu dois
Peu m’importe où tu vas
Que tu ailles ou pas
J’ai à vivre tout ce qui est en toi


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24 juin 2018

Tu dors je me lève. Mais le soleil ne s’est pas levé ce matin. Un voile gris plane sur les toits. Je ne mangeais que de la bouillie d’avoine. Tu m’as donné le miel, le caramel, le manioc. Et maintenant ce que je goûte est fade comme un vieux lait. Tu rêves je marche dans un jour plat. J’étais un robot et maintenant je suis vivant. Tendre fragile translucide, j’avance doucement dans ta nuit et mon jour. Je ne touche plus rien comme avant. Je touche tout comme si c’était ta peau. Tu dors je me lève. Je marche dans le jour comme dans ton rêve. Je suis ton rêve quand tu peuples ma réalité. Maintenant tu respires doucement dans la nuit, j’étouffe lentement dans le jour. Je ne t’appartiens plus. Tu m’as toujours échappé. Je suis un nuage doux et perdu qui aimerait la lumière de l’autre côté de la terre. Tu dors je me lève. Comment le jour peut-il être le jour? J’avance, je vis, je fonctionne, comme le prisonnier à qui on a donné la liberté avant de le remettre au cachot. Je fais semblant d’exister encore. Je fais semblant de respirer encore. Je dois faire semblant. Tu dors je ne me lève pas. J’écarte les voiles de l’espace, du temps, des nuits et des jours, car maintenant je le peux, et dans un geste qu’aucune loi de ce monde n’accepte, je tends le doigt vers ton visage endormi, caresse ta joue, souligne le coin de ta bouche, glisse sur ton épaule. Je suis ton rêve et tu es ma vie. Je disparais dans tes étoiles et levant l’esprit vers mon ciel, je vois les étoiles à côté du soleil, je vois la nuit à côté du jour, je vois l’affreux à côté du beau, je vois tout et rien, et comme c’est beau, et comme c’est douloureux, car maintenant je vois tout et rien. Éveillé, je rêve, ce jour, je m’endors éveillé sous les étoiles.


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23 juin 2018

voilà
c’est l’été qui commence
Les fêtes de la musique battent dans l’air du soir, on klaxonne avec le foot, les gens rient et s’attendrissent devant le lac plein des lumières de l’autre rive, l’air est doux et fragile en face des montagnes, tout vibre lentement dans la chaleur qui renaît.
Comme s’il n’y avait pas d’abîme.


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22 juin 2018

La plaine craquelée est avalée par la lumière du soleil. J’avance sur le sol dur. L’horizon est blanc de chaleur. Au loin je la vois qui danse. Elle est enrobée de vapeur. Je sais qu’elle sourit même si je ne distingue pas son visage.
Je ne marche plus dans sa direction.
Le vent frappe plus fort, asséchant mon visage, ma gorge, mon âme.
J’ai peur soudain de me changer en pierre.
Elle est devenue toute petite très loin, mais sa silhouette me rassure encore.
Je sais qu’elle disparaîtra.
Le sais-je.
Parfois je me retourne.
Je la vois encore.
Une fois encore je me retourne.
L’horizon plat et vide, balayé par un vent sans tendresse.
Je me rappelle sa joie et sa flamboyance, et j’avance encore dans l’autre direction, sans savoir si je vis encore, seul devant cet horizon incertain.


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21 juin 2018


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