Littérature suisse
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:: 11 septembre Sémantique urbaine
:: 7 septembre Nous allons mourir, mon amour
:: 6 septembre Quand le vent froid soufflera
:: 3 septembre Architecture réalisée : bureaux en mailles métalliques à Crissier
:: 2 septembre D’amour, de mères et de femmes
:: 1 septembre L’instant précis
:: 31 août Déréliction IV
:: 25 juin Où vas-tu, à Vinicius
:: 24 juin Quand elle dort
:: 23 juin L’abîme de l’été
:: 22 juin Vision
:: 21 juin L’été flamboyant
:: 20 juin Le lien
:: 16 juin La réalité
:: 15 juin Le départ de l’ange
:: 13 juin La lente disparition
:: 11 juin Dans l’orage
:: 8 juin Sur l’océan
:: 4 juin Pourquoi tu pleures?
:: 3 juin Danse!
:: 1 février La forêt
:: 7 janvier Le bistrot Il s’appelerait Marc
:: 24 décembre Neige et solitude
:: 22 décembre Morte Neige Reine
:: 2 janvier Grand Chalet Leysin
:: 29 décembre La faiseuse de mondes
:: 23 décembre Le clou
:: 20 décembre Quand on s’endort
:: 6 décembre REP Gérard Delaloye ou La solidité de l’Existance
:: 14 novembre Que dire de plus?
:: 30 septembre Rêve d’architecte
:: 10 août Celui qui n’en était pas un
:: 8 août Rêve d’architecte
:: 1 juillet La valse sans temps
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant
:: 24 décembre | Neige et solitude
:: 22 décembre | Morte Neige Reine
:: 2 janvier | Grand Chalet Leysin
:: 29 décembre | La faiseuse de mondes
:: 6 décembre | REP Gérard Delaloye ou La solidité de l’Existance
:: 8 août | Rêve d’architecte
:: 24 juin | L’antre des Gobelins
:: 18 décembre | Les amours passés
:: 21 novembre | Laetitia, mode intérieur
:: 20 novembre | Mirko, joie et tristesse
:: 14 novembre | Un monde sans travail
12 septembre 2018

Elle
– Si tu étais à moi, nu tu le serais déjà, et ce même regard lascif qu’autrefois tu contenais, maintenant voudrait chaque trace cachée sous ton dessin.
Si tu étais à moi, mon corps ne serait plus à moi que pris par le tien, dansant dans une douce mélodie.
Si nous étions faits de poèmes, nous serions un sonnet avec une âme corrompue et même si nous perdions la rime, nous danserions toujours la parfaite métrique.
Si tu étais à moi, nous ne serions pas un, nous serions tous, tous les coins, rues et villes parcourus sur notre route-peau. Un chemin sans retour, jusqu’à être perdus.

Lui
– Et toi, si tu étais à moi, tu n’aurais même pas besoin d’être nue, mon imagination t’aurait créée avec une telle perfection que même sous sa forme la plus perverse, si elle existait, tu serais belle.
Si tu étais à moi, je te danserais en conjuguant en toi tous les temps de ce verbe. Apprenant ton rythme, comprenant tes arrangements, recombinant tes accords, faisant de toi ma symphonie et j’accepterais volontiers mon destin de te danser tous les jours.
Si tu étais à moi, même d’un sonnet je n’aurais pas besoin, un seul vers suffirait pour en faire le plus beau texte. Inlassablement je te lirais, lirais, lirais.

Elle
– Si tu étais à moi, je voudrais seulement d’un jour, ou même d’une nuit, pour te regarder et me voir. Pour t’embrasser et te sentir en moi. Et quand les battements de ton cœur se confonderaient aux miens, remercier l’Univers de me donner une telle chance de vivre ce qui doit sûrement me tuer, d’une mort de joie.

Lui
– Ah, si tu étais à moi, je te donnerai toutes mes heures… mon passé et mon avenir. Tu pourrais être la propriétaire de mon temps. Si tu étais à moi, je ne te laisserai plus mourir, je te donnerais ma vie et je serais content de la vivre en toi.

Elle et Lui
Mais tu n’es pas à moi
Moi je ne suis pas à toi.

 

Par A. L. , septembre 2018


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11 septembre 2018

Architecture - sémantique urbaine

Architecture – sémantique urbaine


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7 septembre 2018

Il n’y a pas de hasard, mon amour, tout ce que nous vivons est voulu, comme dans la construction, et ce qui est voulu, c’est nous qui le construisons, et à chacun de nos messages, et à chacune de nos rencontres, nous construisons un autre événement qui prépare la suite, à chaque poème, à chaque mot d’amour, nous préparons ce qui va venir, c’est là notre puissance, c’est par là que nous dépassons ce qui nous entoure. Notre lien est une destruction de ce que nous vivons, et en même temps il reconstruit autre chose, et nous en sommes l’élément fondamental, nous voulons remodeler la réalité parce que notre rencontre nous donne la puissance de le faire. Ensemble, nous allons dessiner un avenir, où nous ne serons pas ensemble, ou alors oui, peu importe finalement, nous sommes toi et moi l’essence de ce qui reconstruit, différencie, marque le passé du futur. Nous allons mourir. Comme ce qui a été. Et revivre, comme ce qu’on ne connait pas. Nous sommes l’amour.

Toi, tu n’as aucune importance.
Moi, je n’ai aucune importance.
Notre lien est Tout.


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6 septembre 2018

Qu’est ce que l’amour si ce n’est des saisons charnelles? L’été torride, l’automne de la paix, l’hiver du calme et finalement du gel, et le printemps tout recommence avec une autre plus jeune?
L’amour nous fait-il agir comme des fous? Petits fous qui croient faire des folies alors qu’ils sont juste traversés par le désir de lécher et de pénétrer dans le plus raisonnable des gestes humains: la danse de la reproduction.
Petites, maigres, molles folies qui nous font mentir et qui font souffrir les autres!
Comme tu es belle lorsque tu me veux et je te veux.
Et l’univers n’en est pas amoindri. Tout est beau n’est-ce pas mon amour? Tout devient beau, n’est-ce pas mon amour?
Jusqu’à ce que la Rua Madureira déserte soit balayée par le vent froid.
Bientôt les feuilles mortes. Bientôt je mettrai mon long manteau noir. Bien sûr que je t’aimerai encore, bien sûr que je t’aime toujours, car cet instant, c’est l’instant à jamais échappé du temps.
Mais quand le vent froid soufflera.


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3 septembre 2018

Bureaux Arta Crissier

Bureaux Arta Crissier


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