Littérature suisse
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5 septembre 2004

Toute une journée à ressasser « vie pas la mienne » tout en essayant d’apprécier ce beau dimanche ensoleillé.
Nous sommes allés à Cossonay au festival des Contes, dans la vieille ville cernée par une campagne si riche et colorée qu’on se serait cru dans un Walt Disney aux couleurs patinées par l’âge. Pastels, ombres élargies de septembre, vent juste comme un soupir de contentement.
Et moi qui scrutait chaque passant en me demandant : « Et celui-là , jusqu’à où supportera-t-il la lecture de « vie pas la mienne » ? 3 pages ? 20 pages ? 56 pages ? Qui dit mieux ?
Je voulais faire simple.
Raaa.
L’histoire peut-être est plus simple, mais le texte ? La texture ? La composition ?
J’ouvre le manuscrit au hasard ces jours : je suis tombé hier soir sur le passage où Radio et ses collègues du squat débarquent sur l’île des frères Zorteil les milliardaires. La scène finale du « combat » entre Radio et les frères.
Raaa. (bis)
Beaucoup trop longue, complexe dans sa description. Illisible serait presque le mot.
J’ai toujours envie de dire que c’est la même erreur que dans « Personne » : TROP de MOTS.
Je suis indécis.
Je ne sais toujours pas si c’est une critique qui a un sens.
Peut-être que le problème est plus profond, plus sournois. Peut-être que c’est ma façon d’écrire elle-même et entière qui me paraît grumeleuse.
Bref, beau dimanche, sauf un nuage d’orage grimpant au-dessus du Jura, vers la fin de l’après-midi.
En forme de gros point d’interrogation.


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