Littérature suisse
Dessins suissesadmin
:: 15 février Mes caresses
:: 7 février Jouissant
:: 4 février Comme le bonheur
:: 31 janvier Jeudi soir
:: 21 janvier Bestiaire magaliesque
:: 19 janvier Le dernier dimanche
:: 15 janvier sable
:: 24 décembre des lèvres de noël
:: 21 décembre Tara
:: 18 décembre Dans l’obscur corridor des totalités
:: 12 décembre Un ruisseau de ressemblances
:: 20 novembre tout était immédiatement possible
:: 26 octobre Dialogue autour d’une feuille
:: 11 octobre Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre Impossibles calculs
:: 30 septembre Projet Lima
:: 28 septembre Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 10 septembre Nul ne sait nul n’a vu
:: 31 août Taches rouges sur Gran Sasso
:: 15 août Mowgli
:: 11 août Etoiles d’enfants
:: 5 août Sous les pinèdes
:: 8 juillet Câlins
:: 4 juillet Dans mon âme
:: 3 juillet La beauté du mensonge
:: 21 juin Au-delà de l’amour
:: 13 juin Justice?
:: 4 juin Je te condamne à l’amour
:: 2 juin Va t’en
:: 28 mai 2019 etc
:: 26 mai Summerhill
:: 25 mai L’envol
:: 10 mai Mange-moi lentement
:: 24 avril Jenny de Oldstones
:: 19 avril Le couple de Schrödinger
:: 11 octobre | Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre | Impossibles calculs
:: 28 septembre | Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 13 juin | Justice?
:: 25 mai | L’envol
:: 4 mars | Mazot japonais
:: 17 février | La forêt sombre
:: 9 février | L’oeil retiré
:: 6 janvier | Tube infuseur de vie
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant
27 octobre 2004

C’est si compliqué, la vie. Il y a des avions qui volent et au bout de leur trace blanche dans le ciel, des gens en train de manger du plastic ne savent même pas qu’on les observe en rêvant de leur destination. Il y a des bouchons sur les autoroutes alors qu’aucun accident ne les justifie et tous les conducteurs écoutent ce même air désaccordé leur hurlant dessus alors qu’ils rôtissent chacun dans sa voiture. Il y a des taux d’intérêt qui chutent, des immeubles qui poussent comme des champignons, des dealers millionnaires pendant que cette charmante vendeuse range des yaourts à la fraise huit heures par jour aux rayons 21 à 33 du supermarché. Il y a ces sirènes d’ambulance qui grossissent, grossissent, puis finissent par s’éloigner alors que cette femme se sert une autre vodka parce qu’une fois de plus son mari est en voyage d’affaire. Il y a ce peintre raté qui gagne sa vie en faisant des hot-dogs et alors qu’il se fait virer un jour parce qu’il s’est planté de sauce son patron goûtant le résultat invente le big mac. Il y a des palais pour une seule personne en Roumanie et des HLM s’entassant les uns sur les autres à Paris. Il y a des gens qui se flinguent dans des villas qui coûtent des millions et des gens heureux dans la villa modèle C-25 reproduite cent fois, avec ses parois en carton. Il y a la télé sans mémoire qui crache des images et le désastre d’après engloutit celui d’avant comme si l’univers entier renaissait à chaque minute tandis que la voisine en-dessous hurle au viol. C’est vraiment compliqué tout ça, beaucoup trop compliqué, un monde en forme d’anaphores aberrantes qu’il est devenu vain d’expliquer. Le laisser se répéter. Me contenter de programmer.


Version imprimable de cette page

(Aucun commentaire actuellement)

:

:

:

:

Recherche sur le site
Romans et nouvelles en PDF
Mots-clés / consultations
Archive mensuelle
Commentaires récents
Calendrier des publications
Flux RSS