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Archive pour le 3 février 2005

3 février 2005

Il est un facteur essentiel de la ruminance quotidienne : la connerie d’autrui. Pour parler plus distinctement, on pourrait peut-être s’entendre sur un terme tel que « La Connerie Universelle », au même titre que « L’Amour Universel ». Je me demande si la connerie est un élément constitutif de chaque être humain, ou s’il existe des êtres qui s’en sortent sans connerie. Cela doit être difficile, de vivre sans connerie, parce qu’alors on doit sans doute être obligé d’avoir tout le temps l’air intelligent et cool. De plus cela doit donner un air de supériorité tout à fait détestable pour les observateurs qui, alors, ne manqueront pas de juger un tel personnage sans connerie comme étant un « grand connard ». Moi par exemple, hier je me suis glissé devant une autre voiture pour lui prendre sa place de parc. Je sors souvent en ville aux heures d’affluence et j’attends des places de parc à voler sous le nez des autres. L’autre en question a alors baissé sa vitre et m’a traité, très audiblement, de connard. Je ne lui en veux pas. Car ce serait peu de dire que j’étais là uniquement pour cela. Mais dans le fond, que sait-il vraiment de moi ? Juge-t-il vraiment de manière catégorique et définitive que je suis un connard fini ? Si je l’avais invité à prendre un pot juste après, peut-être aurait-il commencé à m’apprécier, à me trouver touchant en essayant de me comprendre, et décider finalement que je suis simplement quelqu’un de triste ou excentrique. Mais non, il reste là , ruminant dans sa voiture, regard haineux, haine catégorique, de tel sorte que moi à mon tour, par pur plaisir dédaigneux, j’estime aussi qu’il est un connard, et il pense sans doute encore plusieurs fois : quel connard, quel gros con. Et il aura toujours, toute sa vie durant, jusqu’à sa mort, l’idée que je suis un connard, sans rémission possible. D’une certaine façon, cette idée me rassure.


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