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Archive pour le 6 février 2005

6 février 2005

On a tendance à beaucoup parler de l’égalité entre l’homme et la femme. Ce n’est pas qu’on a tendance, mais c’est qu’on aime beaucoup en parler. A priori, je pense que cela tient au besoin de reproduction de l’espèce. Je m’explique : simplement, ce genre de discussion met le plus souvent en relation les hommes et les femmes, donc ce genre de discussion est un bon prétexte pour se mettre en rapport avec le sexe opposé. On n’a pas vraiment besoin de connaître l’opinion de l’autre, mais juste besoin « d’être mis en relation avec le sexe opposé ». Evidemment, ceci est une idée, donc une mise en scène guerrière de mon ego, et je pourrais très bien me tromper. (Excusez-moi, je tiens à mettre en avant, comme Borges, la relativité de toute opinion). En réalité j’avance cette idée dans le seul but de me connecter à l’esprit de Borges.
En parlant de Borges, j’ai envie de dire ici que je suis triste qu’il soit mort. Pas vraiment parce qu’il est mort (il est mort il y a 19 ans quand même, d’ailleurs je me demande si on fêtera ça l’année prochaine, chouette attitude de danser sur les tombes des immortels), mais parce que je suis vivant, alors que lui, il est mort. Il est mort quand j’avais 15 ans.
Cette différence temporelle m’émeut.
Parce que voilà un être qui dans sa temporalité, dans le cours de sa vie, a tout vu (même si aveugle), a tout senti, a tout compris. Evidemment, et là encore, selon moi. Pourtant, j’existe après lui. APRES LUI. J’existe après Borges et, comble de l’ironie, j’écris aussi.
Y aurait-t-il encore des choses à dire que lui n’aurait pas encore vues, comprises et, senties ?
Il est mort quand j’avais 15 ans et que je commençais à avoir l’idée vraiment originale de voler des voitures.
Pour me rassurer hypocritement devant ce Tout qui a disparu voilà 19 ans mais qui me laisse toujours vivant 19 ans plus tard, je me dis qu’il y a là une incommensurable nécessité d’exister, parce que l’Homme évolue tout comme l’enfant grandit, et même si à cette échelle 19 ans sont 19 secondes, et bien 19 secondes plus tard il faut à l’Homme d’autres concepts, d’autres inspirations, d’autres actes.
Je pense simplement 19 secondes plus tard que Borges, donc je peux exister. Le Tout qu’il a compris est son Tout, un Tout de son moment à lui, mais le Tout évolue, en fait il n’y a pas de Tout à échelle humaine, dans nos trois dimensions, même si certains parviennent à comprendre le Tout, ils l’aspirent en eux-même au moment de la disparition, car le Tout ne PEUT PAS être communiqué.
En tant qu’écrivain, il faut accepter cela.
C’est facile à dire.
Tout comme l’homme et la femme discuteront toujours de leur égalité.


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