Littérature suisse
Dessins suissesadmin
:: 9 mars La bite molle
:: 8 mars Seule et bien
:: 28 février Ne pas être à la recherche
:: 26 février Se bercer
:: 15 février Mes caresses
:: 7 février Jouissant
:: 4 février Comme le bonheur
:: 31 janvier Jeudi soir
:: 21 janvier Bestiaire magaliesque
:: 19 janvier Le dernier dimanche
:: 15 janvier sable
:: 24 décembre des lèvres de noël
:: 21 décembre Tara
:: 18 décembre Dans l’obscur corridor des totalités
:: 12 décembre Un ruisseau de ressemblances
:: 20 novembre tout était immédiatement possible
:: 26 octobre Dialogue autour d’une feuille
:: 11 octobre Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre Impossibles calculs
:: 30 septembre Projet Lima
:: 28 septembre Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 10 septembre Nul ne sait nul n’a vu
:: 31 août Taches rouges sur Gran Sasso
:: 15 août Mowgli
:: 11 août Etoiles d’enfants
:: 5 août Sous les pinèdes
:: 8 juillet Câlins
:: 4 juillet Dans mon âme
:: 3 juillet La beauté du mensonge
:: 21 juin Au-delà de l’amour
:: 13 juin Justice?
:: 4 juin Je te condamne à l’amour
:: 2 juin Va t’en
:: 28 mai 2019 etc
:: 26 mai Summerhill
:: 11 octobre | Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre | Impossibles calculs
:: 28 septembre | Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 13 juin | Justice?
:: 25 mai | L’envol
:: 4 mars | Mazot japonais
:: 17 février | La forêt sombre
:: 9 février | L’oeil retiré
:: 6 janvier | Tube infuseur de vie
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant

Archive pour le 9 février 2005

9 février 2005

Mais où est passé le bonheur ?
Je crois malheureusement que c’est une simple question de marketing.
Nous avons en où une image tout à fait surfaite et artificielle de l’écrivain, du poète, image reprise à la loupe par les médias des années 70 et emphasée afin de lui donner un côté dramatique à l’américaine, puis déclinée sous la forme de plusieurs modes successives. Maintenant on en est au destroy existentiel et raffiné, voir universitaire.
Cette influence peut aller très loin.
On peut même écrire sous influence, si si, vraiment.
En ce sens, la question du pessimisme n’est pas fondamentalement à poser aux écrivains, ou à tout autre artiste, mais plutôt à la société, occidentale essentiellement, qui promeut à satitété une certaine forme de négativisme.

En ce moment, si la Société était une Femme, elle se trouverait à chier tous les matins.

Et bien trop souvent les artistes construisent leur univers sur la base de l’univers réel, ou disons, de sensations de l’univers réel. S’EN EXTRAIRE est un autre défi.

Les écrivains du début de notre ère, dans leur grande majorité, ne sont pas eux-mêmes, ne reflètent pas vraiment « la joie de vivre » qu’ils ont pourtant en eux, même une joie de vivre déchirée et dansante à la Miller ou une fouille de la terre moisie mais humide et fertile à la Giono. Ils ne sont pas en eux, ils s’extériorisent au plus vite par tous les moyens, et les moyens sont nombreux. Les moyens de se glisser dans les fleuves de la parole voulue et non de la parole cherchée.
Oui bonheur et malheur, bien et mal, tous extrêmes sont le même ingrédient de l’existence. Il n’en reste pas moins que les reflets possibles de cet unicité transparaissent rarement aujourd’hui.
Moi je vois :
– du cynisme
– de l’intello pseudo libéral
– du gothique destroy cherchant désepérément une issue dans la poésie
– des sentiments chirurgicaux
– de l’emoticon verbal
– de l’humour désabusé
– une indifférence mouchetée de désarroi
– …
La joie de vivre, c’est suranné, c’est Monsieur Marketing qui fait la dictée.


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
Recherche sur le site
Romans et nouvelles en PDF
Mots-clés / consultations
Archive mensuelle
Commentaires récents
Calendrier des publications
février 2005
L M M J V S D
« Jan   Mar »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28  
Flux RSS