Littérature suisse
Dessins suissesadmin
:: 2 décembre Alto Paraiso
:: 30 novembre Je ne crois pas en lui
:: 21 novembre Aime-les tous
:: 19 novembre Les fils électriques
:: 18 novembre Effusion lente
:: 28 octobre Bang bang, mon amour m’a descendue
:: 27 octobre Le bateau coule
:: 26 octobre Corcovado
:: 25 octobre C’était sensé être
:: 24 octobre Le dernier des musées
:: 8 octobre Une étrange certitude
:: 12 septembre [Hommage] Dialogue d’elle-lui-elle
:: 11 septembre Sémantique urbaine
:: 7 septembre Nous allons mourir, mon amour
:: 6 septembre Quand le vent froid soufflera
:: 3 septembre Architecture réalisée : bureaux en mailles métalliques à Crissier
:: 2 septembre D’amour, de mères et de femmes
:: 1 septembre L’instant précis
:: 31 août Déréliction IV
:: 25 juin Où vas-tu, à Vinicius
:: 24 juin Quand elle dort
:: 23 juin L’abîme de l’été
:: 22 juin Vision
:: 21 juin L’été flamboyant
:: 20 juin Le lien
:: 16 juin La réalité
:: 15 juin Le départ de l’ange
:: 13 juin La lente disparition
:: 11 juin Dans l’orage
:: 8 juin Sur l’océan
:: 4 juin Pourquoi tu pleures?
:: 3 juin Danse!
:: 1 février La forêt
:: 7 janvier Le bistrot Il s’appelerait Marc
:: 24 décembre Neige et solitude
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant
:: 24 décembre | Neige et solitude
:: 22 décembre | Morte Neige Reine
:: 2 janvier | Grand Chalet Leysin
:: 29 décembre | La faiseuse de mondes
:: 6 décembre | REP Gérard Delaloye ou La solidité de l’Existance
:: 8 août | Rêve d’architecte
:: 24 juin | L’antre des Gobelins
:: 18 décembre | Les amours passés
:: 21 novembre | Laetitia, mode intérieur
15 février 2005

Le paradoxe du soûlard est le suivant: en s’amusant il crée des problèmes, et en créant des problèmes, il empêche ceux qui s’amusent sans créer de problème de vraiment bien s’amuser. Or, Lausanne propose aux noctambules assoiffés de maux de tête toute une palette de lieux de sortie, d’échappatoires à vocation soi-disant paisible. Mais il faut savoir que c’est aussi toute une palette de lieux tentateurs pour l’alcoolo désirant éperdument dessiner ses malheurs sur la figure des autres… On y sert les bières du monde entier, les alcools les plus raffinés, les cocktails les plus fantasmagoriques , mais à une seule condition: qu’on sache se saouler dans l’ordre et la décence. La décence !, déf.: ne pas perturber l’ordre public. Voilà qui semble assez profondément contradictoire ! On vend de l’alcool parce qu’on sait que c’est la meilleure façon de faire de l’argent, mais on cesse soudain d’en vendre lorsqu’on sent ( remarquez comme c’est subjectif…) que c’est le meilleur moyen de perturber l’ordre public. Où est la limite ? Sur la gueule du client ? accrochée comme un préjugé à sa réputation ? Chaque bistrot assez consciencieux et responsable devrait reconnaître que vendre de l’alcool, c’est aussi acheter des emm…, des problèmes. Il devrait alors exister une loi obligeant les barmen à supporter les alcoolos les plus collants et les plus turbulents en fonction de leur débit, autrement dit en fonction de leur capacité à ouvrir leurs porte-monnaie pour boire ! Ainsi justice serait faite : quoi de plus naturel que de supporter les malheurs exprimés violemment par ceux qui payent le plus méchamment ? Et ce n’est certainement pas la faute des alcoolos si les meubles et les fournitures des bars, ainsi que les têtes des gens bien-pensants, sont si faciles à défoncer ou offenser !… Ou bien ? Contre-résultat : des bistrots proprets, stylisés et « jet-setiques » foisonnent de plus en plus à Lausanne, brûlant leurs charmants rideaux jaunis par la nicotine pour exhiber des vitrines aussi brillantes et glacées que leur caractère uniforme, et fermant les portes aux véritables consommateurs d’alcool, mêmes aux plus célèbres ivrognes de la ville ( c’est dire…), les rouvrant uniquement pour laisser entrer quelques jeunets accompagnés par leurs midinettes, dont la seule ambition est de consommer les cocktails les moins chers et les plus sucrés. Je dis que c’est une honte ! Où est la logique dans tout ça ? On laisse consommer uniquement ceux qui consomment le moins ? Où vont se réfugier les alcoolos dignes de ce nom, les crasseux et les pourris les plus miséreux et entre autres les être humains les plus captivants de la ville ?… Va-t-on enfin se décider à ouvrir un bar incassable, disposé à accueillir de vraies têtes de salauds inclassables et de paranos insoignables, dans le délire de l’absinthe avec les sourires de barmaids félinement dévergondées, l’alcool qui y coulera par cascade sera moins cher et honnêtement destructeur, on ne versera pas dans le vin des vulgaires et des méchants une eau moralisatrice ? Si ceci est un rêve d’ivrogne, voici votre dernière chance, bars-somnifères !, évitez de vendre de l’alcool, comme ça vous aurez peut-être la conscience plus sobre, et les alcoolos moins d’amertume à aller se coucher plus tôt…


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