Littérature suisse
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19 février 2005

Nous ne sommes pas rentrés en collision brusquement aux coins des hasards, nous sommes bien trop parallèles pour cela. Je t’ai découvert lentement, comme un trésor au fond d’une grotte bizarre. Une amitié qui a vieilli, puis elle s’est dressée en amour. Quel conte de fée ridicule ! Durant des mois, j’avais mon prince charmant sous le nez, nous nous sommes avancés, rapprochés, rapprochés, repoussés, je voyais seulement une danse agréable où pouvaient s’échapper mes rancunes et autres déceptions, alors que c’est la valse de l’amour, paraît-il. On s’est retrouvé couchés ensemble pour que je réalise enfin que tu étais devenu plus qu’une bouée contre les maux de mer, que je m’étais efforcée bêtement de dessiner autour de toi le doux halo du chevalier servant. Vois-tu, mes vieux rêves d’adolescente s’accordaient plutôt à une certaine filmographie doucereuse, où toutes les émotions se contractent si vite, l’amour n’a que deux heures pour exploser et s’évanouir, où s’aimer veut donc dire se croiser par hasard, se remarquer presque immédiatement et s’embrasser, avec en un éclair cette dose de bonheur fou et de larmes inévitables. Ainsi m’étais-je habituée à croire que l’amour apparaît subitement, comme une sorte d’illumination au milieu de la banalité.


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  1. Si l’amour etait une emergence cosmogenique si simple, on saurait ou aller le chercher. en attendant on divague, on se souvient, on espere, mais dans le fond on n’en sais rien.

    Commentaire déposé by silvina — 23/2/2005 @ 1:55

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