Littérature suisse
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:: 10 septembre Nul ne sait nul n’a vu
:: 31 août Taches rouges sur Gran Sasso
:: 15 août Mowgli
:: 11 août Etoiles d’enfants
:: 5 août Sous les pinèdes
:: 8 juillet Câlins
:: 4 juillet Dans mon âme
:: 3 juillet La beauté du mensonge
:: 21 juin Au-delà de l’amour
:: 13 juin Justice?
:: 4 juin Je te condamne à l’amour
:: 2 juin Va t’en
:: 28 mai 2019 etc
:: 26 mai Summerhill
:: 25 mai L’envol
:: 10 mai Mange-moi lentement
:: 24 avril Jenny de Oldstones
:: 19 avril Le couple de Schrödinger
:: 5 avril mon coeur bat pour voir
:: 29 mars Délicatement
:: 28 mars Elle ici
:: 18 mars Chère inconnue
:: 14 mars D’un simple message
:: 4 mars Mazot japonais
:: 17 février La forêt sombre
:: 9 février L’oeil retiré
:: 27 janvier Trop beau
:: 20 janvier Élévation
:: 12 janvier La chambre immaculée
:: 7 janvier Jamais maudite
:: 6 janvier Tube infuseur de vie
:: 4 janvier La merveilleuse impossibilité de se détacher
:: 3 janvier Le Peuple mort
:: 29 décembre Il respire lentement
:: 25 décembre La Fleur de Nuit
:: 13 juin | Justice?
:: 25 mai | L’envol
:: 4 mars | Mazot japonais
:: 17 février | La forêt sombre
:: 9 février | L’oeil retiré
:: 6 janvier | Tube infuseur de vie
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
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:: 2 janvier | Grand Chalet Leysin
10 avril 2005

Les murs boursouflés suintent une humidité que l’homme au milieu de la pièce, sur sa chaise, ne voit pas. Des camions de banlieue passent l’un derrière l’autre sans s’apercevoir qu’ils forment un train ininterrompu de roulements, tremblements, vie d’écart en écart constipée comme un bouchon d’autoroute en cercle. L’homme sur sa chaise ne les entend plus, il regarde le plateau à ses pieds. Il repense aux nuits passées à faire le tour du périphérique inlassablement. L’unique fenêtre est embuée, pourtant il fait froid, le givre étincelle. Un peu comme le plateau à ses pieds, où s’alignent des bistouris de tailles diverses, des aiguilles à coudre et même un couteau plus large. Des nuits à tourner en rond sur le périf’, à scander ce verbe parfait. Le raccourci sublime du boulevard désert de son existence; cette ruelle sombre qu’il n’avait jamais remarquée. La prendre, avec ce verbe parfait, ce verbe lumineux, joyau hurlant, émeraude obscur.
Disparaître.
Longtemps, il a vécu le tam-tam de ce verbe. Puis ce fut « changer de vie ». Enfin, au cœur d’une nuit sans rêves, il s’arrêta, assis sur cette chaise au milieu de la pièce, il s’arrêta sur : « changer de peau ». Les bistouris souriaient.


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