Littérature suisse
Dessins suissesadmin
:: 19 mai La famille
:: 18 mai La dent de la Nuit
:: 3 mai La distance
:: 1 mai Dans le temps
:: 15 avril Dans la solitude qui n'existe pas
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:: 28 mars L'Ange Virus
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:: 8 mars Seule et bien
:: 28 février Ne pas être à la recherche
:: 26 février Se bercer
:: 15 février Mes caresses
:: 7 février Jouissant
:: 4 février Comme le bonheur
:: 31 janvier Jeudi soir
:: 21 janvier Bestiaire magaliesque
:: 19 janvier Le dernier dimanche
:: 15 janvier sable
:: 24 décembre des lèvres de noël
:: 21 décembre Tara
:: 18 décembre Dans l’obscur corridor des totalités
:: 12 décembre Un ruisseau de ressemblances
:: 20 novembre tout était immédiatement possible
:: 26 octobre Dialogue autour d’une feuille
:: 11 octobre Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre Impossibles calculs
:: 30 septembre Projet Lima
:: 28 septembre Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 10 septembre Nul ne sait nul n’a vu
:: 31 août Taches rouges sur Gran Sasso
:: 15 août Mowgli
:: 11 août Etoiles d’enfants
:: 5 août Sous les pinèdes
:: 8 juillet Câlins
:: 4 juillet Dans mon âme
:: 11 octobre | Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre | Impossibles calculs
:: 28 septembre | Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 13 juin | Justice?
:: 25 mai | L’envol
:: 4 mars | Mazot japonais
:: 17 février | La forêt sombre
:: 9 février | L’oeil retiré
:: 6 janvier | Tube infuseur de vie
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant

Archive pour le 3 juin 2005

3 juin 2005

il y a si longtemps cette eau profonde de la mer glissait sur une plage lisse du sable sous le ciel bleu du ciel, de la mer et du sable. seule la vie autour de nous soufflait doucement sa brise sur tes cheveux et ton sourire. nous marchions là -bas côte à côte comme dans l’éternité et cette eau vibrante de la mer nous glissait ensemble sous les pieds. tes petits pieds marquant le sable à chacun de mes pas nos corps se frôlant parmi les grains et le vent, parmi le sable aussi doux aussi chaud que ta peau contre la mienne. tu regardais vers moi et je regardais vers toi et il y avait dans tes yeux tout ce bleu, tout ce souffle toutes ces poussières volant entre nous, joignant nos corps joignant nos esprits dans un vaste rire a la vie comme un amour aussi grand que seuls le vent, le ciel et l’océan pouvaient vivre avec nous. tes petits pieds marquant le sable à chacun de mes pas, ton rire marquant mon âme à chacun de tes souffles. un jour pourtant, la mer s’est tue le vent est tombé et le sable s’est durci. les vagues si tendres pourtant ont roulé, terribles et sombres. tu étais partie, avec le vent, avec le ciel, avec ta vie, ton rire, tes petits pieds, emportée au large, vers l’autre tumulte des autre vies. ce jour-là je me souviens, je me suis arrêté sur le sable dur, et sans plus aucune trace à mes cotes surpris et effrayé j’ai pu voir l’horizon. je suis resté, enfin et soudain immobile. j’ai regardé à l’horizon où ton visage comme un soleil lentement disparaissait m’aveuglant, me souriant encore, me disant adieu. parmi les larmes, leur océan, je me suis détourné et sur le sable dur et seul j’ai continue ma route, avec à jamais la vague immense du souvenir de ton rire, de ton vent, de ton ciel et de ta vie.


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