Littérature suisse
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:: 21 juin Un jour d'été
:: 8 juin Avant de s’endormir
:: 19 mai La famille
:: 18 mai La dent de la Nuit
:: 3 mai La distance
:: 1 mai Dans le temps
:: 15 avril Dans la solitude qui n'existe pas
:: 1 avril Comme si rien
:: 28 mars L'Ange Virus
:: 9 mars La bite molle
:: 8 mars Seule et bien
:: 28 février Ne pas être à la recherche
:: 26 février Se bercer
:: 15 février Mes caresses
:: 7 février Jouissant
:: 4 février Comme le bonheur
:: 31 janvier Jeudi soir
:: 21 janvier Bestiaire magaliesque
:: 19 janvier Le dernier dimanche
:: 15 janvier sable
:: 24 décembre des lèvres de noël
:: 21 décembre Tara
:: 18 décembre Dans l’obscur corridor des totalités
:: 12 décembre Un ruisseau de ressemblances
:: 20 novembre tout était immédiatement possible
:: 26 octobre Dialogue autour d’une feuille
:: 11 octobre Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre Impossibles calculs
:: 30 septembre Projet Lima
:: 28 septembre Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 10 septembre Nul ne sait nul n’a vu
:: 31 août Taches rouges sur Gran Sasso
:: 15 août Mowgli
:: 11 août Etoiles d’enfants
:: 5 août Sous les pinèdes
:: 11 octobre | Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre | Impossibles calculs
:: 28 septembre | Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 13 juin | Justice?
:: 25 mai | L’envol
:: 4 mars | Mazot japonais
:: 17 février | La forêt sombre
:: 9 février | L’oeil retiré
:: 6 janvier | Tube infuseur de vie
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant

Archive pour le 6 juin 2005

6 juin 2005

Soudain, plus rien n’a de valeur. Tout est congelé et réchauffé. The very meaning of her life seemed artificial and dead, a-t-elle lu une fois dans un magasine féminin.
Juste à cause d’une fichue chaise 3D impossible à rendre avec les mappages corrects. Juste à cause des ricanements sous cape de ses collègues. Juste à cause de la somme infinitésimale des détails routiniers jamais remarqués, mais soudain là , évidents, immenses, grotesques, difformes. Soudain, plus rien n’est logique et plus rien n’a de sens.
Le plan circulaire et plat de sa vie prend un angle bizarre, et au-delà de l’horizon trépignent des êtres flasques dont chaque geste est une invite spongieuse à l’évidente absurdité de la suite de ses jours.
Elle sort du boulot, se rend à la gare, et part pour… quelque part, nulle part, qu’importe.


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