Littérature suisse
Dessins suissesadmin
:: 19 mai La famille
:: 18 mai La dent de la Nuit
:: 3 mai La distance
:: 1 mai Dans le temps
:: 15 avril Dans la solitude qui n'existe pas
:: 1 avril Comme si rien
:: 28 mars L'Ange Virus
:: 9 mars La bite molle
:: 8 mars Seule et bien
:: 28 février Ne pas être à la recherche
:: 26 février Se bercer
:: 15 février Mes caresses
:: 7 février Jouissant
:: 4 février Comme le bonheur
:: 31 janvier Jeudi soir
:: 21 janvier Bestiaire magaliesque
:: 19 janvier Le dernier dimanche
:: 15 janvier sable
:: 24 décembre des lèvres de noël
:: 21 décembre Tara
:: 18 décembre Dans l’obscur corridor des totalités
:: 12 décembre Un ruisseau de ressemblances
:: 20 novembre tout était immédiatement possible
:: 26 octobre Dialogue autour d’une feuille
:: 11 octobre Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre Impossibles calculs
:: 30 septembre Projet Lima
:: 28 septembre Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 10 septembre Nul ne sait nul n’a vu
:: 31 août Taches rouges sur Gran Sasso
:: 15 août Mowgli
:: 11 août Etoiles d’enfants
:: 5 août Sous les pinèdes
:: 8 juillet Câlins
:: 4 juillet Dans mon âme
:: 11 octobre | Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre | Impossibles calculs
:: 28 septembre | Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 13 juin | Justice?
:: 25 mai | L’envol
:: 4 mars | Mazot japonais
:: 17 février | La forêt sombre
:: 9 février | L’oeil retiré
:: 6 janvier | Tube infuseur de vie
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant

Archive pour le 18 juin 2005

18 juin 2005

C’est l’absence de volonté. La totale impuissance en face de l’action. L’abandon de tout geste créatif devant la trivialité du monde considéré comme un tout divaguant, inutilement bruyant. Pépier, pour mieux vivre ? Non, oublier. Oublier qu’il est possible d’agir, c’est l’horreur. Se souvenir de l’entrain illuminé de la jeunesse. Attraper cette énergie qui a foi en l’avenir et en chaque geste ; mais derrière ce souvenir et derrière cette énergie, entrevoir la fatuité immense de l’action humaine sous les étoiles et se refroidir comme le vide de l’univers à l’idée qu’un geste n’a de sens que pour soi-même et que d’aller vers l’autre, aller vers l’autre, est un cri lancé à l’inconnu dans le noir au cœur de son propre désespoir.


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