Littérature suisse
Dessins suissesadmin
:: 10 septembre Nul ne sait nul n’a vu
:: 31 août Taches rouges sur Gran Sasso
:: 15 août Mowgli
:: 11 août Etoiles d’enfants
:: 5 août Sous les pinèdes
:: 8 juillet Câlins
:: 4 juillet Dans mon âme
:: 3 juillet La beauté du mensonge
:: 21 juin Au-delà de l’amour
:: 13 juin Justice?
:: 4 juin Je te condamne à l’amour
:: 2 juin Va t’en
:: 28 mai 2019 etc
:: 26 mai Summerhill
:: 25 mai L’envol
:: 10 mai Mange-moi lentement
:: 24 avril Jenny de Oldstones
:: 19 avril Le couple de Schrödinger
:: 5 avril mon coeur bat pour voir
:: 29 mars Délicatement
:: 28 mars Elle ici
:: 18 mars Chère inconnue
:: 14 mars D’un simple message
:: 4 mars Mazot japonais
:: 17 février La forêt sombre
:: 9 février L’oeil retiré
:: 27 janvier Trop beau
:: 20 janvier Élévation
:: 12 janvier La chambre immaculée
:: 7 janvier Jamais maudite
:: 6 janvier Tube infuseur de vie
:: 4 janvier La merveilleuse impossibilité de se détacher
:: 3 janvier Le Peuple mort
:: 29 décembre Il respire lentement
:: 25 décembre La Fleur de Nuit
:: 13 juin | Justice?
:: 25 mai | L’envol
:: 4 mars | Mazot japonais
:: 17 février | La forêt sombre
:: 9 février | L’oeil retiré
:: 6 janvier | Tube infuseur de vie
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant
:: 24 décembre | Neige et solitude
:: 22 décembre | Morte Neige Reine
:: 2 janvier | Grand Chalet Leysin
19 juin 2005

Le goudron ondule. Et ce silence. Le goudron ondule et les voitures avalées par ces lèvres de pierre molles et béantes. Et ce silence. L’air tremble. Les rideaux flottent un moment au vent puis s’embrasent. Les immeubles s’affaissent, flasques et révulsés. Et ce silence. Et l’air qui tremble. Et le ciel aussi plat que bleu. Les océans bouillis régurgitent de la vase. Les nuages rouges s’écrasent en tempêtes noires, dernières gouttes, dernières et inutiles. Et ce silence. Le soleil occupe la moitié du ciel. On voit ses craquelures, ses jets de laves, ses taches noires, ses fentes à la blancheur impossible. Et ce silence. Ecrasant. Amputant. Guignol. Les plus riches s’envolent dans l’espace à jamais seuls alors que les pauvres brûlent sur la terre devenue bûcher.


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