Littérature suisse
Dessins suissesadmin
:: 19 mai La famille
:: 18 mai La dent de la Nuit
:: 3 mai La distance
:: 1 mai Dans le temps
:: 15 avril Dans la solitude qui n'existe pas
:: 1 avril Comme si rien
:: 28 mars L'Ange Virus
:: 9 mars La bite molle
:: 8 mars Seule et bien
:: 28 février Ne pas être à la recherche
:: 26 février Se bercer
:: 15 février Mes caresses
:: 7 février Jouissant
:: 4 février Comme le bonheur
:: 31 janvier Jeudi soir
:: 21 janvier Bestiaire magaliesque
:: 19 janvier Le dernier dimanche
:: 15 janvier sable
:: 24 décembre des lèvres de noël
:: 21 décembre Tara
:: 18 décembre Dans l’obscur corridor des totalités
:: 12 décembre Un ruisseau de ressemblances
:: 20 novembre tout était immédiatement possible
:: 26 octobre Dialogue autour d’une feuille
:: 11 octobre Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre Impossibles calculs
:: 30 septembre Projet Lima
:: 28 septembre Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 10 septembre Nul ne sait nul n’a vu
:: 31 août Taches rouges sur Gran Sasso
:: 15 août Mowgli
:: 11 août Etoiles d’enfants
:: 5 août Sous les pinèdes
:: 8 juillet Câlins
:: 4 juillet Dans mon âme
:: 11 octobre | Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre | Impossibles calculs
:: 28 septembre | Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 13 juin | Justice?
:: 25 mai | L’envol
:: 4 mars | Mazot japonais
:: 17 février | La forêt sombre
:: 9 février | L’oeil retiré
:: 6 janvier | Tube infuseur de vie
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant

Archive pour le 20 juin 2005

20 juin 2005

Il faisait presque jour, je suivais le brouillard, l’inconnu(e) qui me souriait. Je me suis perdu, retrouvé, coincé sur un grand boulevard dont je ne me rappelle plus le nom et pendant que la foule solitaire se pressait, je pouvais toujours crever. Sur le trottoir, on ne m’indiquerait jamais la sortie. On me bousculerait même, comme si j’aimais valser au milieu des fumées noires, du bruit et des chantiers qui n’en finissent plus de pousser.
C’était une de ces villes malades qui crache ses poumons. Chaque matin et comme partout ailleurs, j’entendais des voix chuchoter, des radios grésiller et des dizaines de voitures qui passaient sous mon nez. C’était ça, le plus profond des transmissions qu’on pouvait capter. Mais j’oubliais qu’ici, on était juste en train de se réveiller.
Finalement, je ne faisais rien d’autre que contempler l’autodestruction que résument les journaux, la société aseptisée qu’on repasse chaque matin aux environs de 7 heures, la multiplication des maux, comme s’il n’y avait pas de poings à serrer mais des vieilles têtes, résignées, dressées au doigt, à l’œil, à tout ce qu’on voudra. Tout ça me donnait envie de gerber, de claquer la porte. Qui aime extrapoler le passé, vendre au présent et s’en foutre royalement ? C’est le futur qui nous attend, il faudra s’habituer. Regarder tout gris, même les hommes petits ou bien vivre sur une île, observer les éclaircies, vivre utopie, retrouver un semblant de raison quand les sapins dessineront l’horizon.

Ecrit par minipol sur Parano.be, en ETC


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