Littérature suisse
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:: 8 juin Avant de s’endormir
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:: 1 avril Comme si rien
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:: 8 mars Seule et bien
:: 28 février Ne pas être à la recherche
:: 26 février Se bercer
:: 15 février Mes caresses
:: 7 février Jouissant
:: 4 février Comme le bonheur
:: 31 janvier Jeudi soir
:: 21 janvier Bestiaire magaliesque
:: 19 janvier Le dernier dimanche
:: 15 janvier sable
:: 24 décembre des lèvres de noël
:: 21 décembre Tara
:: 18 décembre Dans l’obscur corridor des totalités
:: 12 décembre Un ruisseau de ressemblances
:: 20 novembre tout était immédiatement possible
:: 26 octobre Dialogue autour d’une feuille
:: 11 octobre Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre Impossibles calculs
:: 30 septembre Projet Lima
:: 28 septembre Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 10 septembre Nul ne sait nul n’a vu
:: 31 août Taches rouges sur Gran Sasso
:: 15 août Mowgli
:: 11 août Etoiles d’enfants
:: 5 août Sous les pinèdes
:: 11 octobre | Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre | Impossibles calculs
:: 28 septembre | Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 13 juin | Justice?
:: 25 mai | L’envol
:: 4 mars | Mazot japonais
:: 17 février | La forêt sombre
:: 9 février | L’oeil retiré
:: 6 janvier | Tube infuseur de vie
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:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant

Archive pour le 26 juin 2005

26 juin 2005

Paradoxalement (c’est bien de commencer une phrase par un adverbe tel que « paradoxalement » parce que cela met le lecteur dans une situation où il attend qu’on lui présente une contradiction logique, qui plus est un adverbe suivi d’une longue parenthèse perturbant complètement le flux naturel de la lecture), il s’agit d’être doué d’une certaine facilité dans l’expression écrite afin de s’exprimer de manière compliquée. Cette facilité provient de l’exercice régulier de l’écriture, d’une bonne mémoire des mots, et enfin d’un talent naturel à exprimer verbalement ses émotions et ses pensées.
De plus, les écrivains vraiment doués dans l’expression écrite compliquée possèdent souvent un talent naturel relevant d’un chaos d’idées et d’émotions personnels qui, par le processus de l’expression écrite, s’amalgament de telle sorte à paraître logique tout en étant dans le fond « naturellement » inextricable. Plus ils essaient d’être simples, plus le résultat est complexe.
Néanmoins, comme je le soulignais plus haut, il serait erroné de penser que l’expression écrite compliquée provient uniquement d’une succession loufoque de raisonnements. L’émotion elle aussi peut à plus d’un titre s’exprimer de façon à être totalement ou partiellement illisible.
Dans le cas de l’émotion, le talent de l’auteur se doit d’être encore plus éprouvé. La joute orale avec son propre vocabulaire se doit d’être de la haute voltige verbale. L’interférence de ses connaissances avec le flux émotionnel doit être quasi permanent. Il faut que l’émotion devienne une prétention de simplicité savante et que l’honnêteté soit si fictive qu’elle en devienne presque convaincante. Bref, il faut être naturellement complexe, contradictoire et échevelé en soi-même. Ceci, l’exercice n’y pourvoit pas ou très peu.

Ce texte est un exemple de logique et d’émotion tentant de s’exprimer de manière compliquée. Le lecteur devrait ne pas s’y retrouver et au bout du compte avoir l’impression peu dérangeante (car il suffit somme toute d’ouvrir un quotidien pour avoir cette impression) de n’avoir rien lu.


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