Littérature suisse
Dessins suissesadmin
:: 19 mai La famille
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:: 28 février Ne pas être à la recherche
:: 26 février Se bercer
:: 15 février Mes caresses
:: 7 février Jouissant
:: 4 février Comme le bonheur
:: 31 janvier Jeudi soir
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:: 19 janvier Le dernier dimanche
:: 15 janvier sable
:: 24 décembre des lèvres de noël
:: 21 décembre Tara
:: 18 décembre Dans l’obscur corridor des totalités
:: 12 décembre Un ruisseau de ressemblances
:: 20 novembre tout était immédiatement possible
:: 26 octobre Dialogue autour d’une feuille
:: 11 octobre Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre Impossibles calculs
:: 30 septembre Projet Lima
:: 28 septembre Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 10 septembre Nul ne sait nul n’a vu
:: 31 août Taches rouges sur Gran Sasso
:: 15 août Mowgli
:: 11 août Etoiles d’enfants
:: 5 août Sous les pinèdes
:: 8 juillet Câlins
:: 4 juillet Dans mon âme
:: 11 octobre | Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre | Impossibles calculs
:: 28 septembre | Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 13 juin | Justice?
:: 25 mai | L’envol
:: 4 mars | Mazot japonais
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:: 6 janvier | Tube infuseur de vie
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:: 11 septembre | Sémantique urbaine
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Archive pour le 30 juin 2005

30 juin 2005

La réplique cinglante du préfet fit qu’en se retournant vers la fenêtre de la petite salle enfoncée dans la centrale nucléraire, il aperçut les lentes rotations des accumulateurs au-dessus des salles de refroidissemnt inondées, et ce déplacement hypnotique des colonnes scintillantes lui rappela le scintillement cuivré de son revolver, au creux de sa poche. Ce revolver tombé sous sa main par hasard soi-disant, voilà que ce hasard prenait un sens très précis en cet instant.
Le préfet jubilait tout seul et des petites goutelettes de salive douchaient son bureau en verre poli.
Une seconde plus tard un jet de sang épais s’écoulait régulièrement de sa bouche béante, à côté des goutelettes de salive. Le préfet ne jubilait plus. Il ne jubilerait d’ailleurs plus jamais.
En glissant le revolver tiède dans sa poche, il s’aperçut qu’il venait de tuer quelqu’un pour la première fois de sa vie.
Empêcher la centrale de tourner à son plein rendement était un idéal écologique qui méritait la mort. Il ferma doucement la porte du bureau et s’en alla par la porte principale.
Tout le monde lui souriait.


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