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Archive pour le 22 juillet 2005

22 juillet 2005

Mais non il y a les moments pénibles et les minuscules haines du quotidien, du coup n’importe quel écart est permis, comme d’aller s’enivrer avec sa meilleure amie, qui elle aussi par hasard est sous le coup de liberté d’une minuscule haine envers son copain, et là , dans cet écart si mince de la raison, tout est possible. Un mauvais film d’extase libertine sur lequel on crache si volontiers, « parce que moi n’est-ce pas je suis plus fort que l’infidélité ». J’ai compris dans un éclat d’œil avant de finir son verre qu’elle avait accepté cet écart si mince de la raison et qu’elle était prête tout comme moi à laisser l’impossible fendre la réalité.
« Tu penses à quoi ? », me nargua-t-elle.
Je pensais à Igor et aux glouglous sanguins de son cœur répandu sur les dalles de métal poli. Son sang rejoignait les ruisseaux entre les dalles. Il râlait parce qu’il n’était pas supposé m’offrir la vision de sa disparition. J’ai vécu son échec comme une libération impromptue. Avec l’océan derrière elle, Nour insista :
« Dis-moi à quoi tu penses… »
Son copain n’aurait pas apprécié l’espièglerie de son regard, la coquinerie de sa main posée en travers de la table sur mon bras dans une feinte amitié, mais la raison était fendue et son copain nageait au milieu de l’Océan Atlantique pour chasser des crevettes d’eau douce.
« A rien », hypocritisai-je.
Nous étions dans un petit bistrot de Finisterre non loin des vagues. Une musique meringuée dégoulinait des haut-parleurs accrochés aux poteaux de bambou, pour faire vacances. Sans doute avions-nous pris la voiture depuis Compostelle pour filer à l’extrême occidentale de l’Europe, là où les premières vagues s’effondrent sur le vieux continent. Je ne me souvenais pas de ce voyage. Je me souvenais de ma mort sur le balcon de mon appartement, de mon combat dans une pièce blanche et circulaire surplombant Compostelle, de la béate lenteur d’Igor tentant de me transpercer, mais Nour, cette amante imaginaire de nuits passées en compagnie de putes de luxe, Nour l’amie à l’entrejambe inatteignable avait complètement échappé à mon attention. La douceur de sa peau était plus que je ne pouvais supporter. Un sabre m’aurait transpercé le cœur que dans ses bras je me serais senti réconforté. Cette analogie m’insupporta :
« Peut-être que je suis mort et que je revis certains moments agréables de mon existence, comme c’est écrit dans les livres scientifiques. »
« Dans ce cas tu revis ce que tu n’as jamais vécu, car nous ne sommes jamais allés ensemble à Finisterre… »
Non en effet elle avait raison. Lorsque j’ai gagné au Loto, Nour et moi avions voulu venir à Finisterre ensemble pour parler d’avenir mais elle n’avait pas pu, à cause de son copain qu’elle devait chercher à l’aéroport.


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