Littérature suisse
Dessins suissesadmin
:: 20 janvier Élévation
:: 12 janvier La chambre immaculée
:: 7 janvier Jamais maudite
:: 6 janvier Tube infuseur de vie
:: 4 janvier La merveilleuse impossibilité de se détacher
:: 3 janvier Le Peuple mort
:: 29 décembre Il respire lentement
:: 25 décembre La Fleur de Nuit
:: 21 décembre Aimer tellement
:: 2 décembre Alto Paraiso
:: 30 novembre Je ne crois pas en lui
:: 21 novembre Aime-les tous
:: 19 novembre Les fils électriques
:: 18 novembre Effusion lente
:: 28 octobre Bang bang, mon amour m’a descendue
:: 27 octobre Le bateau coule
:: 26 octobre Corcovado
:: 25 octobre C’était sensé être
:: 24 octobre Le dernier des musées
:: 8 octobre Une étrange certitude
:: 12 septembre [Hommage] Dialogue d’elle-lui-elle
:: 11 septembre Sémantique urbaine
:: 7 septembre Nous allons mourir, mon amour
:: 6 septembre Quand le vent froid soufflera
:: 3 septembre Architecture réalisée : bureaux en mailles métalliques à Crissier
:: 2 septembre D’amour, de mères et de femmes
:: 1 septembre L’instant précis
:: 31 août Déréliction IV
:: 25 juin Où vas-tu, à Vinicius
:: 24 juin Quand elle dort
:: 23 juin L’abîme de l’été
:: 22 juin Vision
:: 21 juin L’été flamboyant
:: 20 juin Le lien
:: 16 juin La réalité
:: 6 janvier | Tube infuseur de vie
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant
:: 24 décembre | Neige et solitude
:: 22 décembre | Morte Neige Reine
:: 2 janvier | Grand Chalet Leysin
:: 29 décembre | La faiseuse de mondes
:: 6 décembre | REP Gérard Delaloye ou La solidité de l’Existance
:: 8 août | Rêve d’architecte
:: 24 juin | L’antre des Gobelins
:: 18 décembre | Les amours passés
8 juillet 2006

Les corridors avaient disparu pour être remplacés par une alcôve centrale entourée de hautes colonnes et toutes les cellules-fiches s’ouvraient sur cet espace, réparties sur quelques niveaux. Au centre, sous un flot de lumière ressemblant à s’y méprendre au soleil, plongés dans une mer de coussins, se prélassaient des hommes et des femmes à moitié nus. A la périphérie de l’alcôve, cachés par la colonnade, des pièces discrètes ponctuaient la circonférence, baignées d’une atmosphère rose ou bleue d’où s’échappaient cris et gémissements. Le décor rappelait celui d’un harem techno et lubrique, ou une boîte de nuit rococo qui se serait débarrassée de toute intention de drague pour aller directement au fait. D’ailleurs quelqu’un m’a effleuré les fesses alors que je me penchais sur la balustrade pour mieux voir l’alcôve. J’ai failli lui décocher un regard tueur, juste un réflexe de politesse, mais c’était une femme.
« Hello Errata. Un peu de nectar pour ce soir ? »
La trentaine, une black très bien roulée, sa robe de mousseline verte flottait autour d’elle, dévoilant le blanc éclatant, illuminé par une lampe ultraviolette discrète, de la dentelle raffinée de ses sous-vêtements, se détachant parfaitement du mat lisse et sombre de sa peau. Elle s’est rapprochée, effleurant mon nombril.
« Ca ne te gène pas que je brise la distance-type seyant à une nouvelle rencontre ? »
Je l’ai prise par la taille pour la coller à moi, et j’ai bien remarqué ce léger tic de surprise soulevant un sourcil.
« En général je n’aime pas tout ce qui est type, j’ai une aversion particulière par exemple pour la baise-type ou les mecs-types, et toi ? », lui murmurai-je au creux de l’oreille.
Aussi blanc que la dentelle, son sourire accompagna la descente coquine de ses prunelles, jugeant mon corps sous la combinaison infrarouge tel un repas potentiel. Ma main a glissé le long de son bras et je lui ai pris son nectar. Un peu d’alcool m’aiderait à respirer de nouveau.
« Attention Errata, il est fort celui-là … »
J’ai rapidement porté à mes lèvres le verre en forme d’éprouvette, me réjouissant avec une impatience un peu trop flagrante de l’écoulement de chaleur dans mes veines, sauf que ce n’était pas de l’alcool mais une sorte de sirop framboise extrêmement sucré. J’ai grimacé. J’ai failli dire une imbécillité avant de ressentir l’effet. On ne peut pas parler d’écoulement de chaleur, par contre je ressentis une explosion électrique partant de ma gorge, remplissant mes poumons et s’épanouissant tout autour de mon sexe, remontant la colonne pour s’arrêter à la pointe de mes seins et continuer jusqu’à la nuque, se ramifiant doucement dans la tête. Le bout de chacun de mes doigts semblait tout à coup beaucoup plus sensible et comme doué de sa propre vie, dix prépuces ultrasensibles ai-je divagué, et 57366 – j’ai vu l’ID tatouée sur sa nuque lorsqu’elle s’est retournée pour que je l’enlace, a tendrement rigolé :
« Tu en as pris beaucoup trop ! Une éprouvette c’est pour toute la soirée normalement… Tu vas plus pouvoir te retenir ma pauvre. Dommage. »


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