Littérature suisse
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:: 10 septembre Nul ne sait nul n’a vu
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:: 11 octobre | Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre | Impossibles calculs
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Archive pour le 12 avril 2007

12 avril 2007

L’orgasmique entente entre les faiseurs et les penseurs est à son point le moins humide. Et si toute action sur le net tenait plus du but sournois de communiquer à tout prix en souhaitant interagir plus que du simple fait de penser à part soi devant une page blanche, enfermé dans un chalet au sommet d’une montagne innatteignable par le wifi ? Je pense que ma connexion internet incarne mon désir d’être lu. D’exister par mes mots, loin de mes actes. Je pense aussi qu’on écrit sur le web pour être entendu et non pour avancer soi-même dans sa vie grâce aux mots, grâce à l’écriture. J’écris pour être aimé, pas pour m’aimer plus moi-même. On n’écrit pas par amour de communiquer avec les autres, on écrit avant tout pour affirmer sa propre existence. Pour émerger. Pour l’illusion d’émerger, parce que virtuellement je peux me sortir de la masse et avoir l’espoir que cette masse (informe par définition) me voit jaillir d’elle. L’échafaudage technique séparant le moi des autres s’est simplifié. Avant la Chose, il fallait des relations, du caractère, il fallait jeter son corps physique devant les autres en même temps que son écriture, il fallait s’impliquer corps et âme afin d’être lu, d’être entendu, il n’y avait presque pas d’espace entre les mots et l’être, ce qui était publié ramenait immédiatement à celui qui avait écrit. Maintenant (après la Chose), je peux me jeter entièrement vers les autres et n’être pas plus qu’un point-virgule. Ou je peux pondre de l’info et attirer de l’attention en m’effaçant rapidement. Je suis un potentiel de mots, un potentiel de communications, je suis un potentiel d’interagir et mes mots sont noyés dans l’ambition qui les porte au-dessus des autres au lieu d’être simplement mes mots, avec leur rouille, leur inutilité, et ces conneries de point-virgules.


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