Littérature suisse
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:: 6 septembre Le temps ne nous aide pas
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:: 15 janvier sable
:: 24 décembre des lèvres de noël
:: 21 décembre Tara
:: 18 décembre Dans l’obscur corridor des totalités
:: 12 décembre Un ruisseau de ressemblances
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:: 28 septembre Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 10 septembre Nul ne sait nul n’a vu
:: 31 août Taches rouges sur Gran Sasso
:: 15 août Mowgli
:: 11 octobre | Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre | Impossibles calculs
:: 28 septembre | Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
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:: 4 mars | Mazot japonais
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Archive pour le 20 avril 2007

20 avril 2007

J’ai forcément besoin de m’évader. Il y a les jeux style Second Life ou WoW. Ou les autres jeux de shoot and kill en groupes. Les LAN parties. Mais je crois qu’on est juste un peu trop vieux pour ce type de dépendances. Il faut être né à partir de 81 pour être accro à ces évasions-là . Les années 70 ça fait gris, pluvieux et mou. L’époque des disques flexibles qu’on insérait dans la gueule d’ordinateurs immenses et délavés. Windows sur le point de balbutier des fenêtres en noir et blanc. Mais le besoin d’évasion je sais que dans ma caste actuelle de suiveurs on est nombreux à l’entretenir d’autres manières. Bon on s’adapte bien à Meetic et à ce genre de plateformes pétrolières de rencontres. Mais rencontrer en photos et tchats ce n’est pas la panacée parce que je suis encore très déterministe dans notre genre. C’est juste amusant un moment. Pour ceux qui peuvent la carte de crédit online c’est bien aussi: ça donne l’impression de ne pas acheter tout en achetant beaucoup. C’est sympa. Mais je crois qu’à mon âge je réalise déjà trop à quel point la vie peut être longue et lente. Le phénomène subtil du temps, des enfants, de la succession générale des époques qui me remplace par quelqu’un d’autre pendant que moi je remplace encore quelqu’un d’autre de plus vieux, favorise les germes de l’évasion. Ceci du point de vue mélancolique bien sûr. Parce qu’il y a aussi la coke pour ceux qui aiment l’immédiate évasion tout en ayant l’impression de continuer à exister. Les plus doux comme moi préfèrent les joints, l’alcool et les voyages. Surtout après le travail. Parce que j’ai déjà assez donné dans le travail pour me rendre compte de la vaine ambition cyclique qu’il incarne. L’évasion se résume à deux envies: celle d’être ailleurs et d’être un autre. Parce que c’est possible. Mais en fait, non. Pas vraiment. Il faut du courage pour s’évader vraiment, et les artifices sont tellement disponibles, et je préfère tellement ne pas prendre le risque de tout échanger pour l’inconnu. Les moyens de ne rien bousculer tout en ayant momentanément l’agréable sensation de tout changer sont si nombreux qu’ils noient la peur de devenir totalement, complétement, irrémédiablement, sédentaire. On les appelle "les loisirs". Parce que je fais aussi des longues promenades dans la nature, du cinéma, du VOD et du sport. Et pour caser tous ces échappatoires à côté du travail, de la famille et du couple, il en faut du besoin de s’échapper, mais je ne vais quand même pas faire comme mes parents et m’asseoir devant la télé. Ou alors plus tard, quand une forme plus grandiloquente de philosophique résignation m’aura étreint. Je n’en suis pas encore là . Heureusement tout est possible. Mais je vis dans la peur que rien d’autre que ça n’arrivera.


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