Littérature suisse
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:: 28 mars Elle ici
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:: 9 février L’oeil retiré
:: 27 janvier Trop beau
:: 20 janvier Élévation
:: 12 janvier La chambre immaculée
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:: 3 janvier Le Peuple mort
:: 29 décembre Il respire lentement
:: 25 décembre La Fleur de Nuit
:: 21 décembre Aimer tellement
:: 2 décembre Alto Paraiso
:: 30 novembre Je ne crois pas en lui
:: 21 novembre Aime-les tous
:: 19 novembre Les fils électriques
:: 13 juin | Justice?
:: 25 mai | L’envol
:: 4 mars | Mazot japonais
:: 17 février | La forêt sombre
:: 9 février | L’oeil retiré
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:: 18 novembre | Effusion lente
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11 juin 2007

Comme j’incarne l’Histoire, sur la minuscule maquette de mon existence, l’époque de Jeremy y tient la place de la grandeur, de la décadence et de la chute de l’Empire Romain. Non seulement pour y signifier son importance, mais aussi parce que je crois que l’habit du centurion, le casque surmonté d’une crête rouge, lui irait bien. Jeremy, c’est ce que le dépressif a de plus charmant, ce que le sensible a de plus brutal, ce que l’intellectuel a de plus humble et ce que le sage a de plus fou. Un charisme fluet, un air d’air-de-rien, t’arrache à ton insu un sourire en le voyant sourire.  Et déjà sans le connaître il t’a embarqué dans son histoire. Parce qu’il est bien plus qu’attendrissant, Jeremy, c’est de l’empathie-ready-made, le fast-food du charme, et pour ceux qui l’ont à peine connu je suis certain que des années plus tard au détour d’une pensée nostalgique, suspendus dans un léger spleen, surgissent soudain les yeux plissés et le sourire serein de Jeremy, sans raison. Je l’ai connu bien plus qu’il n’est souhaitable de connaître un autre être humain. Une amitié si fusionnelle que l’amour le plus passionnel paraît une bête boutade d’un soir, au point que nous étions empêtrés l’un dans l’autre, ficelés de tous les liens tissés par l’entente, serrés par les moments forts et presque noyés sous la vie partagée. Si la vie était à la taille du coeur, Jeremy serait immortel. Peut-être mon train s’arrêtera-t-il un jour à une gare près de chez lui, mais il est difficile de revenir sur tout ce qui a été vécu l’air de rien, faire un coup de vent et du passage de tout ça, et j’ai peu d’espoir.


Ce texte n’engage que son auteur et ne prétend en rien être exhaustif ou représentatif de quiconque. Il s’agit d’un instantané subjectif, d’une représentation parcellaire et momentanée, ayant pour but l’esquisse littéraire d’un personnage fictif autour d’une personne existante. En aucun cas ce texte n’a pour prétention ou objectif le viol de la vie privée ou la description unilatérale d’une personne existante. A considérer avec précautions, tel un tabloïde de seconde catégorie.


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