Littérature suisse
Dessins suissesadmin
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:: 19 avril Le couple de Schrödinger
:: 5 avril mon coeur bat pour voir
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:: 18 mars Chère inconnue
:: 14 mars D’un simple message
:: 4 mars Mazot japonais
:: 17 février La forêt sombre
:: 9 février L’oeil retiré
:: 27 janvier Trop beau
:: 20 janvier Élévation
:: 12 janvier La chambre immaculée
:: 7 janvier Jamais maudite
:: 6 janvier Tube infuseur de vie
:: 4 janvier La merveilleuse impossibilité de se détacher
:: 3 janvier Le Peuple mort
:: 29 décembre Il respire lentement
:: 25 décembre La Fleur de Nuit
:: 21 décembre Aimer tellement
:: 2 décembre Alto Paraiso
:: 30 novembre Je ne crois pas en lui
:: 21 novembre Aime-les tous
:: 19 novembre Les fils électriques
:: 18 novembre Effusion lente
:: 28 octobre Bang bang, mon amour m’a descendue
:: 27 octobre Le bateau coule
:: 26 octobre Corcovado
:: 25 octobre C’était sensé être
:: 24 octobre Le dernier des musées
:: 8 octobre Une étrange certitude
:: 12 septembre [Hommage] Dialogue d’elle-lui-elle
:: 11 septembre Sémantique urbaine
:: 7 septembre Nous allons mourir, mon amour
:: 4 mars | Mazot japonais
:: 17 février | La forêt sombre
:: 9 février | L’oeil retiré
:: 6 janvier | Tube infuseur de vie
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant
:: 24 décembre | Neige et solitude
:: 22 décembre | Morte Neige Reine
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:: 29 décembre | La faiseuse de mondes
:: 6 décembre | REP Gérard Delaloye ou La solidité de l’Existance
8 septembre 2007

Quand la cocaïne rentre dans tes veines directement l’effet est comparable à un éclat de jouissance étalé. Il est prolongé de quelques secondes, une vingtaine peut-être. C’est assez court. Mais ça dépend évidemment de la dose injectée. Je me souviens d’une totalité blanche sans émotion, sans pensée et sans réalité. A ma bête échelle de mâle l’explosion orgasmique est évidemment ce qui s’en rapproche le plus. Zelda avait enfoncé cette jouissance en moi et en ce sens elle avait incarné ma soumission totale à l’autre, à l’inconnu. A l’étrangeté. Ou la sublime tentative de la femme de défoncer l’homme. Et cette excitation incohérente qui coule et respire la liberté infinie. La chaleur sur la ville explosait en brindilles de possibilités et chaque lumière dans les gratte-ciel m’irradiait. 20 secondes. Le reste n’est qu’envie de. Espoir de. Fredonner de. Un blindage intime trop puissant ne m’a pas permis d’aller plus loin. J’ai trop peur d’oublier la précision de la réalité. A l’inverse de Zelda, qui avait peur de la voir trop exactement. Elle était pour moi cette tentation d’oublier tout. Et logiquement j’étais pour elle cette envie de toucher à nouveau l’existence sous sa lumière crue, sous sa lumière authentique. Une de ces lumières matinales de gare où on se dit "ah merde je me suis levé trop tôt" avec ce lundi clignant des yeux devant les jours improbables qui vont s’efforcer de suivre. Et moi qui suis resté à genoux avec cette aiguille plantée dans le bras comme pour me dire que l’éclat blanc durera toujours. Je ne peux m’empêcher de penser que depuis elle a poursuivi son ascension vers la réalité. Qu’elle mériterait pleinement, qu’elle pourrait engranger totalement, qu’elle explorerait comme une enfant devant un Noël qui ne lui a jamais été offert. Et que depuis j’erre à la recherche d’un éclat semblable à cette infinie soumission à l’autre. A l’inconnu. A la possibilité de tout.


Ce texte n’engage que son auteur et ne prétend en rien être exhaustif ou représentatif de quiconque. Il s’agit d’un instantané subjectif, d’une représentation parcellaire et momentanée, ayant pour but l’esquisse littéraire d’un personnage fictif autour d’une personne existante. En aucun cas ce texte n’a pour prétention ou objectif le viol de la vie privée ou la description unilatérale d’une personne existante. A considérer avec précautions, tel un tabloïde de seconde catégorie.


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