Littérature suisse
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Archive pour décembre 2007

27 décembre 2007

Un regard
qui a déjà été là
un désir s’étendant
vers un drap vide
une explosion impossible
qui s’étire comme si c’était vrai
comme si le mal n’étreignait pas aussi
s’épancher infiniment de toi parce que c’est trop
et pouvoir éclater de rire parce que c’est comme passé
tout en cherchant l’hyène de ce qui peut rester, tendrement
pour fouiner dans le sang de ce qui n’est plus et ne peut plus
et que dans ce seul regard du souvenir toute la vérité blesse
plus que si cet enfant tendant les bras n’avait jamais existé
plus loin qu’un strip-tease, une chambre d’hôtel, une vitrine d’aéroport
et que le père qui regarde le vide comme s’il n’avait jamais eu de fils
d’avoir encore envie d’oublier que le chemin avance encore plus loin
là où le fleuve sentencieux fait couleur les larmes pour aucun oubli
et que cette chose qui fait vivre et mourir se taise vers l’horizon dont la larme ne peut plus rien dire

 


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20 décembre 2007

C’est un organisme vivant. Le principal espoir réside dans la liberté que cet organisme vivant nous laisse transparaitre. Dans la succession des réveils, des mois, des années, réside en moi l’idée que tout est possible. Qu’il suffit de. En réalité l’organisme enregistre. Je ne parle pas de "eux", de "ils", des oppresseurs, des condamnants et des bourreaux. Je ne parle pas de hiérarchie, de coupables, de victimes et de justice. J’évoque la machine des êtres vivants. Cette machine existe parce qu’il y a quelqu’un qui existe à côté de moi. Et si je lui prends sa place, il se plaint, et la machine se plaint. Le problème n’est pas qu’il existe des mécanismes oppressants et des structures révoltées, ni qu’il y ait des hiérarchies de luttes invisibles, le problème est qu’à côté de moi existe quelqu’un d’autre. En ce sens le couple est l’organisme ancestral le plus puissant, celui qui incarne tout le désarroi, toutes les luttes, tout le mal et tout le bien propulsé maladroitement dans ce qui m’entoure. Parce que le couple, c’est le premier contact avec l’autre. Avec l’organisme. Cette chose vivante que je peux définir parce qu’à la fois elle est en moi et à la fois elle n’est pas moi. L’organisme des êtres. Et si j’en suis le cancer, c’est que la mort possède un sens profond. C’est moi. Je suis là pour remettre en cause son fonctionnement, pour ne pas accepter ses rythmes, ses gloires, ses travers et sa marche toujours inéluctable. Je suis là pour les déraillements, les morts injustes, les familles hurlantes et les catastrophes des manchettes de journaux. C’est moi.

Mais je ne suis pas coupable. Je fais juste partie de.
 


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14 décembre 2007

Il y a des rencontres qui n’ont pas lieu d’exister. Et il n’y a pas d’espoir en elles.
C’est là précisément que je place tous mes espoirs.
Mettre tous ses espoirs dans la perte, dans l’inexistant, dans l’inutile, l’irresponsable et le superflu, c’est indispensable.
Sans moi, il n’y aurait aucun équilibre dans ce monde.
J’étais amoureux. Je le suis encore.
C’est complètement superflu.
Et vain. Et essentiel.
 


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