Littérature suisse
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Archive pour le 5 mars 2008

5 mars 2008

Je n’ai plus de sens. Contrairement aux autres, je ne considère pas que le monde n’a plus de sens. Nooon, non non. Le monde a un sens, c’est forcé. Le monde a toujours un sens. Moi je n’ai plus de sens, et vous savez pourquoi ? Parce que je ne vois plus les tranches des livres, je n’entends plus les messes, je ne goûte plus les pages, je ne sens plus les reliures, et mes doigts ne touchent plus que des cadavres. Des idées mortes. Je suis l’estomac des idées mortes. Vous voyez ces quatre tours au-dessus de votre tête ? C’est moi. Je n’ai plus de sens parce que je suis vide comme elles, je suis vidé par la pesanteur des mots. Mais, justement, et je vois dans votre regard que vous avez compris, cela est nécessaire, parce que c’est par l’insensé que naîtra le sensé, parce que c’est par l’absolument absent que viendra l’absolument présent. Ouiiii, oui oui, vous me devinez c’est incroyable. Je suis le Gardien de la Mémoire, mais de ce fait je suis aussi celui par qui les portes de la Mémoire s’ouvriront. Pour cela, je suis taché de sang, parce que le sang est l’oeuvre inévitable de celui qui veut ouvrir les portes. Et d’ailleurs votre incroyable perspicacité confirme le début d’une nouvelle étape dans le plan qui m’a été adressé.

Extrait de "Lexivore", p.11, David Ruzicka, décembre 2003.


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