Littérature suisse
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31 août 2009

La continuation d’une seule pensée à travers plus d’une journée est destructeur.
Il y en a qui aiment bien la répétition avec de légères variations. Il faut que je revoie « Un jour sans fin. » Je pensais au journaliste Kuffer et à ses textes qui sont des variations commençant par « Ceux qui… » et qui forment toutes sortes d’actes attribués aux autres. Quelle manière amusante de se projeter en eux tout en se mettant loin au-dessus.
Maintenant, je suis dans la métro sans aucune raison sensée. Sans doute parce que je passais devant et je me suis brièvement projeté à Epalinges sous le soleil.
A 16h00, quand les jeunes sortent de classe et rentrent chez eux.
La continuation de cette même pensée. Ce n’est même pas interrompu par le brouhaha.
Une dame stupide vient de se faire coincer les fesses dans la porte et le robot lui dit: « Attention, veuillez libérer les portes », pendant qu’un enfant dans le fond hurle sans cesse.
La Sallaz. Une de ces places lausannoises parfait exemple du désastre urbain.
Cela me fait penser à une ballade que j’avais fait avec Anne il y a 3 ans. J’essayais de devenir son ami et d’être léger. Quel con. Ça ne marche pas l’amitié après trop de passion. J’ai fait traîné ça dans de l’espoir et l’espoir s’est changé en boue.
S. me fait peur parfois. Je ne saurais dire pourquoi. Sans doute à cause du sexe évasif. Aussi parfois elle fait des efforts immenses et tout de suite après elle ne fait plus rien. C’est lorsqu’elle est provoquée que toute son énergie jaillit, sinon elle reste éteinte.
A. s’éloigne de moi. Je me souviens du début de la fin avec S., quand elle commençait à recevoir les mails de ce type fou amoureux d’elle, que finalement elle a épousé. A. échange des mails avec un type, une ancienne connaissance, elle lui fait ses confidences.
Cette pensée ininterrompue que ma vie, que toute vie, m’échappe. Ceux qui m’échappent.
Ma fille a des problèmes de digestion. Son estomac se gonfle démesurément. J’y peux quelque chose, mais je ne fais rien. Mon fils devient bouffi, harcelé par une diarrhée permanente. Mais je ne fais rien.
Je ne vais pas prendre ce bus-là, il est en retard, il sera bondé.
Je commence à avoir peur des jeunes.

J’ai marché.
J’ai fait 42 minutes de vélo d’appartement. J’ai pris une douche tiède.

J’ai envie de changer de vie. C’est récurrent, mais parfois je le fais vraiment. « Sale égoïste », geignerait S. Lorsque cela touche à l’amour ou à la famille elle peut être coincée et butée, alors que sur des thèmes globaux son intelligence est clairvoyante. Elle est cabotine en rêve.
Je suis entouré de femmes avec qui j’aimerais faire l’amour mais je ne le ferai jamais pour des raisons éthiques et par timidité. Parce que c’est ainsi pour moi j’imagine que pour elles c’est pareil, une relation de cause à effet comportementale.
C’est terrible comme mon univers est restreint du fait que je ne sais pas aller vers les autres, qu’ils me font peur, qu’ils me sont étrangers d’une façon diffuse. Je m’enferme dans une prison où les murs sont les autres. Pas étonnant que je passe mon temps dans une cellule connectée. Pas étonnant que la fuite soit une option rémanente, comme un petit suicide. Mais je n’y vais même pas, les enfants seraient un trop grand dommage collatéral, et c’est un suicide in petto, un suicide par wifi.

Aujourd’hui, j’ai envie de faire un film. Tout serait si simple si je n’étais pas comme moi. Un film sur un gars qui dormirait de moins en moins et qui serait de moins en moins entouré et tout se terminerait dans un silence et l’obscurité d’un néant semblable à la nouvelle de Dürrenmatt où il monte et descend une volée infinie de marches dans la nuit.

Dans le fond je suis quelqu’un d’assez comique.


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