35 poèmes, textes, dessins, extraits
Actualité littéraire admin
:: 2 janvier Grand Chalet Leysin
:: 29 décembre La faiseuse de mondes
:: 23 décembre Le clou
:: 20 décembre Quand on s’endort
:: 6 décembre REP Gérard Delaloye ou La solidité de l’Existance
:: 14 novembre Que dire de plus?
:: 30 septembre Rêve d’architecte
:: 10 août Celui qui n’en était pas un
:: 8 août Rêve d’architecte
:: 1 juillet La valse sans temps
:: 28 juin Tout est architecture
:: 24 juin L’antre des Gobelins
:: 24 mai L’écrabouillement des rêves
:: 10 mai Entre les mots
:: 8 avril Je suis las du chaos de leurs vies
:: 18 décembre Les amours passés
:: 21 novembre Laetitia, mode intérieur
:: 20 novembre Mirko, joie et tristesse
:: 14 novembre Un monde sans travail
:: 5 novembre A la fleur le long de mon chemin
:: 21 octobre La lumière ne vient plus du soleil
:: 6 septembre 1 mois et demi plus tard
:: 27 juillet Dans la même voiture
:: 24 juillet Dans le même lit
:: 29 mai L’information
:: 21 mars Aranyo
:: 29 janvier Do not go gentle into that good night, traduction française
:: 9 décembre L’Architecture de l’image, à la réalité
:: 20 novembre La Pente en Architecture, l’exemple du Lavaux
:: 13 novembre Les mailles métalliques
:: 24 octobre L’échelle
:: 23 juin Du groupe à l’humanité
:: 6 juin Il y a des rencontres qui
:: 3 juin CrissieR1
:: 25 avril La somme du vide
24 juillet 2015

C’est le temps qui se déchire comme les draps entre nous
Tant d’années que la faille laisse tomber dans la nuit
Tu respires et la douceur de ton souffle qui s’égrène chaque minute
Ce sont les mois qui nous séparent du dernier lit où nos corps
Ensemble dormirent entrelacés encore il y a tant d’années
C’est le temps qui se déchire et laisse béante cette nuit
Ensuite le silence de l’hôtel, et les vagues qui soufflent au loin
Où tu dors, loin à l’autre bout de l’immense lit, draps des ans, coussins d’oubli

 

Je t’entends trop bien, tu as bougé à l’autre bout du lit
Ta peau a frôlé les draps, ton corps s’est doucement retourné
La chambre vaste comme un palace y dors-tu vraiment,
Est-ce lentement que seul et déchiré les souvenirs me rendent fou ?
J’entends et je vois ton corps presque nu sous les draps, qui
Embrasse tout l’espace vivant au cœur de la nuit et
Cette chambre, ton corps contre qui je me love déjà en feu
Non, les draps inertes, toutes ces années que je dois oublier, encore, nous séparent

 

J’ai rêvé qu’il ne me restait que les rêves, je glissais vers toi dans le lit
La nuit tiède, la fenêtre entrouverte sur la mer, les draps tendres, ton souffle
Plus court, ta respiration qui s’arrête et le temps qui ne lutte plus contre nous
Et lorsque les surfaces de toutes nos vies s’effleurent, alors tout
Tout, meurt et renaît et tournoie, la brise sur l’océan ton souffle
Mon corps tendu contre toi et cette douleur épuisante affolante, le désir
Tu t’agrippes brutalement  à moi j’attrape tes jambes les draps glissent
La lune rougeoie les voiles dansent et nous rions, nous rions de l’impossible et du temps

 

J’ai cessé de respirer trop longtemps, à l’autre bout du lit froid
Tu t’es retournée encore une fois, ton souffle paisible comme les vagues
Et derrière lui un autre vent, une seconde brise, celle de l’enfant
Il gémit doucement au creux de ses propres rêves qui ne font que commencer
Là où les miens lentement se terminent, déchirés comme les draps ou
Les pages d’un livre qu’on abandonne, et glacé j’éternue, j’éternue
J’éternue, déjà vieux déjà sec qui ne sait plus pleurer, je me lève
Je me cache contre la pierre tombale des toilettes sur le sol où j’éternue,

J’éternue

Jusqu’à la fin de la nuit j’éternue

 


Version imprimable de cette page

(Aucun commentaire actuellement)

:

:

:

:

Recherche sur le site
Romans et nouvelles en PDF
Mots-clés / consultations
Archive mensuelle
Le plus consulté récemment
Commentaires récents
Calendrier des publications
juillet 2015
L M M J V S D
« Mai   Sep »
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  
Flux RSS