Littérature suisse
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:: 25 juin Où vas-tu, à Vinicius
:: 24 juin Quand elle dort
:: 23 juin L’abîme de l’été
:: 22 juin Vision
:: 21 juin L’été flamboyant
:: 20 juin Le lien
:: 16 juin La réalité
:: 15 juin Le départ de l’ange
:: 13 juin La lente disparition
:: 11 juin Dans l’orage
:: 8 juin Sur l’océan
:: 4 juin Pourquoi tu pleures?
:: 3 juin Danse!
:: 1 février La forêt
:: 7 janvier Le bistrot Il s’appelerait Marc
:: 24 décembre Neige et solitude
:: 22 décembre Morte Neige Reine
:: 2 janvier Grand Chalet Leysin
:: 29 décembre La faiseuse de mondes
:: 23 décembre Le clou
:: 20 décembre Quand on s’endort
:: 6 décembre REP Gérard Delaloye ou La solidité de l’Existance
:: 14 novembre Que dire de plus?
:: 30 septembre Rêve d’architecte
:: 10 août Celui qui n’en était pas un
:: 8 août Rêve d’architecte
:: 1 juillet La valse sans temps
:: 28 juin Tout est architecture
:: 24 juin L’antre des Gobelins
:: 24 mai L’écrabouillement des rêves
:: 10 mai Entre les mots
:: 8 avril Je suis las du chaos de leurs vies
:: 18 décembre Les amours passés
:: 21 novembre Laetitia, mode intérieur
:: 20 novembre Mirko, joie et tristesse
:: 21 juin | L’été flamboyant
:: 24 décembre | Neige et solitude
:: 22 décembre | Morte Neige Reine
:: 2 janvier | Grand Chalet Leysin
:: 29 décembre | La faiseuse de mondes
:: 6 décembre | REP Gérard Delaloye ou La solidité de l’Existance
:: 8 août | Rêve d’architecte
:: 24 juin | L’antre des Gobelins
:: 18 décembre | Les amours passés
:: 21 novembre | Laetitia, mode intérieur
:: 20 novembre | Mirko, joie et tristesse
:: 14 novembre | Un monde sans travail
:: 21 mars | Aranyo

Archive pour juin 2018

25 juin 2018

Le soleil se couche là où tu n’es pas
La ville s’illumine là où tu n’es pas
Les étoiles brillent là où tu n’es pas
Les sons de la vie bourdonnent là où tu n’es pas
Où vas-tu
Toi, tu vas là où je ne suis plus

Où vas-tu
Toi tu as planté une fureur
Même sans toi je vais la vivre
Que vibrent toutes les noirceurs !
Où vas-tu
Toi tu vas là où tu dois
Peu m’importe où tu vas
Que tu ailles ou pas
J’ai à vivre tout ce qui est en toi


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24 juin 2018

Tu dors je me lève. Mais le soleil ne s’est pas levé ce matin. Un voile gris plane sur les toits. Je ne mangeais que de la bouillie d’avoine. Tu m’as donné le miel, le caramel, le manioc. Et maintenant ce que je goûte est fade comme un vieux lait. Tu rêves je marche dans un jour plat. J’étais un robot et maintenant je suis vivant. Tendre fragile translucide, j’avance doucement dans ta nuit et mon jour. Je ne touche plus rien comme avant. Je touche tout comme si c’était ta peau. Tu dors je me lève. Je marche dans le jour comme dans ton rêve. Je suis ton rêve quand tu peuples ma réalité. Maintenant tu respires doucement dans la nuit, j’étouffe lentement dans le jour. Je ne t’appartiens plus. Tu m’as toujours échappé. Je suis un nuage doux et perdu qui aimerait la lumière de l’autre côté de la terre. Tu dors je me lève. Comment le jour peut-il être le jour? J’avance, je vis, je fonctionne, comme le prisonnier à qui on a donné la liberté avant de le remettre au cachot. Je fais semblant d’exister encore. Je fais semblant de respirer encore. Je dois faire semblant. Tu dors je ne me lève pas. J’écarte les voiles de l’espace, du temps, des nuits et des jours, car maintenant je le peux, et dans un geste qu’aucune loi de ce monde n’accepte, je tends le doigt vers ton visage endormi, caresse ta joue, souligne le coin de ta bouche, glisse sur ton épaule. Je suis ton rêve et tu es ma vie. Je disparais dans tes étoiles et levant l’esprit vers mon ciel, je vois les étoiles à côté du soleil, je vois la nuit à côté du jour, je vois l’affreux à côté du beau, je vois tout et rien, et comme c’est beau, et comme c’est douloureux, car maintenant je vois tout et rien. Éveillé, je rêve, ce jour, je m’endors éveillé sous les étoiles.


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23 juin 2018

voilà
c’est l’été qui commence
Les fêtes de la musique battent dans l’air du soir, on klaxonne avec le foot, les gens rient et s’attendrissent devant le lac plein des lumières de l’autre rive, l’air est doux et fragile en face des montagnes, tout vibre lentement dans la chaleur qui renaît.
Comme s’il n’y avait pas d’abîme.


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22 juin 2018

La plaine craquelée est avalée par la lumière du soleil. J’avance sur le sol dur. L’horizon est blanc de chaleur. Au loin je la vois qui danse. Elle est enrobée de vapeur. Je sais qu’elle sourit même si je ne distingue pas son visage.
Je ne marche plus dans sa direction.
Le vent frappe plus fort, asséchant mon visage, ma gorge, mon âme.
J’ai peur soudain de me changer en pierre.
Elle est devenue toute petite très loin, mais sa silhouette me rassure encore.
Je sais qu’elle disparaîtra.
Le sais-je.
Parfois je me retourne.
Je la vois encore.
Une fois encore je me retourne.
L’horizon plat et vide, balayé par un vent sans tendresse.
Je me rappelle sa joie et sa flamboyance, et j’avance encore dans l’autre direction, sans savoir si je vis encore, seul devant cet horizon incertain.


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21 juin 2018


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20 juin 2018

L’air tresse une danse
Une transe de paresse
Éveillé dans l’air du matin
Je l’observe, elle dort là-bas
Dans sa nuit, la déesse
Et quand je dors elle est là
Éveillée dans l’air du soir
Qui tresse une danse
La douce transe d’un Lien
Par-delà nuit et lumière


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16 juin 2018

Sous un soleil blafard
Le vent froid souffle fort
Balaie la plaine de béton

L’air trop rare
Elle l’a pris, mort
Traîne un désir à l’abandon

La reine dans ses fards
Est passée sans remords
Avalant pensées, les cris sans son

Elle danse comme un art
La danse du feu, de la terre
Gelée dans la raison

Elle pense tout avoir
Sans possible tord
Lissant la vie, mais sans moisson

Quand du néant hagard
Pousse la rose des amours morts
Fissurant tout ce béton

L’amour libéré dans l’air
S’envole plus loin encore
Qu’elle et ses tourments

Elle disparaîtra alors
Son cœur faux sans or
Dans la fosse du temps

Et cette rose pure
Dans l’infini du cœur
Grandira sans elle comme démon


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15 juin 2018

Je sens ton départ qui s’approche
Ayant eu la mauvaise idée de m’enfuir
vers l’Italie, vers la mer, qu’elle me berce
Plus j’essaie d’effacer ton souvenir
Plus ton absence me transperce

Demain les ruelles d’Italie
Paraîtront vides et sans vie
Le soleil tournera au-dessus des toits
Mais il ne brille plus sans toi
Et je tomberai, pesant, inerte, comme la roche.

Par la fenêtre de cette nuit,
Cet hôtel inconnu dans ce village inconnu,
Les bruits ont perdu leur magie
C’est tremblant et nu
Que je m’éteins devant l’immense ombre
De ton départ qui s’approche

Adieu, ange terrestre
J’ai peur, mais je reste


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13 juin 2018

Il n’y a rien à dire
Rien à faire
Tout ça s’éteindra doucement
Comme les océans et le temps savent bien le faire

Tu parles d’éternité mais ni toi ni moi ne savons ce qu’est l’éternité
Je serai un vieux souvenir agréable
Et quand je regarderai les Alpes enneigées
Tu seras une reine flamboyante

Voilà que le présent ne nous appartient déjà plus
Tu te promènes dans ton espace
Je me promène dans le mien
Mais aucune main ne se croise
Dans cet espace en-dehors du temps,
Où est le moment présent ?
L’échange instantané?
Où es-tu ?

 

 


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11 juin 2018

La rage de mon coeur
D’être si impuissant, fermé
Ne pas comprendre assez tôt assez tout
L’horreur de ne rien réaliser
Dans l’orage des pensées

Et dans l’éclat de l’éclair
Foudroyé par tes mains
Tout voir trop tard
Illuminé par tes yeux
Tout comprendre, tout embrasser
Trop tard trop tard


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8 juin 2018

Ton visage au creux de mes mains
Je le colle contre le mien
Tes yeux disparaissent dans ma bouche
Mes cils papillotent contre les tiens

C’est la nuit, sans tes reins

J’peux pas partir tu vois
Imbécile, je voulais m’enfuir
Mais j’ai l’esprit sans plus de voix
Quand tu danses contre moi

C’est le vide, sans tes mains

Tes bras, comme une liane
Fins et lisses, autour de moi
M’attirent vers tes hanches, miennes
J’veux que tu viennes

Maintenant, c’est le silence, sans fin

J’peux pas partir, contre toi
Tu dois m’aimer, sans moi
Je dois t’aimer, sans toi
J’étouffe doucement
Tes yeux vont m’oublier
Je suffoque tendrement
Ma bouche ne va plus te goûter

Et puis je ne suis plus d’accord
Avec ce temps entre toi et moi
Qui s’éteint trop tôt
Sans plus t’avoir tenu
Encore une fois
Juste une petite fois
Sans cet océan, ce temps immense
Ce temps qui n’en finit pas
Tu es loin déjà
Je ne te presserai plus contre moi
Et ma vie je ne sais plus,
Et toute ma vie je ne sais pas.


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4 juin 2018

Pourquoi tu pleures?
Avec moi tu es là toujours
Et avec toi je suis tout
Pourquoi tu pleures?
Je suis partis mais tu sais
Tu sais bien que c’est l’amour
Pourquoi tu pleures?
Il fait beau, il fait chaud
Sous ce ciel qui est le tien
Moi dans tes arbres je m’effacerai
Pourquoi tu pleures?
Quand il y a la musique
Tournoie avec toi l’autre vie
Moi dans cette vie je pars
Pourquoi tu pleures?
Je pleurs doucement
Mais tu sais c’est pas grave
Je danserai avec toi
Même si tu n’es pas là
Même si je suis parti


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3 juin 2018

Danse!
Samba, Bossa Nova
Des couleurs qui défont les ombres
Et tu danses bien sûr
Dans une nuit comme le jour
Dans un air de rien qui traverse tout

Danse!
Les courbes hurlent en silence
Un cri c’est un sourire
Et tu danses bien sûr
Ta musique, ton pays, tournent
Sous ce ciel aux couleurs sans fin

Danse!
Ton corps qui ondule sans cesse
Sur des plaines sans fin
Et tu danses bien sûr
Et tu ris bien sûr
Quand se déchaînent des envies et des murs

Danse!
L’hiver est tombé sur ma mémoire
Les arbres de ton pays sont loin et morts
Et tu danses bien sûr
Dans le vide de ce souvenir
De couleurs et d’infini


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