Littérature suisse
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:: 19 novembre Les fils électriques
:: 18 novembre Effusion lente
:: 28 octobre Bang bang, mon amour m’a descendue
:: 27 octobre Le bateau coule
:: 26 octobre Corcovado
:: 25 octobre C’était sensé être
:: 24 octobre Le dernier des musées
:: 8 octobre Une étrange certitude
:: 12 septembre [Hommage] Dialogue d’elle-lui-elle
:: 11 septembre Sémantique urbaine
:: 7 septembre Nous allons mourir, mon amour
:: 6 septembre Quand le vent froid soufflera
:: 3 septembre Architecture réalisée : bureaux en mailles métalliques à Crissier
:: 2 septembre D’amour, de mères et de femmes
:: 1 septembre L’instant précis
:: 31 août Déréliction IV
:: 25 juin Où vas-tu, à Vinicius
:: 24 juin Quand elle dort
:: 23 juin L’abîme de l’été
:: 22 juin Vision
:: 21 juin L’été flamboyant
:: 20 juin Le lien
:: 16 juin La réalité
:: 15 juin Le départ de l’ange
:: 13 juin La lente disparition
:: 11 juin Dans l’orage
:: 8 juin Sur l’océan
:: 4 juin Pourquoi tu pleures?
:: 3 juin Danse!
:: 1 février La forêt
:: 7 janvier Le bistrot Il s’appelerait Marc
:: 24 décembre Neige et solitude
:: 22 décembre Morte Neige Reine
:: 2 janvier Grand Chalet Leysin
:: 29 décembre La faiseuse de mondes
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant
:: 24 décembre | Neige et solitude
:: 22 décembre | Morte Neige Reine
:: 2 janvier | Grand Chalet Leysin
:: 29 décembre | La faiseuse de mondes
:: 6 décembre | REP Gérard Delaloye ou La solidité de l’Existance
:: 8 août | Rêve d’architecte
:: 24 juin | L’antre des Gobelins
:: 18 décembre | Les amours passés
:: 21 novembre | Laetitia, mode intérieur

Archive pour octobre 2018

28 octobre 2018

J’avais cinq ans et lui six
On galopait sur des chevaux de bois
Il était en noir et moi j’étais en blanc
Il gagnait toujours le combat

Bang bang, il m’a eue
Bang bang, je touche le sol
Bang bang, ce terrible bruit
Bang bang, mon amour m’a descendue

Les saisons ont passé et changé le temps
En grandissant, je lui ai dit: tu es à moi
Il rigolait toujours et disait
« Te souviens-tu comme on jouait ensemble? »

Bang bang, je t’ai descendu
Bang bang, tu touches le sol
Bang bang, cet horrible son
Bang bang, je te tuais

La musique a joué et les gens ont chanté
Juste pour moi le clocher a retenti

Maintenant il est parti, je ne sais pourquoi
Et encore maintenant, parfois je pleurs
Il n’a même pas dit au revoir
Il n’a pas pris le temps de mentir

Bang bang, il m’a eue
Bang bang, je touche le sol
Bang bang, ce terrible bruit
Bang bang, mon amour m’a descendue

Librement traduit de Sonny Bono, Bang Bang (My Baby Shot Me Down)


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27 octobre 2018

Envie de perdre du temps
Envie de perdre du temps
J’aime quand tu y étais.

Voir la marée montante
Sache que ce n’est qu’une question de temps
Voir la marée montante
Si bleue

Oh comme il fait froid dans l’eau
Suis-je mieux pour ça?
Oh je peux apprendre de ma mère
Sur ce navire en perdition

Prends mes mains cassées
Prends un lever de soleil pour comprendre
Mes deux mains sont vraies

Toujours ici et maintenant
J’essaie de dériver ma chère
Mais je ne sais pas comment
Toujours ici et maintenant avec toi

Oh comme il fait froid dans l’eau
Suis-je mieux pour ça?
Oh je peux apprendre de ma mère
Sur ce navire en perdition

Oh comme il fait froid dans l’eau
Suis-je mieux pour ça?
Oh je peux apprendre de ma mère
Sur ce navire en perdition

 

Librement traduit de Wild Child, Sinking Ship


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26 octobre 2018

Un coin, une guitare
Cet amour, une chanson
Pour faire plaisir à ceux qui aiment
Beaucoup de calme pour penser
Et avoir le temps de rêver
De la fenêtre on voit le Corcovado
Le Rédempteur, c’est beau!
La vie toujours comme ça
Avec toi près de moi
Jusqu’à la fin de la flamme
Et moi qui étais triste
Fâché avec ce monde
Quand je t’ai rencontrée je savais
comment est le bonheur
mon amour

 

Librement traduit, Corcavado de Gal Costa


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25 octobre 2018

C’était censé être une chanson d’amour.
C’était de l’amour en vers
C’était censé être sur toi et moi et mon désert.
C’était censé être pour toi, toujours toi, pour toujours.
C’était pour pouvoir rester pour toujours dans le présent
L’amour a soufflé d’un autre endroit.
Abattre ce qui était devant
Je dois te dire
Cette chanson ne parle plus de nous.
C’était censé être une chanson d’amour.
C’était de l’amour en vers
C’était censé être sur toi et moi et mon désert.
C’était censé être pour toi, toujours toi, pour toujours.
C’était pour pouvoir rester pour toujours dans le présent
L’amour a soufflé d’un autre endroit.
Abattre ce qui était devant
Je dois te dire
Cette chanson ne parle plus de nous.
L’amour a soufflé d’un autre endroit.
Abattre ce qui était devant
Je dois te dire
Cette chanson ne parle plus de nous.

 

Era Pra Ser, librement traduit de Maria Bethania


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24 octobre 2018
Architecture - musée virtuel 3D

Architecture – musée virtuel 3D


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8 octobre 2018

Pendant de nombreuses années, souvent
Je me suis souvenu de toi, ou de ton image
pour être plus exact, de cette image
que nous aimons seulement
quand nous la quittons
(comme un livre) très vague
impression générale, anecdotique.
Et souvent je me suis aussi demandé
pourquoi regarder dans le brouillard de la mémoire?
Je ne sais pas si j’ai une réponse,
qu’avons-nous quitté?
en moi c’est encore mon souvenir
et si ce n’était pas de l’amour, mon amour pour toi
pas toi-même, est-ce important
et ce que je cherche encore quand je me souviens de toi.
Si notre vie brûle, sommes-nous en flammes
qu’est-ce qui brûle et devient cendre?
Dans cette disproportion c’est le temps
ils trouvent leur raison l’amour et l’oubli,
mais pas notre mesure. En me souvenant,
je le comprends si bien, ça compte peu
savoir ou ne pas savoir, mais seulement
sentir que tu fais partie de moi,
qu’en moi tu es, comme mes rêves,
qui sont et ne sont pas moi, mais en moi ils sont nés,
que tu ne pourras jamais t’effacer
et cela, que je veuille oublier ou non,
Tu dois continuer à vivre avec ma vie.
Quel sentiment étrange que cette certitude.

Traduit de Una extraña certeza, Abelardo Linares


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