Littérature suisse
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18 décembre 2019

Peut-être que je ne sais pas
Raconter une histoire, de mort
Peut-être que c’est trop, et que ça va trop loin
Parce que des trucs vont trop loin
Et qu’on pense qu’on sait, mais on ne sait rien

Il s’est jeté sous les rails et il a eu les bras coupés
Et les flics l’ont pris dans leurs bras
Il respirait encore, comme par défaut,
Et il a dit : merde je regrette, j’aurais pas du
Et son estomac coulait sur les rails

Dans l’obscur corridor des totalités,
Comme le couloir d’un supermarché
Mais là il n’y a plus de choix,
Tous les produits sont périmés
Il poussait un caddy vide

Peut-être que je ne sais pas
Il avait tout vu bien avant moi, et avant vous
Vous pensez connaitre le prochain week-end
MERDE, des conneries, lui il savait tout ce qui se passe
Avant même de comprendre

Avant même d’avoir une idée, d’espoir,
Il est allé vers les rails, près du talus
La lueur orange des lampadaires, et le brouhaha
Paisible des voitures qui freinent et
Des errances des piétons

Il voyait tout et comprenait tout,
Pendant que tu pensais à tes courses
Et ton rendez-vous du lendemain
Il savait bien que de lendemain, franchement
Il n’y en avait pas vraiment

Dans l’obscur corridor des totalités
La lumière est brutale et totale
Tes baskets ont l’air de rien, à la dernière mode
Et il se sentait nu, devant les rails
Mais nu bien, nu total, nu vrai

Nu vrai, dans la ligne droite de la chaille
Ce plongeon qui respire la vie
L’essence même de tout espoir déchu
Parce que c’est ça donner, donner sa vie
Pour que toi, quand tu te brosses les dents
Tu saches.

A Joël.


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