Littérature suisse
Dessins suissesadmin
:: 19 mai La famille
:: 18 mai La dent de la Nuit
:: 3 mai La distance
:: 1 mai Dans le temps
:: 15 avril Dans la solitude qui n'existe pas
:: 1 avril Comme si rien
:: 28 mars L'Ange Virus
:: 9 mars La bite molle
:: 8 mars Seule et bien
:: 28 février Ne pas être à la recherche
:: 26 février Se bercer
:: 15 février Mes caresses
:: 7 février Jouissant
:: 4 février Comme le bonheur
:: 31 janvier Jeudi soir
:: 21 janvier Bestiaire magaliesque
:: 19 janvier Le dernier dimanche
:: 15 janvier sable
:: 24 décembre des lèvres de noël
:: 21 décembre Tara
:: 18 décembre Dans l’obscur corridor des totalités
:: 12 décembre Un ruisseau de ressemblances
:: 20 novembre tout était immédiatement possible
:: 26 octobre Dialogue autour d’une feuille
:: 11 octobre Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre Impossibles calculs
:: 30 septembre Projet Lima
:: 28 septembre Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 10 septembre Nul ne sait nul n’a vu
:: 31 août Taches rouges sur Gran Sasso
:: 15 août Mowgli
:: 11 août Etoiles d’enfants
:: 5 août Sous les pinèdes
:: 8 juillet Câlins
:: 4 juillet Dans mon âme
:: 11 octobre | Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre | Impossibles calculs
:: 28 septembre | Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 13 juin | Justice?
:: 25 mai | L’envol
:: 4 mars | Mazot japonais
:: 17 février | La forêt sombre
:: 9 février | L’oeil retiré
:: 6 janvier | Tube infuseur de vie
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant

Archive pour janvier 2020

31 janvier 2020

J’aime cette femme un jeudi soir pluvieux qui me caresse, danse dans le salon, se love contre moi et après un baiser volé éclate de rire.


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
21 janvier 2020

Le regard qu’elle m’a lancé quand je suis entré dans l’arène, suave affamée souple, la panthère aux muscles tendus m’a dévisagé. Mes muscles se sont raidis. Désir brut. Peur brute.
J’ai rendu son regard à l’animal. Mais alors il a été un petit oiseau qui a voltigé dans sa cage. Je pense qu’il a essayé de m’attendrir ou de me faire rire. J’ai voulu l’attraper. Humour décalé.
Soudain ça a été un rapace, il a bondi sur mon avant-bras et figé son regard dans le mien en inclinant la tête, intrigué par ma poigne. Ses yeux, purs, directs, sans barrière, sans limites. Intelligence et défi.
Il a écarté ses ailes et l’arène s’est remplie d’eau. J’ai cru me noyer un instant. Dans la confusion des tourbillons j’ai distingué une forme glissant vers moi. Le dauphin m’a observé en rigolant et il a glissé contre moi en sifflotant, m’invitant à l’attraper et on a dansé en suspension. Sensualité, désir.
Je suis tombé contre un sol sec et doux de savane. Une biche fière m’a rendu mon regard, sévère, puis elle a eu comme un sourire en inclinant la tête, elle s’est mise à courir pour que je la poursuive mais elle allait trop vite. Jeux, espièglerie.
La femme qui est apparue alors dans la chaleur, nue, mince, accroupie sur le sol de savane, avait l’air triste. Elle n’a pas vraiment fait attention à moi. J’ai uniquement compris que quelque chose en elle me dépassait. Mélancolie et vastité.

Et puis seul chez moi la nuit sur les lumières de la ville elle m’a manqué, soudain j’avais besoin de ses mots, et je m’effrayais et me fascinais comment en un temps si court une inconnue (mais l’était-elle?) pouvait me manquer.


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
19 janvier 2020

Ce n’est plus le moment de chercher des excuses
Maintenant c’est terminé
Aujourd’hui en est venu un autre, plus riche et intéressant que moi
Et avec toi, il a volé mon bonheur.
J’ai une demande, peut-être la dernière
La première depuis de nombreuses années
Donne-moi ce dimanche-là
Ce dernier dimanche
Puis laisse le monde s’effondrer.

C’est le dernier dimanche
Aujourd’hui nous allons nous séparer
Aujourd’hui nous allons nous séparer
Pour un temps éternel
C’est le dernier dimanche
Alors ne regrette rien pour moi
Regarde-moi tendrement, aujourd’hui
Une dernière fois.

Tu en auras d’autres, de ces dimanches
Et ce qui va m’arriver – qui sait…

C’est le dernier dimanche
Mes rêves de rêve…
Le bonheur tant désiré…
C’est terminé.

Tu te demandes ce que je vais faire et où j’irai
Mais où je dois aller, je le sais…
Maintenant pour moi il n’y a qu’une issue
Je n’en connais pas d’autre
La solution est…, ne parlons pas de ça.
Une chose est importante, tu dois être heureuse.
Ne t’inquiète plus pour moi.
Mais avant que tout ne finisse
Avant que le destin ne nous sépare
Donne-moi ce dimanche-là.

Ce dernier dimanche
Aujourd’hui nous allons nous séparer
Aujourd’hui nous allons nous séparer
Pour un temps éternel
C’est le dernier dimanche
Alors ne regrette rien pour moi
Regarde-moi tendrement, aujourd’hui
Une dernière fois.

Tu en auras d’autres, de ces dimanches
Et ce qui va m’arriver – qui sait…

C’est le dernier dimanche
Mes rêves de rêve…
Le bonheur tant désiré…
C’est terminé.


Traduction de « To ostatnia niedziela », un tango composé par Jerzy Petersburski, avec des paroles de Zenon Friedwald, 1935. Traduction inspirée par l’interprétation de Mieczysław Fogg.


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
15 janvier 2020

Nous étions sur la plage près de Setubal. Couchés, le frottement du sable entre ta main et mes jambes. Après, debout, nos ventres se touchaient et ma main grattait ton dos entre les grains en te pressant contre moi, et tu murmurais mais j’entendais les vagues. Après, tu nageais et j’observais ce qui restait de toi, et j’observais comme entre ciel, eau et sable, tu étais loin tout à coup.


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
Recherche sur le site
Romans et nouvelles en PDF
Mots-clés / consultations
Archive mensuelle
Commentaires récents
Calendrier des publications
janvier 2020
L M M J V S D
« Déc   Fév »
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  
Flux RSS