Littérature suisse
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:: 1 mai Dans le temps
:: 15 avril Dans la solitude qui n'existe pas
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:: 9 mars La bite molle
:: 8 mars Seule et bien
:: 28 février Ne pas être à la recherche
:: 26 février Se bercer
:: 15 février Mes caresses
:: 7 février Jouissant
:: 4 février Comme le bonheur
:: 31 janvier Jeudi soir
:: 21 janvier Bestiaire magaliesque
:: 19 janvier Le dernier dimanche
:: 15 janvier sable
:: 24 décembre des lèvres de noël
:: 21 décembre Tara
:: 18 décembre Dans l’obscur corridor des totalités
:: 12 décembre Un ruisseau de ressemblances
:: 20 novembre tout était immédiatement possible
:: 26 octobre Dialogue autour d’une feuille
:: 11 octobre Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre Impossibles calculs
:: 30 septembre Projet Lima
:: 28 septembre Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 10 septembre Nul ne sait nul n’a vu
:: 31 août Taches rouges sur Gran Sasso
:: 15 août Mowgli
:: 11 août Etoiles d’enfants
:: 5 août Sous les pinèdes
:: 8 juillet Câlins
:: 4 juillet Dans mon âme
:: 11 octobre | Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre | Impossibles calculs
:: 28 septembre | Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
:: 13 juin | Justice?
:: 25 mai | L’envol
:: 4 mars | Mazot japonais
:: 17 février | La forêt sombre
:: 9 février | L’oeil retiré
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:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant

Archive pour février 2020

28 février 2020

Je ne suis pas à la recherche du bonheur. Je ne veux pas être plus heureux. Plus en harmonie avec les autres. Plus en paix avec moi-même. Je ne veux pas donner plus d’amour que ce que je donne déjà. Je ne veux pas m’améliorer. L’existence est là autour de moi et je ne peux pas être plus que qui je suis. Qui je suis est déjà là. Qui je suis est.

Faudrait-il faire autrement? Je m’en fous. Pourraient-ils m’accepter autrement? Je ne sais pas. Je tâte mon corps et il est plein de bosses, de peines, de défauts. J’ai envie d’être parfait. D’être aimé. D’être encore plus que je suis. Mais qui je suis est déjà là. Mais je ne veux plus vouloir.

Ils veulent que je sois quelqu’un d’un peu autre. Ils veulent que je m’avance autrement. Le veulent-ils vraiment? Ils veulent que je me demande s’ils le veulent vraiment. Il n’y a pas d’élan autre que celui que je leur donne, d’élan vers moi, et eux. Je ne peux pas être autre. Ils veulent que je puisse. Ils veulent que je sois ce qu’ils veulent. Je ne peux pas être seul. Sans eux, je ne peux pas être. Et j’attrape des brins de moi-même dans leurs vides, dans ce qui les sépare, dans leurs « je » multiples qui font écho à mon « je », pour être moi-même le temps qu’il faut. Et leur donner ce temps.

Après, j’accepte de m’effacer. C’est normal.


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26 février 2020

Je marche dans ce monde comme je peux
Je m’invente à nouveau à chaque pas
J’agis comme je dois et comme je crois
A rien je ne m’arrête
A rien je ne m’arrête
J’écoute les douleurs, je pleure des chansons
Du crépuscule jusqu’à l’aube des heures
Je voyage de la nuit au jour
Qui va me bercer maintenant?
Maintenant, maintenant que je ne sens rien
Et ne dis plus rien

Je fais semblant, comme si rien n’était
Je ne suis plus rien
Et sur ton corps je fête lentement
Laisse-moi s’il te plaît
Laisse-moi
Tout est faux
Laisse-moi

Jusqu’au matin, je voyage
Qui, bientôt, va te vouloir?
Tu n’en sais rien, bien sûr
Bien sûr
Bien sûr
Et dans le temps qui vient
Sans le vouloir…

Je fais semblant, comme si rien n’était
Je ne suis plus rien
Et sur ton corps je fête
Lentement, lentement
Je voyage.

Librement traduit de Luedji Luna (Luedji Gomes Santa Rita), Acalanto, avec l’aide de steph8866: https://lyricstranslate.com/fr/translator/steph8866



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15 février 2020

Ta main passe
L’essaim de l’envie essaie
Ta main repasse
Suspendue sur un suce
Ma langue rapace
Te creuse de prémisses
Tes fesses enflent
Sans fin s’asseyent
Sur ma tendresse
Tu chasses l’oripeau
Et passe à la guerre
Attrapant ma sagesse
Tu l’ébranles sans politesse

Ma main passe
Tes creux et sur l’ivresse
Dressent ta cuisse
Lentement jouissent
Les gestes sans messe
Qui tressent nos petitesses
Sans cesse tu tends
L’absent et le présent
Ton temps rejoint ma tristesse
Quand je passe un index
Sur ton cri qui est un silence
Ton sexe m’efface
Ton âme est ma crevasse

Nos mains ressassent
L’ancien refrain
Qui tait l’ancien
Ressent l’entrain
La force et l’essence
Du chant des magiciens
Nos mains passent
Sur les sens et l’absence
Susurrent à l’immémorial
Que le temps est venu
D’encore aimer.


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7 février 2020

Jouir
Jouissez
Jouissons
Qu’ils jouissassent
Tu jouissais
Je jouissais
Jouir l’étincelle de lumière de vie pure avant que
l’effroyable sommeil ne nous reprenne
Tes bras
Ta manière incompréhensible de te recroqueviller
contre moi tout en étant parfaitement collée à moi
Et l’audace de ta main qui ne peut pas arrêter
De monter et descendre


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4 février 2020

Il neige
Mets les pieds dehors sur la terrasse en pensées
Tes pieds font fondre la mince couche
Jusqu’à ce qu’ils soient gelés
Lève tes bras
Pour que j’y glisse les miens
Appuie-toi en arrière contre moi
Les flocons picorent ton visage
Tu as froid mais tu sens ma chaleur
Et si sous la neige tu pleurs
Ce sera comme si tu étais heureuse


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