Littérature suisse
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15 février 2020

Ta main passe
L’essaim de l’envie essaie
Ta main repasse
Suspendue sur un suce
Ma langue rapace
Te creuse de prémisses
Tes fesses enflent
Sans fin s’asseyent
Sur ma tendresse
Tu chasses l’oripeau
Et passe à la guerre
Attrapant ma sagesse
Tu l’ébranles sans politesse

Ma main passe
Tes creux et sur l’ivresse
Dressent ta cuisse
Lentement jouissent
Les gestes sans messe
Qui tressent nos petitesses
Sans cesse tu tends
L’absent et le présent
Ton temps rejoint ma tristesse
Quand je passe un index
Sur ton cri qui est un silence
Ton sexe m’efface
Ton âme est ma crevasse

Nos mains ressassent
L’ancien refrain
Qui tait l’ancien
Ressent l’entrain
La force et l’essence
Du chant des magiciens
Nos mains passent
Sur les sens et l’absence
Susurrent à l’immémorial
Que le temps est venu
D’encore aimer.


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