Littérature suisse
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26 février 2021

Il avait un œil qui partait de côté,
Dans la télécabine
Depuis mon rêve de mort
La nuit précédant l ‘ascension
Son œil partait ailleurs
Aux sommets, qu’on croit inimaginables
Des crevasses partout
Sous la neige éternelle
Son œil partait dans mon rêve
Quand la télécabine s’est arrêtée
Nous étions en-haut, le plus haut
J’ai mis mes crampons, sur le glacier
Cette glace éblouissante
Quand je grimpais, il grimpait loin
Déjà il montait, vers l’inatteignable
Je l’ai suivi, là où il allait
Vers ces cimes qui ne veulent rien
Vers ce ciel noir qui te dit viens
Dans mon rêve je mourais
Au sommet, je l’ai laissé partir
Avec son œil de travers et mon rêve de fin
Et j’ai glissé sur les crevasses
Entre la roche vierge et la glace
Au creux de monstres qui se moquent
Du temps que je vis, entre eux
J’ai glissé loin des sommets inhumains
Et loin de son œil de travers
Loin de la télécabine, et de son œil
Qui me fixait comme la glace
La glace fine des crevasses
Qui a cédé sous moi et je suis tombé
Entre les vagues de la crevasse bleue
Avec son œil bleu qui me suivait
Il y avait des reflets d’autres mondes
Au creux du glacier vivant
Des êtres qui comme lui dansaient
A l’infini, nul n’est figé
On danse toujours lentement avec la roche
Tout était tellement doux
Dans la crevasse de glace bleue
Qui avançait lentement vers un destin
Tellement plus vaste que moi, enfermé
Dans mon rêve de mort et de télécabine
Sous le ciel de la ville brute
Dans sa brume qui répète tout
J’étais rentré avec ma valise ouverte
Eventrée sur mon quotidien
Morte d’avoir trop porté
Agonisante, à mes pieds
Telle une crevasse qui m’aurait avalé
Celle de son œil bleu
Celle d’un autre sommet


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