Elle a bossé toute sa vie. Les gens l’admirent. Ses employés l’aiment bien.
Lorsqu’elle arrive au travail, elle se sent chez elle. Plus, elle se sent elle-même.
L’existence au-dehors de son travail est un reste-à -faire comique.
Seul le travail compte.
Le travail 10 heures par jour à 65 ans.
Parfois elle se demande ce qu’elle fera en arrêtant de travailler.
Elle frissonne : sa boîte ne survivra pas.
C’est comme d’accoucher d’un enfant mort-né.
Ses employés disparaîtront dans d’insondables méli-mélos de replacements.
La dissolution.
Elle n’existera plus.
Arrêter de travailler, pour elles, ce sera mourir.

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drôle de bonne femme extrêmement désagréable. C’est qui la deuxième ?
Commentaire déposé par silvina — 12/11/2004 @ 11:49
La deuxième n’est pas femme de président. On le ramrque à son sourire plus pesé.
Il s’agit d’Eleonore Riback. Elle est chimiste. Elle a découvert comment lire le code génétique.
Personne ne la connait.
Son sourire lointain en est d’autant plus frappant.
Commentaire déposé par DR — 13/11/2004 @ 12:05