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:: 5/5/2012 à 1:06

Je viens de me rendre compte que l’essentiel est de dire aux femmes qu’elles sont belles.

:: 24/4/2012 à 8:36

apple products resolutions: ipad3 [1536x2048] – ipad1,2 [768x1024] – iphone4,4S [640x960] – iphone3,3GS [320x480]

:: 20/4/2012 à 8:41

Télécharger des updates résolvant des bugs, c’est comme de faire croire à un tétraplégique qu’il peut encore marcher (moi)

:: à 8:40

Beaucoup de gens perdent les petites joies dans l’attente du Grand Bonheur (Pearl S. Buck)

:: 31/3/2012 à 9:05

Il était une fois un petit matin doré où les oiseaux gazouillaient. Quand le sang gicla sur un mur blanc. C’était celui du voisin.

:: 29/3/2012 à 10:28

« J’aimerais un logo plutôt violet » – sic.

:: à 10:09

Woodkid Iron: http://t.co/VCnU5xtW – Lyrics – paroles traduites: http://t.co/HdZ8c7ep

:: 28/3/2012 à 1:46

Wordpress multiedit-plugin does NOT work on WP 3.3.1

:: 19/3/2012 à 12:25

Il était une fois un une fois qui traversait une fois une histoire d’une fois une ligne.

:: 14/3/2012 à 11:15

Il était une fois une fille qui rêvait de plein de choses belles qui ne lui était pas données. Et rien ne lui fut donné. Elle se suicida.

:: 13/3/2012 à 12:54

J’étais sûr que ce concept de navigation « légère » apparu lors de la présentation du Google Nexus aurait un avenir ;-) http://t.co/fX0U4XIR

:: 12/3/2012 à 11:35

« Décrivez-vous en quelques mots ». « J’ai peu de cheveux. »

:: 9/3/2012 à 10:46

#Pinterest sur Android 4: une authentique catastrophe!

:: 26/2/2012 à 12:11

Tu as Google Apps enregistré en Suisse et tu ne peux pas y intégrer Youtube? C’est normal. Pour contourner ça: http://t.co/BkQMxiCa

:: 25/2/2012 à 10:08

L’espoir d’une autre possibilité.

:: 1 avril C’est mignon
:: 29 mars Woodkid Iron Lyrics – paroles traduites
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Archive pour avril 2005

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30 avril 2005

Ne rien sentir
S’enfoncer des mots dans le gosier
Etre plein, explosant, vomi de lettres
Régurgiter la pâte molle de la culture
Vomir un peu de bile de syntaxe
Mais non, ne rien sentir
Si ce n’est le remplissage du ventre
La puanteur de la matière verbale
Trait tillés d’inspirations gloutonnes
Des mots déments des mots démunis
Point à la ligne.
Manger, encore.


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29 avril 2005

S’asseoir jazzy groggy dans le blues de l’immédiat bus de banlieue qui passent sous la pluie
S’asseoir mains dans les poches et regarder la nuit passer sous les phares
Un jazz dans la tête quand plus personne n’avance
D’anges à démons, murmurer et rire avec le silence
Gorge serrée comme de laisser le défunt à l’hôpital
La douce mélodie, la douce, douce mélodie des temps perdus
Quand la nuit est comme la dernière
Laisser les mots traverser l’espace au-dessus de la route
Laissez la banlieue s’éteindre dans une autre nuit sans suite


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28 avril 2005

Il n’a pas peur
Non il suffit de
Non il n’a pas peur
Pas du tout
Il suffit juste de
Pourquoi pas ?
De
C’est si simple
Pas peur, du tout non
C’est bête
Il suffit juste vraiment de
De
Se lancer
Ecrire
Sans s’arrêter
Ne pas recommencer
Pourtant
Il recommence encore
Encore et encore


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27 avril 2005

Reniement musical
Descente du rythme
Et les vers qui rongent les espaces entre les mots
L’humidité fertile du mot
Le regard cadavérique de deux points :
Enfoncés dans la chair fraîche
Sertissant le tissu mou du texte
Souvenirs verbalisés tel une conduite en état d’ivresse
Reniement animal
Descente des algorithmes
De la grammaire au sentiment
L’algorithme du mot
Tué par la lecture
Cadavre exquis moisissant dans le vide blanc


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26 avril 2005

J’aimerais que
Et tout le temps
Pouvoir voir
Et toucher
Te voir me
Et sourire malgré moi…
J’aimerais te dire que
ET tout le temps le crier,
Te montrer à quel point
Malgré mes demis mots…
Et à longueur de temps
Pouvoir tant et tant…
Mais tout ça tu le sais.
J’aimerais pouvoir croire
Et que tu y crois aussi,
Te faire entendre que
Te murmurer que
Et te voir sourire.
Te toucher
Te couver
T’effleurer
Tracer plus de mots et te voir rougir…
J’aimerais te dire que
Mais je ne le ferai pas
Parce que mes demis mots
Plus que moi…
J’aimerais te dire tant
Mais je ne le ferai pas
Quand mes mots sont entiers
Ils ne sont plus justes,
Quand je comble les vides
Je n’en dis plus assez…

Proposé par Poca-19833 sur Parano, en ETC.


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25 avril 2005

Une bougie au milieu d’un plateau argenté. Une bouteille de vin presque vide ondule à ses côtés. Pas de fenêtre, pas de porte, la pièce est vide, hormis la bouteille, le plateau, la bougie, à même le sol en lino blanc. Ils ne peuvent pas venir ici. Un lieu protégé, un lieu sans issue. Les pensées font écho sur les murs gris et lisses. Mais il n’y a aucune pensée. Personne ne peut rentrer ici ; et pourtant, la bougie, et pourtant, le plateau, et pourtant, la bouteille.
Une perceuse bataille pour insuffler de l’air en ce lieu. Elle fait un bruit horrible.


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24 avril 2005

Désurvivre, désenvier, défaire, décroire, déserrer, démettre, dévier, dépleurer, déshabituer, désaimer, déprétendre, désêtre, dé-penser… Dépenser… Est-ce une coïncidence linguistique ou le verbe dépenser reviendrait à déduire que l’acte de consommer signifie enlever sa pensée de soi-même ? Une société basée sur l’acte de consommation est une société basée sur le désir de ne plus penser à elle-même.
Une femme faisant les magasins peut être belle dans son désir de l’être, belle. Elle véhicule et symbolise néanmoins le souhait de toute une société dans son adolescence, de s’oublier. Dé-penser.


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23 avril 2005

Il suffit d’un clic pour sombrer dans le coma du monde. Cette fille qui s’échine à leur échapper, rampant sur un carrelage vide de toute commisération, alors qu’ils la fouettent en riant, nus et verges érigées autour d’elle. Elle, elle pense à son père, à sa mère, et à sa sÅ“ur qui prend des cours de théâtre à New York ; et puis elle rampe vers ce qui semble être la porte d’entrée, mais le plancher gondole sous l’effet du manque. Elle a tellement envie, finalement, d’être fouettée, d’être prise par toutes ces queues, juste pour qu’ils lui donnent quelques gouttes du liquide transparent qui sourit près du bar dans une seringue. Elle a tellement envie. Ne pas être ce clic du Net qui fait sombrer dans le coma du monde.


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22 avril 2005

Mme Rogivu monte les escaliers. 184 marches : elle les monte lentement, une après une, lentement : chaque jour. On lui a bien répété et répété qu’il fallait se trouver un appartement au rez, que le cinquième étage n’était pas fait pour une dame de son âge, qu’éventuellement, une maison de retraite… La concierge, une jeune blonde aux cheveux gras, secouait la tête, accrochée à son balai, sermonnant qui voulait l’entendre : « …à 85 ans, vous pensez, c’est une folie ! » Mais Mme Rogivu poursuivait, une main sur la rampe, l’autre tenant ses courses, elle montait, depuis cinquante ans elle montait. Elle avait son secret : c’est parce qu’elle montait qu’elle était toujours en vie.
Et c’est aussi en montant qu’un jour elle trouva la mort.
Avec le sourire.


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21 avril 2005

Un ciel enrhumé crache son venin sur la ville affaiblie. Les toits se tassent luisant sous le crachin épais que les passants d’une ruelle à l’autre tentent désespérément d’éviter. Le regard pendu sur les chaussures. Les filets d’eau entre les pavés et les semelles. L’éclat déplacé d’un rire d’enfant, quelque part. Les vitrines essaient d’être gaies, mais au-delà des reflets il y a le regard vague des vendeuses imitant leurs mannequins.


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20 avril 2005

Je suis très timide et très sensible. J’ai de la peine à vivre, souvent, pratiquement chaque jour. En ce sens, mon apparence ainsi que les modes d’expression de mon alter-ego sur le web sont très trompeurs. Je donnerais presque l’impression d’être caractériel, orgeuilleux, pompeux, incisif et toujours légèrement menaçant. Vous avez tout faux.
L’autre jour j’ai montré à un vieil ami cette photo qui me sert de passeport ici. Il m’a dit qu’à chaque fois qu’il la voyait il éclatait de rire. C’est pour vous dire…
Quand je bois je deviens certes différent. Plus osé, plus direct et parfois, agressif ou, tout au moins, provocateur. Rien qui ne soit inconnu aux effets usuels de l’alcool… Sauf que dans la vie « réelle » personne ne me connait comme ça : quand je bois, il s’agit d’une fuite virtuelle, je suis un web-coolique. N’allez pas imaginer que je sois alcoolo non plus, c’est aussi une fausse piste.
Je crois que mon blog, si on se met à le lire d’un mois à l’autre en diagonale, est *un peu plus* représentatif de mon personnage. Et encore, j’ai des doutes, puisque essentiellement il s’agit de tentatives d’expressions littéraires où parfois surnagent des parcelles de mon identité.
Cette image de « parcelles de mon identité » vient à me faire penser que je suis quelqu’un d’explosé. Attention, pas explosif, explosé. Cette subtile nuance fait sans doute un joli résumé de moi, puisque je bascule aisément d’un qualificatif à l’autre sans que cela ne se remarque trop.
Que signifie « Ãªtre explosé » ? Cela veut dire l’opposé d’unité. Je ne me sens pas un mais myriades, il y a par exemple des jours où je peux écrire sur l’amour et d’autres jours où je noie avec plaisir la Terre sous des langues de lave.
Tout un chacun possède sans doute cette variété en soi, tout en préservant une certaine unité de caractère, ce que je ne préserve pas. Le problème étant que j’existe uniquement par l’écriture. Je pense par l’écriture, je suis par l’écriture, je n’ai pas d’identité autre que ce que j’écris. Autrement dit en-dehors du web je suis quelqu’un qui parle très peu, qui ne donne jamais une opinion claire ou engagée, quelqu’un dont les émotions ne se manifestent que par la négation de la vie ou, lorsque c’est positif (rarement à cause de cette dualité qui fait qu’en moi l’un regarde l’autre en permanence et vice-versa), par de répétitifs et peu signifiants « c’est beau, c’est beau ».
Pour tortiller un peu plus cette confusion, toute identité sur le web existe avant tout elle aussi par les mots. Cette pluralité possible par les mots, gangrène de l’union du moi, fait que je déverse ou retiens toutes sortes d’opinion d’un « moi du web » qui en fait n’existe pas autrement que par ce déversement, ou ce silence, de mots. Cet état vient encore nourrir l’ambiguité originelle.
Je suis ce que j’écris, or dans l’écriture, je peux être le personnage que mon imaginaire souhaite.
Attention, je ne parle pas d’un acte conscient, d’une volonté d’être multiple, mais bien de la manifestation spontanée d’une identité qui n’a pas son équivalent en-dehors du web, en-dehors de l’expression de soi par les mots.
Ma photo de couverture image bien cet état de non-existence, ici comme dans le vrai monde. Je semble menaçant, mais en même temps je vous regarde d’en-bas, comme si je me redressais ahuri d’un rêve de moi-même où je me serais retrouvé, regroupé. En fait j’ai peur de vous. Et la peur de l’autre engendre justement, la peur de cet autre.
Là , je vous ai décris un mécanisme, une procédure qui, partant d’une identité explosée, aboutit en fin de compte à la création d’un personnage. Moi. Car vous vous êtes construit ou vous vous construirez une idée de moi, une idée unique, une entité concrète et réunie, ne voyant peut-être pas cette ensemble désordonné, ces contradictions, ce chaos qui, bon gré mal gré, car il faut avoir une idée unie de quelqu’un d’inconnu, constituera mon personnage à vos yeux.
Je devine cependant qu’on me prend souvent avec des pincettes. On se méfie, on craint que je ne me retourne en hurlant, que je sois en réalité quelqu’un d’autre que ce personnage, que cette idée qu’on s’est faite de moi. Vous ressentez quelque part le côté explosé, et le faites basculer automatiquement, dans ce processus d’unification de l’autre, à explosif, donc à « manipuler avec précautions ». C’est en effet la conséquence logique de ce que je viens de vous décrire.
Maintenant que vous avez terminé cette lecture, ces mots vont venir s’agglutiner à votre univers et apporter une autre touche à mon personnage, aux côtés des autres. Ce personnage qui, ai-je l’impression, plus j’écris plus s’éloigne de moi.
Vous croyiez être HRP ? Mais non, il n’y a PAS d’HRP. Regardez un peu les fiches autour de vous. C’est VOTRE monde, c’est MON monde, c’est un monde qui n’existe pas.
Et pourtant, il a beaucoup plus de sens que l’autre.


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19 avril 2005

J’ai la tête qui flotte, les idées en vrac sur un paquet de notes. Je dis parfois bonjour aux inconnus, comme si c’était une musique que j’aimerais entendre plus souvent dans la rue. J’ai en moi des montagnes de rêves colorés et en général, les psychotropes sont mes amis, puis mes ennemis… Mais ce n’est pas grave, j’ai depuis toujours adoré, me sentir grave et léger. Sur mon frigo, j’accroche régulièrement des listes, des post-it pour mes pensées. Hier, j’ai écrit « se rayer provisoirement de la liste des vivants » parce que je vais certainement être absent, du moins quelques temps. Dans l’idéal, je voudrais mourir d’un sourire mais une balle oui, je ne sais pas. J’aime bien jouer au tennis, faire ricocher les balles, transpirer sur matières synthétiques. Et je m’imagine même en Kuerten tout vide parce que je n’ai pas le soleil pour m’inspirer. Mais bon, c’est pas très important.
En ce moment, je vis dans les trous. En attendant la lumière, le creux est ma matière première comme je me plais à raconter. Et c’est vrai que j’aime disparaître. Mais l’attachement aux symptômes, j’aime pas trop. Je préfère les fantômes. Je précise que mon baromètre mental va bien, merci pour lui. Mais je peux écrire un interlude pour dépressifs si vous préférez. Je crois que je sais assez bien assembler des gammes recomposées et sentir les émotions passées. Mais le truc que je préfère, c’est marcher à l’envers dans Nantes-Atlantique. Je dis Atlantique à cause de l’océan parce que j’en parle depuis que je suis enfant. Mais bref, je tenais juste à dire que je ne connais pas Greg Davis. Je peux par contre vous chanter la chanson de Lois et Salomé si vous aimez les trucs pour bébés. C’est un peu la fin de tout, comme un retour à l’année zéro. Et finalement, je me demande si ce n’est pas ce dont j’ai toujours rêvé : tout recommencer.

Texte écrit par minipol, en ETC, Parano.be


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18 avril 2005

Toute cette histoire a commencé un 8 car le 8 est le chiffre de la vie nouvelle. Ce bouge est un octogone monté sur un couple de serpents autophages.
Elle scrute l’orient pour chaque matin assister à la naissance du jour, j’ai renversé la mappemonde avec mes médiocres mots, le temps est un mort-né, les premières heures sont celles du jugement dernier, elle part crever en occident… Occidere…

Si je suis omniprésent, dans le parfum âcre d’une mare urbaine, dans les aspérités rêches des parpaings, dans la teinte jaunâtre d’une pluie filtrée par les cheminées des usines, c’est que j’ai explosé, l’expansion d’un moi sans ego, j’ai fusionné pour n’être que globules de la ville. Tu suces la moelle de mes mots qui exsudent et qui stagnent dans les déchetteries isolées.

Ton ombre errante qui se détache de la normalité cyclique du monde, ton ombre errante claudiquant traînant avec orgueil le fardeau congénital, comme un bagnard fraîchement rasé lâché dans le petit matin.
Tu t’enfonces dans les bouches de metro, attirée irrémédiablement par la respiration machinale du monde, tu seras recrachée plus loin, inchangée. Et c’est bien parce que l’aspect corrosif du monde ne te fait pas plus brillante que de plus en plus tu deviens fruit amer.

Quelque part, une cave chauffée par des conduits détournés, un sol de terre battue, murs de briques molles, air lourd, moite, air palpable. Une silhouette, un sourire or, yeux au milieu des joues, parmi un tas de poupées chiffon il y a toi, transpercée, brûlée, humiliée. La poupée a elle aussi le sourire aux lèvres, le sourire or peste, l’attrape pour alimenter la chaudière puante. Tu te libères dans un rire rédempteur.

Texte écrit par Tveroz, en ETC, sur Parano.be


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