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Je viens de me rendre compte que l’essentiel est de dire aux femmes qu’elles sont belles.

:: 24/4/2012 à 8:36

apple products resolutions: ipad3 [1536x2048] – ipad1,2 [768x1024] – iphone4,4S [640x960] – iphone3,3GS [320x480]

:: 20/4/2012 à 8:41

Télécharger des updates résolvant des bugs, c’est comme de faire croire à un tétraplégique qu’il peut encore marcher (moi)

:: à 8:40

Beaucoup de gens perdent les petites joies dans l’attente du Grand Bonheur (Pearl S. Buck)

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Il était une fois un petit matin doré où les oiseaux gazouillaient. Quand le sang gicla sur un mur blanc. C’était celui du voisin.

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« J’aimerais un logo plutôt violet » – sic.

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Woodkid Iron: http://t.co/VCnU5xtW – Lyrics – paroles traduites: http://t.co/HdZ8c7ep

:: 28/3/2012 à 1:46

Wordpress multiedit-plugin does NOT work on WP 3.3.1

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Il était une fois un une fois qui traversait une fois une histoire d’une fois une ligne.

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Il était une fois une fille qui rêvait de plein de choses belles qui ne lui était pas données. Et rien ne lui fut donné. Elle se suicida.

:: 13/3/2012 à 12:54

J’étais sûr que ce concept de navigation « légère » apparu lors de la présentation du Google Nexus aurait un avenir ;-) http://t.co/fX0U4XIR

:: 12/3/2012 à 11:35

« Décrivez-vous en quelques mots ». « J’ai peu de cheveux. »

:: 9/3/2012 à 10:46

#Pinterest sur Android 4: une authentique catastrophe!

:: 26/2/2012 à 12:11

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:: 25/2/2012 à 10:08

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Archive pour janvier 2007

27 janvier 2007

Aranyo Ruth Blum (photo photographie picture image) - home adress (as of february 2007) : Floréal 10 | 1006 Lausanne | Switzerland | Phone number : +41216017424 - Mobile : +41788419128 - email adress : aranyob[...at...]homtail.com


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21 janvier 2007


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13 janvier 2007


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12 janvier 2007

Le présent n’a même plus le temps de passer, il se voit analysé, découpé en tranches, terrassé. On ne vous laisse plus rien vivre, simplement vivre, oui, tout est sujet à commentaires, à la diarrhée des images et du verbe.

Sometimes il y a des gens, des cars de touristes non nippons. Prendre garde à ne pas glisser sur du rouge à lèvres frais posé à même le sol, pas de pièges, juste des jeux de piste qui vont tout droit, évitent le mur, tracent la route sans emprunter les chemins de traverse désormais connus, reconnus, arpentés, sur lesquels nombre de genoux se sont écorchés… Les bottes cousues de diverses matières ne sont plus entachées de la boue des sentiers, c’est qu’il est parsemé de grandes toiles blanches qui attendent l’inspiration, le parfum du champagne et les demains sans fin. Que la colère quitte désormais les terres fertiles, l’archipel aux rues pavées de vérités est ouvert d’un coup de ciseaux aiguisés.

Fétichiste des phrases qui tournent en boucle sur les menus des DVD…
Fétichiste des clubs de golf de la région de Waterloo…

Un soleil blafard se couche sur une mère d’huile. Le verre déchire mes pieds, les vers se déchirent, je prends mon pied.
Les verres se déchirent, les piédestaux ne sont plus de mise. Miser les oripeaux, détrôner les seuils trop haut, ceux qu’on idole, ceux qu’on démiurge, ceux que l’on atteint qu’après s’être fait roi de nos propres batailles futiles. J’embrasse les oublis, je détrône les dénis, je joins les mains même si je ne sais plus prier. Je vous adresse mes prières oubliées, mes chandelles étouffées, mes psaumes reniés.
Je frotte une allumette, je respire la fumée… Je souffre, je monoxyde. Je m’oxyde, je caresse mes poignets percés, je bois mon âme, je me baise devant la télé, je me branle de l’obscénité. Je souris, je, saoul, ris, je me perds en un dédale d’humanité et vomis votre liberté, vous ne me faites plus bander. J’attends, me tends et observe l’obséquiosité.
Quoi, enfin quoi ? Me toucher, me supplier, me lasser, m’assouvir ? Savourer l’urgence lancer les scènes d’apparence. Briller, lustrer, frémir et tomber. A même la peau, à même l’ego. Maudire les nombrils irrités, sculpter les heures, retoucher les ardeurs. Savourer les patiences et me jeter dans l’oubli des ressentis. Vois l’aube, cette femme sereine, cette idole des déceptions qui croit voir dans les lumières précoces les promesses d’esquives tranquilles. Non ne crachez pas sur l’immédiat. Finalement il n’est pas si ingrat.
Quoi, enfin quoi ? Me troncher, me sublimer, me baiser et tout ça, saoul, vire ? Savourées, les décades dansent. Brûler, simuler, jouir et débander ? Ah m’aime la peau, ah hurle l’écho. Sans mot dire, les « non » brillent irrités… Je suis loin, si loin au dessus de vous, je contemple l’humanité, foulez de vos pieds mon icône brisée, je marchais, marcherais dans le désert de vos pensées. Je vaincrais, je vaincrais dans le trouble de vos certitudes. Peaux frêles, lèvres embrassées, j’ai tenté les abstraits, j’ai tenté les futiles. J’ai obligé les corporalités. Feinter, feinter, toujours feinter. Je vous veux lointains, je vous veux fébriles, je vous veux surprise des paupières et scintillements. Je suis adossé contre une dune de papier, je toise les étoiles, j’ose espérer mais m’efface sans plus d’équité. Le sang brûle, je simule, j’ai peur de demain comme j’apprécie un coup de rein. On oublie, on faiblit, on gémit pour ne pas aller de mal en pis…

Il titube, s’assoit, me toise de ses yeux hagards, d’une main malhabile, il cherche à se redresser. Il bafouille quelques phrases incohérentes et se plonge dans la douceur relative du coton couvert d’une toile satinée. Son costume beige clair en lin, froissé à cette heure-ci, comme il se doit, est souillé d’une substance nauséabonde qui s’auréole de bile jaunâtre et malodorante. Il regarde ses mains tremblantes, la crasse sous ses ongles manucurés, il caresse nonchalamment son annulaire sur lequel survit le spectre d’or et de platine d’un amour révolu. Il tente de parler, sa voix s’éraille, ses yeux se piquent d’humidité. Il a un haut-le-coeur, j’ai peur qu’il ne vomisse, il se couvre le visage. Je l’entends hoqueter, ne me résous à entamer la conversation, trop digne qu’il doit être, pour assumer d’avoir pleuré.
Il regarde par la fenêtre, l’incendie de néon qui brûle au travers de la nuit. Son visage s’éteint, s’illumine, dans un chaos par trop ordonné, au rythme de la publicité. Des yeux, il caresse la réalité au travers d’un écran de plexiglas griffé. La pluie, telle son âme, commence à tomber, s’écrase sur le trottoir, et dans un ultime soubresaut, tente de se redresser mais s’affale sur l’asphalte, piétinée. Il fouille ses poches, en quête de liquidité. Finalement je me tourne vers lui, mon visage grimé d’un sourire surfait.
-Où désirez-vous aller?
-J’ai pris la sortie 78, j’ai été très déçu, on ne part jamais de nulle part, on entre toujours quelque part.
Il pose un billet de vingt euros sur le siège passager, me salue avant de s’en aller.
Dans le silence du vide qu’il m’a laissé, je lui soupire ce que j’espère être une parole de réconfort
«A demain soir, comme tous les soirs, avec plaisir.»
Avant d’empocher le billet comme une prostituée…

Au bout de cinq jours, il restait hagard dans le désert. Bien sûr, ses larmes avaient fait pousser un buisson, mais cinq jours c’était long… Pas de femme, pas de clope, pas de pote avec qui partager les émois d’un match de foot en jogging vert chiasse adidas. Bon, pas besoin de sortir le clebs non plus, peut être était il crevé, sur le tapis persan devant la cheminée, de toute façon il n’avait jamais pu piffrer les bouldogs. Il lui avait posé un lapin, mais c’était pas la première fois, et puis les lapins, c’étaient trop de réminiscence d’un passé houleux et tourmenté, de fouets, jarretières de cuir noir et autres instruments de torture qu’il ne pouvait plus blairer, c’est vrai quoi, c’était pas un vieux SS en quête de mal à distribuer. C’est pas comme s’il allait tirer les juifs d’un chalet, où les hommes s’entassaient et scrutaient un vieux morceau de pain rassis avec gourmandise. Pourquoi s’était-il barré? Il avait fuit, fuit une réalité asthmatique, des pouffiasses décolorées, les jambes ouvertes, alanguies en quête de maternité après s’être fait sautées. Il avait fuit un hypothétique rejeton qui lui avait vomi dans son intimité et dont le souvenir s’étiolait comme un éclat de verre, brisé comme un rire. Et puis quoi? Peut-être que cette petite conne s’était fait avorter, dressant un mur rouge sang entre l’avenir et la réalité. Peut-être que sa marmaille croupissait au fond d’une poubelle, entre son pote tumeur et son ami placenta… Peut être ne restait-il de lui qu’un spectre malsain. Mais il n’allait pas se laisser crucifier par les regrets. Le regret, c’est démodé, pensait-il, juché sur sa paire de baskets adidas. De ses lapins, seul survivait un embryon d’égocentrisme, se savoir aimé, se savoir désiré, voila le seul intérêt. Ca faisait cinq jours qu’il s’était barré et il imaginait le nombre d’amantes qui l’attendaient, penchées contre le téléphone, dans l’attente d’un hypothétique coup de fil qu’il ne passerait jamais. Si les femmes veulent espérer, c’est leur affaire se disait-il, il ne fallait pas le prendre pour un âne, et encore moins menacer de le choper par les couilles, jamais on ne lui foutrait un harnais. A quoi bon se faire un sang d’encre, à quoi bon voir un signe dans des taches sans importances. Allez, il avait une religion à créer. Il s’aimait d’un amour si beau que la barbarie des hommes serait oubliée.

Les programmes salvateurs et avilissants du prime time avaient laissé place à une mire évocatrice, et moi, je contemplais benoîtement cet écran télé sans plus d’utilité. Il y eut quelques secondes, quelques minutes d’un mutisme religieux, puis sept trompettes sonnèrent simultanément depuis les cieux. Un coq chanta et l’hallali se déclencha.
Un simple cri hystérique, loin, très loin au dessus de moi, une cavalcade, des sanglots, des râles. Mon plafond tremblait, mon lustre de faux cristal de Bohème cliquetait.
Hagard, j’attrapais la télécommande posée sur l’accoudoir de velours côtelé et fit taire le silence de la télé. J’allumais une Lucky Strike, coup de chance, au moins il m’en restait. Je pensais à mon toubib qui avait passé sa vie à me mettre en garde contre ce poison à inhaler, avant de succomber à une cirrhose foudroyante.
Enfin je pus détourner mes yeux de cet écran placide, j’observais, rien n’avait changé. Pas d’ange de la mort à mes côtés, pas de ténèbres où s’enfoncer. Je finis mon verre de whisky, mis ma veste que je venais de récupérer chez le teinturier et lâchai ma clope à demi consumée sur la montagne de papier qui s’évertuait à annexer ma salle à manger.
L’air dehors était frais, le ciel étoilé. N’aurait été cette bande de clowns courant en tout sens autour de moi, pathétique comme issus d’un cirque de campagne, j’aurais pu apprécier la soirée.
Je marchais droit devant moi, pour la première fois, je ne regardais pas mes pieds, mais les façades bariolées. Je m’extasiais…

Je flotte, ballotté sans grâce par des lames de fond incendiaires. Je bois la tasse et les flammes me brûlent la gorge… Je défigure ta beauté, j’arracherais ton souvenir photographique, mes ongles creuseront des sillons dans tes joues, carnassier. Je suis une antiquité revisitée, une entité séquestrée, un jésus défiguré, je suis le fond de cale d’un chalutier, empli pour être vidé, sans attache et non sans tache…

Entrelacs d’asphalte dessinant mille et une formes auxquelles notre esprit associe des visages, des figures. Des taches anonymes de couleur plus ou moins vive se reflètent, affairées, sur le dédale vitré qui n’en finit pas. De loin en loin, des messages d’espoir ou de haine sont griffonnés à la hâte. Les taches progressent, chacune s’accordant inconsciemment sur un métronome apathique. Le chant des oiseaux, masqué par le silence de nos idées impassibles alors que nous brûlons notre avenir chaque fois que nous tournons une clé. Alors on regagne notre prison dorée, trop propre, trop exiguë, s’élevant toujours plus haut vers les cieux encastrés les uns sur les autres, immense abattoir de plâtre et de contreplaqué. On souffle, heureux, protégés par un rempart d’acier.


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3 janvier 2007

pas trop de chance,
complètement sans
but,
c’était un jeune homme
dans un bus
traversant la Caroline du Nord
en chemin vers
quelque part
et il a commencé à neiger
et le bus s’est arrêté
à un petit café
nulle part dans les collines
et les passagers
sont entrés.

Il s’est assis à un coin
avec les autres,
il a commandé et la
nourriture est arrivée.
ce repas était
particulièrement
bon
et le
café.

la serveuse n’était pas
comme les femmes
qu’il avait
connues.
elle était pure,
quelque chose
d’authentique
émanait
d’elle.
le cuisinier à la friteuse disait
des imbécilités.
le gars à la plonge,
derrière,
rigolait, un rire
bon
clair
agréable.

le jeune homme observait
la neige tomber derrière
les vitres.

Il avait envie de rester
dans ce café
pour toujours.

le curieux sentiment
le parcourut
que tout
était
magnifique
ici,
que cela restera toujours
magnifique
ici.

ensuite le conducteur
a dit aux passagers
qu’il était temps
de réembarquer.

le jeune homme
a pensé, je vais rester assis
ici, je vais juste rester
ici.

mais ensuite
il s’est levé et a suivi
les autres vers
le bus.

il s’est assis à sa place
et a regardé vers le café
à travers la fenêtre
du bus.
alors le bus a
démarré, repris la route,
descendant, loin des
collines.

le jeune homme
regardait droit
devant lui.
il entendait les autres
passagers
parler
d’autres choses,
ou ils lisaient
ou
ils essayaient
de dormir.

ils n’avaient pas
remarqué
la
magie.

le jeune homme
appuya sa tête
d’un côté,
ferma ses
yeux,
prétendit
dormir.
Il n’y avait rien
d’autre à faire -
seulement écouter le
son du
moteur,
le son des
pneus
dans la
neige.

 

—————————————–
Merci au dernier album de Tom Waits ("Orphans"), pour m’avoir permis de redécouvrir ce poème de Bukowski interprété par Waits. Librement traduit en français par David Ruzicka.
Ecouter le mp3 >>>
Page d’infos sur cette chanson de Tom Waits >>>


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