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Articles récents
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Actualité littéraire admin
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:: 7/11/2008 à 3:51
Une histoire écrite uniquement au travers de toutes les causes aboutissant à l’état psychologique présent et à ses conséquences. Ex: il préfère les voitures rouges parce que son père en avait acheté une lorsqu’il avait 5 ans, le jour de sa dent tombée et du cadeau de la petite souris.
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:: 6/11/2008 à 8:25
Un magasine a finalement réussi à définir ma maladie. Selon eux je suis un phobique social sévère et une personnalité évitante. Comorbidité: tendance dépressive. Sachant enfin ce que je dois résoudre en moi, je me sens déjà mieux.
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:: 13/10/2008 à 12:28
La psychodomie ou l’art de psychodomiser est en forte croissance dans le monde virtuel.
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:: 1/9/2008 à 5:54
Le problème quand tu es indépendant, c’est que tu ne sais jamais quand tu es en vacances.
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:: 23/8/2008 à 12:01
J’ai des émotions d’échiquier.
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:: 22/8/2008 à 5:35
Je continue à vouloir tout arrêter. Mais je continue. Je CONTINUE. Chercher.
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:: 14/8/2008 à 9:18
Je veux tout arrêter. Je veux devenir acteur. Et je le disais déjà à 13 ans. Pourquoi ne m’a-t-on pas écouté? Chercher.
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:: 3/8/2008 à 6:17
L’essor de la pornographie assure la survie de l’espèce. Chercher.
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:: 19/7/2008 à 12:26
Je n’aime pas comment le monde fonctionne. Chercher.
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:: 17/7/2008 à 1:01
“[...]à 35 ans, les idéaux se sont estompés et la réalité prend le pas…” Chercher.
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:: 14/7/2008 à 4:56
Ce qu’on appelle le retour à la réalité, est-il toujours brutal?
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:: 21/6/2008 à 5:31
Je déteste ma vie, je me déteste entier. Mais je ne suis pas malheureux.
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:: 16/6/2008 à 9:24
ATRIUM est utilisé pour éviter les troubles du sevrage chez les personnes dépendantes de l’alcool, en particulier les convulsions.
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:: 15/6/2008 à 10:58
Atmosphères d’Anjaliom (photographies)
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:: 25/5/2008 à 2:46
Le changement est ce qui se produit lorsque la peine de rester soi-même est plus grande que la peine de changer.
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:: 7/5/2008 à 10:45
Personne ne sait combien de temps peut durer une nuit de bonheur.
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:: 6/5/2008 à 8:55
Dans 50 ans tous ces gens qui ont leur profil enregistré dans tous ces sites sociaux, seront morts. A la vitesse où ces sites sociaux fleurissent, le web promet de devenir un joli cimetière.
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:: 4/5/2008 à 7:23
“Ce n’est pas parce que c’est difficile que je n’ose pas, mais c’est parce que je n’ose pas que c’est difficile.” Segoyewatha
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:: 29/4/2008 à 11:59
“Si la souffrance contraint à la créativité, cela ne signifie pas qu’il faille être contraint à la souffrance pour devenir créatif.” Boris Cyrulnik
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:: à 11:00
En mangeant ses huitres il eut cette illumination de chevet:
- incapacité à se concentrer
- manque de motivation
- oisiveté
- paresse
- sentiment d’être coincé
- je-m’-en-foutisme
- autodestruction
- amertume
- déception
- frustrations
- contemplation
- lassitude
- doutes
… et rebroussa chemin.
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:: 22/4/2008 à 3:32
"Je reste près de Léon et de la passerelle. Si je le retrouve, j’irai au café KD écrire sur le rouge des moments volés."
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:: 18/4/2008 à 12:56
4h à écouter dans le TGV un jeune couple de québécois parler des cocktails qu’ils ont expérimenté.
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:: à 9:59
Direction: Paris.
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:: 17/4/2008 à 12:49
Je suis en train de constituer la 1ère liste complète de sites qui ne sont pas censés être en lignes.
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:: 16/4/2008 à 5:08
Mis en ligne un concept de présentation style CV en "Timeline" http://twurl.nl/oqtfk2 qui consiste en…bla bla bla [commentaires bienvenus]
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:: 12/4/2008 à 5:39
La beauté de mon desktop: ses reflets, sa simplicité, son calme, la pureté diaphane de son étendue vierge, j’aurais envie de la partager.
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:: à 3:39
Je suis un connecté permanent je ne vis que par ma connexion http://twurl.nl/76kl3z
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:: à 9:14
Angoisse rituelle: sentiment de "décollement", de dédoublement, alors que je suis en ville, flots nerveux comme si j’avais faim.
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:: à 6:54
J’y reviens une fois tous les 10 jours, et encore et encore je ne comprends pas l’engouement général pour Facebook: c’est si mal fait.
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:: 11/4/2008 à 5:37
off: au théâtre de l’arsenic, j’aime le titre: "En contradiction totale avec les lois du blues"…
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Archive pour la catégorie 'Hommages'
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9 mai 2008
certains disent qu’on devrait éviter les remords personnels dans le poème,
rester abstrait, et c’est assez sensé,
mais putain;
douze poèmes disparus et je ne garde pas de copies et tu as pris
mes peintures aussi, mes meilleures; c’est suffocant:
tu essaies de me réduire en miettes comme tous les autres?
pourquoi t’as pas pris mon argent? c’est ce qu’elles font
dans les pantalons ivres dormant malades dans un coin.
la prochaine fois prend mon bras gauche ou un billet
mais pas mes poèmes:
je suis pas Shakespeare
mais parfois simplement
il y en n’aura pas plus, abstraits ou autres;
il y aura toujours de l’argent et des putes et des ivrognes
jusque sous la dernière bombe,
mais comme Dieu a dit,
croisant les jambes,
je vois où j’ai fait plein de poètes
mais pas tellement
de la poésie.
Charles Bukowski
to the whore who took my poems
Tiré de “Burning in Water, Drowning in Flame
Selected poems 1955 - 1973“, Black Sparrow Press, 1986.
Paru la première fois dans:
“It Catches My Heart in Its Hands“, 1963.
Traduit par David Ruzicka.
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3 janvier 2007
pas trop de chance, complètement sans but, c’était un jeune homme dans un bus traversant la Caroline du Nord en chemin vers quelque part et il a commencé à neiger et le bus s’est arrêté à un petit café nulle part dans les collines et les passagers sont entrés.
Il s’est assis à un coin avec les autres, il a commandé et la nourriture est arrivée. ce repas était particulièrement bon et le café.
la serveuse n’était pas comme les femmes qu’il avait connues. elle était pure, quelque chose d’authentique émanait d’elle. le cuisinier à la friteuse disait des imbécilités. le gars à la plonge, derrière, rigolait, un rire bon clair agréable.
le jeune homme observait la neige tomber derrière les vitres.
Il avait envie de rester dans ce café pour toujours.
le curieux sentiment le parcourut que tout était magnifique ici, que cela restera toujours magnifique ici.
ensuite le conducteur a dit aux passagers qu’il était temps de réembarquer.
le jeune homme a pensé, je vais rester assis ici, je vais juste rester ici.
mais ensuite il s’est levé et a suivi les autres vers le bus.
il s’est assis à sa place et a regardé vers le café à travers la fenêtre du bus. alors le bus a démarré, repris la route, descendant, loin des collines.
le jeune homme regardait droit devant lui. il entendait les autres passagers parler d’autres choses, ou ils lisaient ou ils essayaient de dormir.
ils n’avaient pas remarqué la magie.
le jeune homme appuya sa tête d’un côté, ferma ses yeux, prétendit dormir. Il n’y avait rien d’autre à faire - seulement écouter le son du moteur, le son des pneus dans la neige.
—————————————– Merci au dernier album de Tom Waits ("Orphans"), pour m’avoir permis de redécouvrir ce poème de Bukowski interprété par Waits. Librement traduit en français par David Ruzicka. Ecouter le mp3 >>> Page d’infos sur cette chanson de Tom Waits >>>
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20 juin 2005
Il faisait presque jour, je suivais le brouillard, l’inconnu(e) qui me souriait. Je me suis perdu, retrouvé, coincé sur un grand boulevard dont je ne me rappelle plus le nom et pendant que la foule solitaire se pressait, je pouvais toujours crever. Sur le trottoir, on ne m’indiquerait jamais la sortie. On me bousculerait même, comme si j’aimais valser au milieu des fumées noires, du bruit et des chantiers qui n’en finissent plus de pousser.
C’était une de ces villes malades qui crache ses poumons. Chaque matin et comme partout ailleurs, j’entendais des voix chuchoter, des radios grésiller et des dizaines de voitures qui passaient sous mon nez. C’était ça, le plus profond des transmissions qu’on pouvait capter. Mais j’oubliais qu’ici, on était juste en train de se réveiller.
Finalement, je ne faisais rien d’autre que contempler l’autodestruction que résument les journaux, la société aseptisée qu’on repasse chaque matin aux environs de 7 heures, la multiplication des maux, comme s’il n’y avait pas de poings à serrer mais des vieilles têtes, résignées, dressées au doigt, à l’œil, à tout ce qu’on voudra. Tout ça me donnait envie de gerber, de claquer la porte. Qui aime extrapoler le passé, vendre au présent et s’en foutre royalement ? C’est le futur qui nous attend, il faudra s’habituer. Regarder tout gris, même les hommes petits ou bien vivre sur une île, observer les éclaircies, vivre utopie, retrouver un semblant de raison quand les sapins dessineront l’horizon.
Ecrit par minipol sur Parano.be, en ETC
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12 mai 2005
Who besides me saw Aldo come back from the factory on a summer morning, his face covered with sweat and dust?
Who will remember my father’s youth after I am gone?
What about the smell of bleach on my mother’s hands?
Is there anyone else who will remember the “tartaruga” in the kindergarten?
And the Minestrone the children would eat at lunchtime between play ground and the little nap?
What about Walter who wanted to marry me as soon as possible?
Age four: As soon as possible is an eternity, but eternity is tomorrow.
And later, when the factory closed down, Aldo stopped working. He kept a garden in the neighborhood where he would raise rabbits.
Walter and I would observe them in their cages, but as soon as they were in our plates we would eat them without a single thought for their cuteness as little rabbits.
This poor woman in her hospital bed. She is missing her right arm and leg because of a rare disease. She is crying and wants to die, who else sees her besides me?
And the taste of polenta on a rainy day in a rainy country, when Livia would invite me to share their meal. How proud Aldo was of his little family. Who knows how happy I was picking up the mushrooms with my fork and sitting between Stefano and Walter?
A summer next to the sea, I lost my tooth and I am throwing it in the Ocean. On a picture I am smiling, a childish, innocent and toothless smile. Who will know why I was smiling?
One day someone told me a secret, I never told anyone, but where do secrets go when they are never told?
The day I blushed after a teenager whispered something in my ear. He does not remember what he whispered.
In London an old Lady telling me how in Germany they stuck a needle in her ear and injected her with chemical products. She survived.
Grandmother, her stories from older times, her sayings and her laugh.
The endless hours spend on learning: Ich bin, du bist, ihr seit, wir sind… German language that I hated. Now I am glad that I know it.
In the little line between the date of birth and the date of death there lies identity.
Books read, movies seen, people met, places been. This is what creates us.
There is no identity without memory.
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26 avril 2005
J’aimerais que
Et tout le temps
Pouvoir voir
Et toucher
Te voir me
Et sourire malgré moi…
J’aimerais te dire que
ET tout le temps le crier,
Te montrer à quel point
Malgré mes demis mots…
Et à longueur de temps
Pouvoir tant et tant…
Mais tout ça tu le sais.
J’aimerais pouvoir croire
Et que tu y crois aussi,
Te faire entendre que
Te murmurer que
Et te voir sourire.
Te toucher
Te couver
T’effleurer
Tracer plus de mots et te voir rougir…
J’aimerais te dire que
Mais je ne le ferai pas
Parce que mes demis mots
Plus que moi…
J’aimerais te dire tant
Mais je ne le ferai pas
Quand mes mots sont entiers
Ils ne sont plus justes,
Quand je comble les vides
Je n’en dis plus assez…
Proposé par Poca-19833 sur Parano, en ETC.
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19 avril 2005
J’ai la tête qui flotte, les idées en vrac sur un paquet de notes. Je dis parfois bonjour aux inconnus, comme si c’était une musique que j’aimerais entendre plus souvent dans la rue. J’ai en moi des montagnes de rêves colorés et en général, les psychotropes sont mes amis, puis mes ennemis… Mais ce n’est pas grave, j’ai depuis toujours adoré, me sentir grave et léger. Sur mon frigo, j’accroche régulièrement des listes, des post-it pour mes pensées. Hier, j’ai écrit “se rayer provisoirement de la liste des vivants” parce que je vais certainement être absent, du moins quelques temps. Dans l’idéal, je voudrais mourir d’un sourire mais une balle oui, je ne sais pas. J’aime bien jouer au tennis, faire ricocher les balles, transpirer sur matières synthétiques. Et je m’imagine même en Kuerten tout vide parce que je n’ai pas le soleil pour m’inspirer. Mais bon, c’est pas très important.
En ce moment, je vis dans les trous. En attendant la lumière, le creux est ma matière première comme je me plais à raconter. Et c’est vrai que j’aime disparaître. Mais l’attachement aux symptômes, j’aime pas trop. Je préfère les fantômes. Je précise que mon baromètre mental va bien, merci pour lui. Mais je peux écrire un interlude pour dépressifs si vous préférez. Je crois que je sais assez bien assembler des gammes recomposées et sentir les émotions passées. Mais le truc que je préfère, c’est marcher à l’envers dans Nantes-Atlantique. Je dis Atlantique à cause de l’océan parce que j’en parle depuis que je suis enfant. Mais bref, je tenais juste à dire que je ne connais pas Greg Davis. Je peux par contre vous chanter la chanson de Lois et Salomé si vous aimez les trucs pour bébés. C’est un peu la fin de tout, comme un retour à l’année zéro. Et finalement, je me demande si ce n’est pas ce dont j’ai toujours rêvé : tout recommencer.
Texte écrit par minipol, en ETC, Parano.be
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18 avril 2005
Toute cette histoire a commencé un 8 car le 8 est le chiffre de la vie nouvelle. Ce bouge est un octogone monté sur un couple de serpents autophages.
Elle scrute l’orient pour chaque matin assister à la naissance du jour, j’ai renversé la mappemonde avec mes médiocres mots, le temps est un mort-né, les premières heures sont celles du jugement dernier, elle part crever en occident… Occidere…
Si je suis omniprésent, dans le parfum âcre d’une mare urbaine, dans les aspérités rêches des parpaings, dans la teinte jaunâtre d’une pluie filtrée par les cheminées des usines, c’est que j’ai explosé, l’expansion d’un moi sans ego, j’ai fusionné pour n’être que globules de la ville. Tu suces la moelle de mes mots qui exsudent et qui stagnent dans les déchetteries isolées.
Ton ombre errante qui se détache de la normalité cyclique du monde, ton ombre errante claudiquant traînant avec orgueil le fardeau congénital, comme un bagnard fraîchement rasé lâché dans le petit matin.
Tu t’enfonces dans les bouches de metro, attirée irrémédiablement par la respiration machinale du monde, tu seras recrachée plus loin, inchangée. Et c’est bien parce que l’aspect corrosif du monde ne te fait pas plus brillante que de plus en plus tu deviens fruit amer.
Quelque part, une cave chauffée par des conduits détournés, un sol de terre battue, murs de briques molles, air lourd, moite, air palpable. Une silhouette, un sourire or, yeux au milieu des joues, parmi un tas de poupées chiffon il y a toi, transpercée, brûlée, humiliée. La poupée a elle aussi le sourire aux lèvres, le sourire or peste, l’attrape pour alimenter la chaudière puante. Tu te libères dans un rire rédempteur.
Texte écrit par Tveroz, en ETC, sur Parano.be
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17 avril 2005
J’ai été de la Môle et De Rénal, princesse ou sorcière, de Merteuil et de Volanges, Maman ou putain, maîtresse ou épouse, Sappho ou Salomé, ni pute ni soumise, Jane Eyre et Miss Tique, Folcoche et Chloé D… j’ai été celles et aussi ceux, à travers toutes les lignes, avalant des coins de page et des recoins d’esprits… Je n’ai de recul qu’à la fin, quand le livre me quitte. Je n’ai d’avis que lorsque je baigne dans le sens des feuilles. Je n’ai de sentiment que lorsque j’ai souffert et projeté, sinon, je m’ennuie, je m’endors sur leur lauriers et conchie toute vérité adaptée.
Je suis un livre, dé-livrée du mal…
Et si mon p’tit Blod était encore là , avec son dos pesé de citations, il dirait peut-être :
Les livres ont les destinées
Que leur fait, d’après ses idées
Et ses goûts, celui qui les lit.
‘Terentianus Maurus’
Texte proposé par Milady Renoir en ETC, sur Parano.be
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16 avril 2005
La lame cheveu qui brûle l’estampe.
L’épine d’ocre qui scrute la peau.
L’ongle incarné qui pointe l’épure.
Le triptyque s’enflamme, bouts de plume.
La dent contre le cœur, l’amour me tourbillonne malgré les larmes. L’obscure pulsation, de ma main, mais le souffle n’est pas glauque, oh que non. Il écume l’humus, transperce l’épiderme et explose le cloaque.
Les liens du sang, et du vent.
Bientôt Nos sourires sous les rayons de papier glacé, bientôt l’affaissement du Mont Chauve, la farandole diurne des veines et des branches qui portent l’ombre aux rampants et le suc aux bourgeons. Pourquoi j’ai noyé la mère…
Mon bonheur est dans cette confrontation des astres, mon plaisir dans le scintillement perpétué par le crépuscule de la mort. Briller pourpre et boucle par le passé, sans s’être agenouillé sur la vallée.
Je suis prêt au meurtre de l’oubli, paré contre les désillusions du martyre. Je ne suis ni plus ni moins, je suis tout autant, et vous m’êtes si précieux sous vos allures « dandyloquentes », dans vos sourires empreints de vérité. Je ne veux tout compliquer sans fin, j’ai faim, et la spirale est le plus long et périlleux parcours jusqu’à la sérénité des chemins.
Ecrit en ETC, sur Parano.be, par Creveine
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15 avril 2005
Lorsque d’une démarche altière et assurée,
J’entre en ce lieu sacré qu’on appelle « Leclerc »,
Mes yeux, bien malgré moi, sont toujours attirés
Par ces êtres divins surnommés les « caissières ».
Mais de toutes ces fées de la grande surface
Qui ont pourtant chacune un charme indescriptible
Il en est une qui de beaucoup les dépasse
Tant chez elle beauté et grâce sont visibles.
Je veux parler de toi, ô suave Morgane,
Dont le gracieux prénom rappelle à ma mémoire
Le magicien Merlin et le tigre Chere Kan
Quoique là je crois bien m’être trompé d’histoire.
Et quand vient le moment fatidique et cruel
Où je dois, pour payer, choisir une caissière
Je me dirige alors toujours vers la plus belle :
Vers Morgane bien sûr, Déesse du Leclerc.
Ecrit en ETC, sur Parano.be, par LaPlaie
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14 avril 2005
La photo prise par un car de touristes d’un couple valsant sur un des ponts surplombant la Seine est ma photo, dans la mémoire du vieux Monsieur souriant, il restera le souvenir de deux ombres marchant à vive allure suivies de volants virvoltants, les paumes de nos mains se rappellent encore le marbre froid des rigoles du Louvres.
Sometimes il y a des gens, des cars de touristes non nippons. Prendre garde à ne pas glisser sur du rouge à lèvres frais posé à même le sol, pas de pièges, juste des jeux de piste qui vont tout droit, évitent le mur, tracent la route sans emprunter les chemins de traverse désormais connus, reconnus, arpentés, sur lesquels nombre de genoux se sont écorchés… Les bottes cousues de diverses matières ne sont plus entachées de la boue des sentiers, c’est qu’il est parsemé de grandes toiles blanches qui attendent l’inspiration, le parfum du champagne et les demains sans fin.
Que la colère quitte désormais les terres fertiles, l’archipel aux rues pavées de vérités est ouvert d’un coup de ciseaux aiguisés - Une Julie.
Ecrit en ETC, sur Parano.be, par Ubik
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13 avril 2005
cette page, est-elle réellement tachée de
sang ?
ou de mots ?
ou de l’absangce de mots ?
est-elle sang mots ?
ce ne sont que des mauts,
n’est-ce pas ?
il n’y a pas d’odeur, de texture,
de chaleur, de goût
de couleur
rouge-brun-gluant,
pas de mouvement,
et pourtant ;
une plaie,
n’est-ce pas
une éternelle question
sang
vraie
réponse ?
Texte de phoenix, en ETC, sur Parano.be
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23 mars 2005
La vie sur terre est non seulement sans signification rationnelle,
mais aussi non-intentionnelle. Les lois du cosmos ont l’air d’exister
sans relation particulière avec l’existence humaine. L’homme est donc
une espèce de produit dérivé accidentel, comme les étincelles qui
s’échappent quand un forgeron fabrique un fer à cheval sur son enclume.
Les étincelles sont bien plus brillantes que le fer à cheval,
mais elles restent tout aussi inutiles. Au mieux, elles peuvent être vues
comme une maladie du fer à cheval, qui entame sa structure et détruit
son tissu.
Peut-être que la vie, de manière similaire, est une maladie du cosmos.
Phoenix, en ETC.
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19 mars 2005
vissée dans le parquet
Je suis celle qui, les pieds enracinés dans la terre, attend. Celle qui s’éparpille jusqu’au fin fond de vos yeux. Celle qui vous souffle dans les cheveux. Fille de feu, mélange d’eau et de terre de brume, je contemple. Enfermée dans des silences qui durent des cathédrales de râles. Je suis celle qui n’appartenait à personne, pas même à elle, celle qui collectionnait les solitudes comme des timbres à coller sur les lèvres. Maintenant, c’est moi la collectionneuse, celle qui a collé dans son cœur un autocollant marqué bonheur au marqueur, avec un prénom d’empereur. Colle forte, pour les moments de pluie, colle légère de sourire. Le reste, scotché dans ma mémoire amère et sucrée, confiture d’amitié assaisonnée de vent, trottoirs qui courent trop vite pour nos pas, et des rires qui glissent comme des mégères folles. Je suis celle qui rêve d’un cercle de femmes, d’une double touche noire blanche, d’un lac qui tressaille. Je suis l’eau qui coule le long de votre cou quand la pluie d’été se met à tomber, le chatouillis de l’herbe sous les pieds, la froideur d’une cascade, l’atmosphère des vitres ouvertes d’une voiture.
Je suis M… Se faisant la rousseur, se contemplant l’herbe des yeux, riant de sa blancheur de peau. J’ai les joues qui sont dragées, les courbes qui s’en mêlent. Je me vomis, je m’adule, j’électrifie ma peau, et je coule jour et nuit, redressant mes hanches pour mieux rebondir.
Si l’on vous demande qui je suis, dites un témoin. Une Morgane à la partie blanche qui se cache, une Viviane emmêlée dans ses roseaux, une dame de puits trop bavarde, une lavandière qui n’aime pas le goût du sang, une croqueuse qui empoisonne plutôt qu’elle endort. Je suis une Eve qui ne mange que des poires, une Sarah qui meurt jeune, une Dalila qui a des remords, une Bethsabée qui sanglote, une Judith qui collectionne les têtes dans sa tente, une Esther qui illumine, une Suzanne qui va au bain en maillot… Je suis femme-fille ,en fleur de cerisier, en pomme d’amour de fête foraine. Je suis le printemps de Botticeli, je suis une peinture de Moreau, je suis décousue par une couturière folle, enfilée sur un mannequin en bois patiné, grincée sur un parquet qui frotte, piétinée sur un carrelage qui glace, engloutie dans les grincements d’un lit. Je suis la dernière goutte de café le matin, le chocolat du soir, la fringale de quatre heures, l’odeur de pain dans la rue, le bruit des talons sur les pavés, le soleil le matin sur le visage, la lumière de la lune une nuit de printemps, une meule de foin roulée dans les champs. Je suis l’ombre de votre arbre, l’eau croupie du puits, la mousse sur les vieilles tombes, les miaulements des chats des cimetières, les plaintes des maisons la nuit.
Je suis le livre que vous froissez sous vos doigts, celui qui vous attire et vous rebute à la fois, que vous ouvrez cent fois par jour, pour mieux le jeter dans un coin de la chambre quelques secondes plus tard. Je suis une collection rare, ou trop utilisée, je suis un livre en papier recyclé, une presse qui ne fonctionne plus, une nouvelle pas fraîche…
Et je suis.
_________________________________________
[Encart à bazard de texte]
Un, deux, trois. Trinité celtique, rire de la déesse mère. Laisse moi prendre la barque pour l’île, et plonger mes mains dans le lac, j’attraperais les rites dans mon filet, et la nuit j’étendrais mon manteau sur la pierre, et j’attendrais. Elles arrivent, silhouettes sombres sous fond de lune, croissant bleu esquissé sur le front lisse. Elles ont tressé les cheveux comme leurs souvenirs, porteuses de coupes d’eau reflet. Le cercle se reforme, et les vibrations montent, le vent vient emmêler leurs cheveux, et le rêve commence. La voix monte, calme et sereine, baume apaisant pour les âmes troublées. Au fond du lac proche, elle sommeille, mais écoute. Et la dame blanche et noire est au centre. Double, double, elle illumine, au centre elle fait les éléments. Les étoiles semblent étinceler pour parer sa robe sombre, et la lune contemple son enfant, cœur de mère qui bat au rythme des paroles psalmodiées. Passe le temps à l’envers, je suis vêtue de sombre, entrée dans le cercle, et les pieds cloués. Les visages semblent se préciser, elles m’ont intégrée, et je suis dame de l’île. Sourire aux lèvres, j’ai réussi. Je suis femme de l’île. Celle des pommiers, et au loin, des cloches sonnent. Nous n’y prêtons pas attention, anciennes prêtresses, venues d’ailleurs et nulle part, conservées par une foi qui ne s’éteint pas. Demain, le printemps nous étreindra. Demain.
Elle enfile des perles. Elle ne sait plus faire que ça, regard dans les failles, perdue dans un monde dont elle ne sort plus. Attente de la barque, celle où il sera, LUI, son autre, son amant, son chevalier des jours perdus. Mais il ne vient pas.
Aujourd’hui elle a quitté le village, laissant au passage ses peignes d’ambre, ses vieux rires, son manteau de petite fille paumée, et eux. Les autres. Ils ne sont pas lui et leurs regards lui font mal. Et elles, ces femmes aux rides déjà trop prononcées, aux ventres déformés crachent leur venin sur son cou baissé. Infâme. Impure. Sorcière. Elle crie mais personne n’entend. Et ses yeux verts parlent. Sa chevelure longue se déploie. Ses mains s’électrifient. Le vent se lève. La pluie se bouscule. Les hommes ne parlent plus. Elle est en colère. Elle devient noire. Sa bouche se fait plus rouge. Ses dents pointues. Elle a des envies de morsures, de tueries. Puis son image dans sa tête. Ses cheveux retombent, et elle se sent lasse de tout.
Aujourd’hui elle a pris le sentier. Vers la rivière. Elle veut vivre en face de l’île. Leur île. Assise sur un rocher elle pourra attendre son retour. Bientôt elle le sait il sera la. Et ses mains. Sa bouche et son rire. Et tout recommencera. Elle sera à nouveau claire. Les mains sur les perles, elle continue. Elle enfile. Elle a parfois l’envie de s’étrangler avec le collier qui se fait de plus en plus long. Descend jusqu’à ses pieds. Il l’appelle.
Elle entend la voix. Voix douce. Puis menaçante. Elle frissonne. Dans le bas de son dos, ses souvenirs lovés. Ils serpentent. Elle crie. Et se mêlent les voix. Rauques. Violentes. Perdues. Perpétrées. Crispées. Volées sur les rochers.
Le rocher. Là -bas au milieu de la rivière. Il l’appelle. Elle le veut. Envie de s’y installer. Elle prend ses parles et les enferme dans sa robe. Dévoile ses jambes. Elle ne fait plus attention. Et elle s’enfonce dans l’eau. Glacée. Elle n’a plus froid pourtant. Elle sent la chaleur du courant monter en elle. Orgasme. Et elle monte sur le rocher. Les perles se sont éparpillées dans la rivière. Elle veut les ramasser.
Alors elle flotte. La tête sous l’eau. Il n’y a plus que ses cheveux qui sont visibles. Etincelants d’ambre liquides. Au fond elle voit une barque. LUI.
Chaque nuit elle grimpe sur le rocher. Elle est blanche maintenant. Bleue aussi. Et elle les appelle. EUX. Elle goûte. Savoure. Se nourrit. Et elle ATTEND.
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