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Articles récents
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Actualité littéraire admin
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:: 7/11/2008 à 3:51
Une histoire écrite uniquement au travers de toutes les causes aboutissant à l’état psychologique présent et à ses conséquences. Ex: il préfère les voitures rouges parce que son père en avait acheté une lorsqu’il avait 5 ans, le jour de sa dent tombée et du cadeau de la petite souris.
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:: 6/11/2008 à 8:25
Un magasine a finalement réussi à définir ma maladie. Selon eux je suis un phobique social sévère et une personnalité évitante. Comorbidité: tendance dépressive. Sachant enfin ce que je dois résoudre en moi, je me sens déjà mieux.
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:: 13/10/2008 à 12:28
La psychodomie ou l’art de psychodomiser est en forte croissance dans le monde virtuel.
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:: 1/9/2008 à 5:54
Le problème quand tu es indépendant, c’est que tu ne sais jamais quand tu es en vacances.
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:: 23/8/2008 à 12:01
J’ai des émotions d’échiquier.
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:: 22/8/2008 à 5:35
Je continue à vouloir tout arrêter. Mais je continue. Je CONTINUE. Chercher.
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:: 14/8/2008 à 9:18
Je veux tout arrêter. Je veux devenir acteur. Et je le disais déjà à 13 ans. Pourquoi ne m’a-t-on pas écouté? Chercher.
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:: 3/8/2008 à 6:17
L’essor de la pornographie assure la survie de l’espèce. Chercher.
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:: 19/7/2008 à 12:26
Je n’aime pas comment le monde fonctionne. Chercher.
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:: 17/7/2008 à 1:01
“[...]à 35 ans, les idéaux se sont estompés et la réalité prend le pas…” Chercher.
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:: 14/7/2008 à 4:56
Ce qu’on appelle le retour à la réalité, est-il toujours brutal?
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:: 21/6/2008 à 5:31
Je déteste ma vie, je me déteste entier. Mais je ne suis pas malheureux.
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:: 16/6/2008 à 9:24
ATRIUM est utilisé pour éviter les troubles du sevrage chez les personnes dépendantes de l’alcool, en particulier les convulsions.
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:: 15/6/2008 à 10:58
Atmosphères d’Anjaliom (photographies)
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:: 25/5/2008 à 2:46
Le changement est ce qui se produit lorsque la peine de rester soi-même est plus grande que la peine de changer.
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:: 7/5/2008 à 10:45
Personne ne sait combien de temps peut durer une nuit de bonheur.
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:: 6/5/2008 à 8:55
Dans 50 ans tous ces gens qui ont leur profil enregistré dans tous ces sites sociaux, seront morts. A la vitesse où ces sites sociaux fleurissent, le web promet de devenir un joli cimetière.
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:: 4/5/2008 à 7:23
“Ce n’est pas parce que c’est difficile que je n’ose pas, mais c’est parce que je n’ose pas que c’est difficile.” Segoyewatha
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:: 29/4/2008 à 11:59
“Si la souffrance contraint à la créativité, cela ne signifie pas qu’il faille être contraint à la souffrance pour devenir créatif.” Boris Cyrulnik
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:: à 11:00
En mangeant ses huitres il eut cette illumination de chevet:
- incapacité à se concentrer
- manque de motivation
- oisiveté
- paresse
- sentiment d’être coincé
- je-m’-en-foutisme
- autodestruction
- amertume
- déception
- frustrations
- contemplation
- lassitude
- doutes
… et rebroussa chemin.
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:: 22/4/2008 à 3:32
"Je reste près de Léon et de la passerelle. Si je le retrouve, j’irai au café KD écrire sur le rouge des moments volés."
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:: 18/4/2008 à 12:56
4h à écouter dans le TGV un jeune couple de québécois parler des cocktails qu’ils ont expérimenté.
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:: à 9:59
Direction: Paris.
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:: 17/4/2008 à 12:49
Je suis en train de constituer la 1ère liste complète de sites qui ne sont pas censés être en lignes.
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:: 16/4/2008 à 5:08
Mis en ligne un concept de présentation style CV en "Timeline" http://twurl.nl/oqtfk2 qui consiste en…bla bla bla [commentaires bienvenus]
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:: 12/4/2008 à 5:39
La beauté de mon desktop: ses reflets, sa simplicité, son calme, la pureté diaphane de son étendue vierge, j’aurais envie de la partager.
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:: à 3:39
Je suis un connecté permanent je ne vis que par ma connexion http://twurl.nl/76kl3z
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:: à 9:14
Angoisse rituelle: sentiment de "décollement", de dédoublement, alors que je suis en ville, flots nerveux comme si j’avais faim.
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:: à 6:54
J’y reviens une fois tous les 10 jours, et encore et encore je ne comprends pas l’engouement général pour Facebook: c’est si mal fait.
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:: 11/4/2008 à 5:37
off: au théâtre de l’arsenic, j’aime le titre: "En contradiction totale avec les lois du blues"…
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16 novembre 2008
Toi là qui passe
Ne meurs pas s’il te plaît
Remonter le temps
Je ne veux pas qu’il s’en aille
Le temps où je ne pensais pas au temps
J’étais libre de penser l’avenir
M’imaginer là -bas
Pas juste maintenant
Seulement maintenant
Maintenant, j’y suis.
Ne t’en va pas.
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2 novembre 2008
De nous marchant dans la neige.
Les traces de pas profondes et main dans la main
La tête penchée sur tes pas, pensive, crissements
Ce n’est pas une journée de ciel bleu
Le ciel est bas et dans le brouillard il neige
Les sons étouffés et l’odeur de la résine
Buée autour de tes lèvres, cristaux sur ton bonnet
Le sentiment d’être ailleurs et nulle part
Et aussi au coeur du monde
Avec toi, élémentaire.
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1 novembre 2008

Je me tiens au milieu du stade
cauchemardesque
tous feux sur moi
je dois faire quelque chose avec cette balle et cette raquette
mais je n’ai aucune idée
Les projecteurs deviennent si chauds…
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27 août 2008

Indicible
inaudible
inexprimable
mais moi j’ose
moi
j’ose haut et fort
je l’entache de froc
je l’entiche de toc
moi Môssieur
moi Madame
que cette journée fut une journée de
Jamais sans penser aussi laide
oui Môssieur
et ça rime
OUI MADAME
PS: je sais je l’exprime mal
(ça fait justement partie de la journée de…)
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22 août 2008

L’entassement des petites choses que je fais qui se répètent jusqu’à la nuit
je crois que je dors; et ces choses que je crois que j’oublie jusqu’au matin
la répétition qui recommence et ces petites différences qui font comme si rien
alors que tout, un peu décalé, s’entasse encore, fine croûte sur la peau des jours
entre les failles des monoblocs granitiques que les monoblocs se font
le temps s’accumule, entre ses replis traînent les miettes des jours
Entre elles je suis, je m’élabore, le minuscule moi qui ne se voit nulle part
s’entasse, pousse, diurne, nocturne, diurne, nocturne, comme une fleur du mal
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16 août 2008
Je crains ne pas être là , ma puce
Toi tu vadrouilles avec toutes tes pensées
Et t’en as des pensées dans une journée
T’es grande, t’as plein de pensées
Sais-je quoi faire avec toi, ma chérie?
Je suis ce train de vie d’aveugle adulte
Je t’abandonne dans les compartiments
Avec toutes tes pensées qui le remplissent
Et tes questions, tes “pourquoi”, tes “c’est vrai”
Toute ta vie qui me passe un peu à côté
Je poursuis seul, quelles chimères?
Je te laisse grandir, t’abandonne aux autres…
De ne jamais être assez là , avec toi
Vraiment avec toi tu vois
Pas juste pour te préparer ou vérifier
Pas juste contrôler ou surveiller
Mais être vraiment là avec toi
Au lieu de partir toujours un peu quelque part
Te laisser devenir sans moi,
Avalé par le quotidien, d’être là sans être père.
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21 juillet 2008
dans la vague mortelle
accroché aux récifs
la simplicité de l’ouragan
tout est à côté

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18 juillet 2008
Une gemme qui brille
dans la terrible noirceur d’un ciel d’automne un soir pluvieux quand les nuages bougent vite et font des ombres entre eux
Je l’aime cette gemme
au-dessus des toits qui bâillent comme moi
et je m’élance vers elle
sans manières précises
aussi flou qu’une sauna et aussi chaud
pour lui chuchoter de ne pas faire comme si on m’oubliait
tout s’oublie
tu m’oublies
et je suis là , las
laissant la ville à son fatras de silences
me demandant pourquoi tout est si
immobile.
Pleurant sur mon sort dantesque,
incapable de juste écrire
un simple poème d’amour.
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14 juillet 2008
Sous l’eau translucide le fond qui prend la forme de vaguelettes
Nager à midi quand le sable est brûlant et les rondelles d’ombre des parasols
apaisent un peu les yeux, le vacarme des cigales cachées dans les pinèdes, les écouter
à l’ombre des pins en admirant le patchwork du ciel en filigrane des branches, des pives géantes,
et les hannetons si maladroits, à bourdonner sur leur dos, les pattes gesticulant à la merci des lézards,
l’odeur mielleuse et amère des pins sous le soleil tout le temps;
La pierre noire, fraîche et brillante comme de l’eau, du hall de l’hôtel.
Ils arrivent et repartent, des vagues, semaine après semaine d’été.
J’ai foulé ce sol à 4 ans, je le respire encore maintenant, avec mon propre fils et ma propre fille, ce sol de vacances infinies, sous l’horizon immuable de la Méditerranée.
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9 mai 2008
certains disent qu’on devrait éviter les remords personnels dans le poème,
rester abstrait, et c’est assez sensé,
mais putain;
douze poèmes disparus et je ne garde pas de copies et tu as pris
mes peintures aussi, mes meilleures; c’est suffocant:
tu essaies de me réduire en miettes comme tous les autres?
pourquoi t’as pas pris mon argent? c’est ce qu’elles font
dans les pantalons ivres dormant malades dans un coin.
la prochaine fois prend mon bras gauche ou un billet
mais pas mes poèmes:
je suis pas Shakespeare
mais parfois simplement
il y en n’aura pas plus, abstraits ou autres;
il y aura toujours de l’argent et des putes et des ivrognes
jusque sous la dernière bombe,
mais comme Dieu a dit,
croisant les jambes,
je vois où j’ai fait plein de poètes
mais pas tellement
de la poésie.
Charles Bukowski
to the whore who took my poems
Tiré de “Burning in Water, Drowning in Flame
Selected poems 1955 - 1973“, Black Sparrow Press, 1986.
Paru la première fois dans:
“It Catches My Heart in Its Hands“, 1963.
Traduit par David Ruzicka.
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4 février 2008
sans vergogne qu’il appuierait start un type ivre, c’est samedi soir, ricane en voyant le pont s’effondrer à ce moment j’en ai aucune idée, mec, j’en ai aucune idée la caméra est on
serait sorti avec des images extraordinaires un autre le tire alors qu’un immeuble s’écroule et que les militaires se mettent à flinguer l’air et la nuit c’était quoi ça bordel, t’as vu?, c’était quoi ça (l’échoppe est remplie de souffles courts sous les néons) la caméra est on
terré comme les autres pourtant il tiendrait sa caméra et verrait, entendrait sous un néon d’urgence, le sourire d’une femme qui lui a sauvé la vie parce qu’il y a des choses qui rampent dans le tunnel du métro où ils ont fui la caméra est on
la ville serait en fumée et l’armée annoncerait tout détruire il s’épuiserait à monter des marches dans un immeuble désert pour la chercher défoncer une porte pour rentrer par le toit, t’es t’es t’es vraiment là ? elle crie en le voyant et que les gravats sont arrachés ils hurlent en courant dans la rue et qu’un grondement abat les hélicoptères dans les décombres pleuvant la caméra est on
Baigné de sang dans les sirènes d’une attaque nucléaire de dernière chance, sous les détonations du matin il témoignerait en tenant la caméra et elle serait à côté ok, je sais pas ce qui passe, quelque chose a envahi la ville, je suis allé la chercher, on a essayé de des pas sourds écrasent tout disparaissent dans un ultime éclat de caméra la bombe les ensevelit la caméra est on
ses images seront découvertes plus tard.
Il n’y a plus d’issue la caméra est on
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27 décembre 2007
Un regard qui a déjà été là un désir s’étendant vers un drap vide une explosion impossible qui s’étire comme si c’était vrai comme si le mal n’étreignait pas aussi s’épancher infiniment de toi parce que c’est trop et pouvoir éclater de rire parce que c’est comme passé tout en cherchant l’hyène de ce qui peut rester, tendrement pour fouiner dans le sang de ce qui n’est plus et ne peut plus et que dans ce seul regard du souvenir toute la vérité blesse plus que si cet enfant tendant les bras n’avait jamais existé plus loin qu’un strip-tease, une chambre d’hôtel, une vitrine d’aéroport et que le père qui regarde le vide comme s’il n’avait jamais eu de fils d’avoir encore envie d’oublier que le chemin avance encore plus loin là où le fleuve sentencieux fait couleur les larmes pour aucun oubli et que cette chose qui fait vivre et mourir se taise vers l’horizon dont la larme ne peut plus rien dire
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30 novembre 2007
Il y avait une raison à mon avenir il n’y a pas si longtemps. L’amertume. Ma pire ennemie. Je voulais Je pensais que ceci adviendrait Que cela serait inéluctable Quoi ceci quoi cela Je ne sais même plus Il y avait une raison Il y avait une envie Un désir de moi-même Une affiche géante où je m’aurais vu sourire. Ce genre de conneries qui te fait penser que tu peux aller au-delà . Et même rêver. Rêver De quoi? J’ai oublié.
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15 avril 2007
Quelqu’un a fait le feu et s’est enfui Laissant les cimes brûler entre la neige Et le ciel Et le ciel et le ciel et le ciel En s’en allant il a laissé le feu et le vide Les matinaux, hagards, se traînent, brûlés Dans les bois sous la neige ils hurlent Longtemps Les chalets craquent et les autres Qui ne vivent pas encore, s’y terrent de terreur Et la glace s’enflamme, éternelle Mangeant les derniers sillons des titans de pierre Laissant gémir encore et se tordre Les premiers humains jaillis des rêves Recommençant à mourir Et il a fait le feu et il est parti Ses traces dans la neige Je les vois au lever et je pleurs Je pleurs mon père qui ne reviendra plus allumer ce feu.
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14 avril 2007
Pas de répit pour mon corps heurté par la machinerie qui le dirige aveuglément en suspens au-dessus des cris d’horreurs : dans la nuit et l’envie d’être aimé. Je crois sans cesse arriver à m’évader. Mais il ne faut pas tuer l’évasion, il faut tuer l’envie d’évasion. Cette existence qui n’est pas la mienne. Je vis pour le compte d’un autre dont je n’aime pas les faits et gestes, que je ne respecte pas, dont je n’admire rien. Il m’obéit bêtement. Je ne sais pas si je vais encore tenir longtemps, me dis-je parfois après une nuit terrible. J’ai ce monstre qui veut ma peau. Et même le tendre regard que mon fils lève sur moi n’y peut rien.
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7 avril 2007
Radieuse innocence plongeant ses petits doigts dans le magma de l’avenir de pleurer en pensant au cancer, chaudes larmes où toute l’image de la mort de ses parents brille cet âge infinitésimal mais immense dans l’âme lorsque le centre du monde n’est plus au fond de son coeur mais soudain autour d’elle cette bulle glaciale des autres flottant dans le cosmos seule et puis elle oublie jouant sur les heures, les semaines et les mois d’où émergent épars et indolents les évènements de l’enfance, entre ses mains lançant vers le ciel la poussière des minutes Elle grandira et je mourrai Pensant ainsi tandis qu’elle joue aux schtroumpfs Impassible, un vaste cratère de larmes, la mer courant vers moi elle saute dans mes bras et son coeur de battre la chamade contre celui de son père qui la serre je la serre contre moi dans cette rue qui sera celle de son enfance La serrer ne pas la lâcher, la serrer pendant que nous sommes ici.
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5 avril 2007
La fixité de Néfertiti sur son front et quand j’ai fait semblant de ne pas la connaître parce qu’il m’est intolérable de croiser quelqu’un dans la foule pressée des autres pour devoir dire quelque chose de toujours abscons, alors elle a foncé droit sur moi avec son front de Néfertiti pour m’irradier d’un innommable sourire accompagné de l’incontournable "Hello, David !" J’ai fait comme si j’étais plongé dans des pensées complexes hors desquelles il est dangereux de me tirer. J’étais en réalité frustré de ne pas avoir terminé de télécharger un porno appétissant le soir précédent. Un vent vexant tentait de m’arracher ma casquette. Comme d’habitude, les gens m’énervaient. Elle a endolori ma vision du monde d’un sourire des yeux pour accentuer encore son plaisir anticipateur et inassouvissable de m’entendre lui répondre "Hello, Renée ! (prénom d’emprunt)" Ce que je n’ai pas dit; débordant de silence. Le mouvement général des foules fait vibrer les pavés au point que j’ai peur que tout s’effrite, comme j’ai d’ailleurs peur de beaucoup de chose, à commencer de moi-même. Avec toutes ces impulsions printanières monomaniaques tournant en cercles dans la crypte qui me sert de cervelle j’aurais tout aussi bien pu lui trancher la gorge, à ma Néfertiti. Secouer son front hautain contre les pavés balayés par la pluie en sifflotant tel un ouvrier appliqué. La voûte céleste vide et blanche m’a un moment rassuré : l’immensité de mes désirs est à tout moment capable de disparaître. Le coin des yeux franchement heureux de Renée teinté de perplexité. Je me suis éloigné sans rien dire. Ca fait du bien de donner des baffes. Mais j’ai reçu un petit mail où elle me dit que "tu es toujours aussi drôle David… bla bla bla" et à la fin "…mon petit excentrique". J’étais écrasé de haine. Cette chienne m’a complètement déprimé.

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3 avril 2007
Il y a un moment où les autres ont tout à coup cru qu’ils pourraient être meilleurs que moi, que je ne serai plus le centre de leur monde. Quand je suis né. Gravissimme malentendu que la consommation frénétique des plantes, en particulier des plantes tropicales, démontre jour après jour : les frous-frous de la foule matinale dans les rues printanières sont absolument odieux comparés à leur silence en sueur. Et je ne parviens pas contrairement à vous à n’être quoi que ce soit d’autre qu’une vapeur de déconcentration, un morceau de viande trop cuit, une liste de prestations non-contractuelles. Vous êtes vraiment trop nombreux, depuis que je suis né, et je ne comprends pas les succès récents de la tyrannie écologique dont les propositions de survie de l’espèce humaine sont rangées dans des modules multi-critères de scénarios catastrophe, depuis que je suis né, que vous disparaissiez tour à tour à une vitesse accélérée dans le brasier du réchauffement planétaire. Je comprends les vexations d’Hitler et les agacements de Le Pen. Eux aussi lorsqu’ils sont nés les autres ont cru quelques temps qu’ils ne seraient plus le centre du monde.
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