<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>[ David Ruzicka - Mouvements de pensées ] &#187; Histoires</title>
	<atom:link href="http://www.davidruzicka.com/blog/tag/histoires/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.davidruzicka.com/blog</link>
	<description>Assez souvent, David Ruzicka écrit encore</description>
	<lastBuildDate>Mon, 06 Feb 2012 15:37:41 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0-beta2</generator>
		<item>
		<title>The best way to finale table</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2009/04/30/the-best-way-to-finale-table.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2009/04/30/the-best-way-to-finale-table.html#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2009 07:10:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[cache]]></category>
		<category><![CDATA[Grafs]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Sur le fil]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.davidruzicka.com/blog/?p=1230</guid>
		<description><![CDATA[Une agence de voyage spécialisée dans les tournois de poker, quelle bonne idée! C&#8217;est PokerTravel ou PokerTravel.ch! The best way to finale table.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une <a href="http://www.pokertravel.ch/site/">agence de voyage spécialisée dans les tournois de poker</a>, quelle bonne idée! C&#8217;est <a href="http://www.pokertravel.ch/site/">PokerTravel</a> ou <a href="http://www.pokertravel.ch/site/">PokerTravel.ch</a>! <em>The best way to finale table.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2009/04/30/the-best-way-to-finale-table.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Synopsis 2</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2008/03/12/synopsis-2.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2008/03/12/synopsis-2.html#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 12 Mar 2008 17:56:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.davidruzicka.com/blog/2008/03/synopsis-2.html</guid>
		<description><![CDATA[J&#8217;ai tout plaqué. Femme, enfants, boulot, sa ville, son pays, et il est parti à Paris. Dans le TGV il pense souvent à Henri Miller. Parce qu&#8217;il se sent comme lui, comme un grand écrivain en partance pour l&#8217;aventure de la création. J&#8217;ai 43 ans, il est temps de tout plaquer, sinon je vais crever [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai tout plaqué. <br />Femme, enfants, boulot, sa ville, son pays, et il est parti à Paris. Dans le TGV il pense souvent à Henri Miller. Parce qu&#8217;il se sent comme lui, comme un grand écrivain en partance pour l&#8217;aventure de la création. J&#8217;ai 43 ans, il est temps de tout plaquer, sinon je vais crever sans avenir. Il se marre tout seul alors qu&#8217;une jeune femme l&#8217;observe depuis l&#8217;allée centrale.<br />L&#8217;hôtel est minable. Parfait, c&#8217;est exactement ce que je cherchais. A 20 euros la nuit près du quartier St-Denis, encore mieux. Sa chambre est décorée comme une chambre d&#8217;hôte perdue en Normandie. Un lit épais, une table surannée, une tapisserie rosâtre, un lustre poussiéreux, à vomir. Je m&#8217;en fous. Je suis pas là pour la tapisserie. Il dépose délicatement son ordinateur portable. La fenêtre donne sur une ruelle et un mur aveugle, excepté une lucarne qui s&#8217;entrouvre alors. Le visage de la jeune femme sort de l&#8217;ombre et l&#8217;observe.<br />Les jours blêmissent, le ciel est bas, la lumière fade. Paris chuinte de ses millions de pneus anonymes sous la pluie. Je passe mes matinées à boire des cafés au coin de la rue et cette putain de hantise qui me bouffe l&#8217;estomac parce que je ne sais pas quoi écrire. Quand il pense à sa chambre, il commande du vin et en milieu d&#8217;après-midi, titubant, il va s&#8217;effondrer dans le lit trop mou, à l&#8217;odeur de carton humide. Il se réveille au milieu de la nuit et, parfois, il voit la jeune femme au pied de son lit. Qui l&#8217;observe.<br />Puisqu&#8217;il ne sait pas par quoi commencer, il se dit je dois commencer par un truc simple. Alors il pense à ses enfants demandant à maman, devant la maison avant de partir pour l&#8217;école: il va bientôt revenir? Et il pense à un truc, une idée aussi simple que ça: la tristesse et l&#8217;apitoiement et la haine de sa femme le soir attablée à la cuisine après les avoir couché. Sa main tremble au-dessus du clavier. Pourquoi ma main tremble bordel de merde? Il se ressert une rasade de cet alcool fort que j&#8217;ai importé dans la chambre parce que c&#8217;est cher au bistrot. Je guette le vasistas d&#8217;en-face. <br />Qui est-elle?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2008/03/12/synopsis-2.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Synopsis 1</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2008/03/11/synopsis-1.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2008/03/11/synopsis-1.html#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2008 15:04:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.davidruzicka.com/blog/2008/03/synopsis-i.html</guid>
		<description><![CDATA[Le lieu et l&#8217;époque sont indéterminés. L&#8217;amour n&#8217;existe plus, mais il n&#8217;y a plus ni guerre ni paix. La peur n&#8217;existe plus. Une société matriarcale enferme les hommes dans le rôle de reproducteurs. Les Tours, encerclées de plaines enneigées et battues par d&#8217;incessantes tempêtes, sont l&#8217;unique habitat physique de ces femmes bioniques dotées d&#8217;une durée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le lieu et l&#8217;époque sont indéterminés. L&#8217;amour n&#8217;existe plus, mais il n&#8217;y a plus ni guerre ni paix. La peur n&#8217;existe plus. Une société matriarcale enferme les hommes dans le rôle de reproducteurs. Les Tours, encerclées de plaines enneigées et battues par d&#8217;incessantes tempêtes, sont l&#8217;unique habitat physique de ces femmes bioniques dotées d&#8217;une durée de vie immense, consacrées pour l&#8217;essentiel à l&#8217;étude et la quête du savoir. La réalité ne possède pas plus de sens que les nombreuses dimensions artificielles dans lesquelles les femmes naviguent. Le déplacement spatial est minimal. Le réseau imprègne chaque instant, les souvenirs, l&#8217;avenir, l&#8217;identité, de ces femmes-particules; il étend ses ramifications entre les Tours. Celles-ci incarnent peut-être d&#8217;ancestraux états-nations. Le sommeil est artificiel et le rêve peut interférer dans chaque instant. La mort aussi, est artificielle, provoquée par le réseau sans nécessité apparente, elle mène au centre de l&#8217;univers.<br />Errata, une spécialiste des technologies réseau, vient d&#8217;apprendre qu&#8217;elle va mourir. Yago, un mâle révolté avec qui elle a produit des enfants, prend contact avec elle. Il lui montre ce qui se passe dans les coulisses de la Tour: un groupe de femmes dignitaires tente de cacher au réseau l&#8217;apparition d&#8217;un nuage de chaos multi-dimensionnel. Cette entité destructrice semble provenir de 5 individus situés à différents niveaux de conscience. Contrecarrant les projets de la Tour, Errata, aidée de Yago, va essayer de les retrouver, à travers l&#8217;espace et le temps, la mort et le centre de l&#8217;univers, pour comprendre et éviter une terrible plongée dans l&#8217;inconnu.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2008/03/11/synopsis-1.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Psychadelia pour un</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2007/11/23/psychadelia-pour-un.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2007/11/23/psychadelia-pour-un.html#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 23 Nov 2007 21:59:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.davidruzicka.com/blog/2007/11/psychadelia-pour-un.html</guid>
		<description><![CDATA[Dans un temps infini, tout est possible, me répètent les reflets flous des voyageurs contre le verre obscur du train dans la fin d&#8217;après-midi.Et de penser cela sonne faux. Il n&#8217;y a même pas de temps, tout comme il n&#8217;y a même pas d&#8217;infini.En se promenant dans un paragraphe, José remarque la vie qui lui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un temps infini, tout est possible, me répètent les reflets flous des voyageurs contre le verre obscur du train dans la fin d&#8217;après-midi.<br />Et de penser cela sonne faux. Il n&#8217;y a même pas de temps, tout comme il n&#8217;y a même pas d&#8217;infini.<br />En se promenant dans un paragraphe, José remarque la vie qui lui sourit parce qu&#8217;à la suite trois femmes croisées dans les corridors du métro lui ont jeté un bref regard.<br />Les regards.<br />Il y en a tellement, mais tellement, l&#8217;éreintant fourmillement des regards jetés les uns sur les autres pèle-mêle. Dans un temps infini, tout est possible. Tout. A en croire les maths. Parce qu&#8217;alors tout est indéterminé et alors, à en croire les maths, sur l&#8217;escalier de l&#8217;éternité, chaque effort, chaque peine et chaque joie se propage doucement dans le vide noir de la vitre des passagers du train sur le point d&#8217;arriver à une autre gare. Où quelques néons et frôlements s&#8217;étaleront, doucement, lentement, dans toutes les directions. Éléments indistincts du quotidien de la masse.<br />Il y en a tellement, mais tellement.<br />Une solution, disait-elle, serait d&#8217;abaisser le nombre d&#8217;individus à moins d&#8217;un milliard, par des massacres réguliers et un contrôle puissant des tentations sexuelles.<br />En Afrique, au Centre, où le soleil est toujours au-dessus de la tête, nébuleuse tétraplégique dans la brume que respire le sol, continuellement, dans un temps infini, où tout est possible, avant de s&#8217;effondrer sur l&#8217;horizon et dévoiler une nuit suante, que les rares lumières soulignent d&#8217;halos vagues à la respiration, il existe aussi des passagers, et des vitres qui les reflètent, et quelque part sur le fond noir des plaines, des grognements d&#8217;amour.<br />Dans le jour José voit ses pieds contre la terre suspendue et au-dessus, des bâtisses qu&#8217;on a arrêté de finir. Parce que dans un temps infini, les fenêtres se troueront, et le béton s&#8217;affaissera, et les oeuvres mourront, épuisées par la brume, l&#8217;avancée des déserts et les aires de repos disparaitront sous les ères glaciaires. La violence commune de la foule, et de la famille, et de José, est tellement plus jouissive. Vivante.<br />Il y en a tellement, mais tellement.<br />L&#8217;araignée trotte sur la balustrade en béton et José laisse l&#8217;hamac se balancer lentement, doucement. Il cherchait quelqu&#8217;un là-bas. Quelqu&#8217;un comme un Golem à sa taille qui aurait été quelque chose. D&#8217;autre. Et il a trouvé bien sûr. Les yeux éclatants de la foule noire lui ont chanté des précipices plus vivants que les routes rouillées et le temps infini. Doucement, lentement. Et l&#8217;araignée trotte sur le béton en se disant qu&#8217;un hamac est une toile bien réussie.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2007/11/23/psychadelia-pour-un.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Lac Léman</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2006/01/14/le-lac-lman.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2006/01/14/le-lac-lman.html#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 14 Jan 2006 10:34:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=504</guid>
		<description><![CDATA[Le lac je n&#8217;y ai jamais vu aucun reflet. De plomb. Par contre un jour il n&#8217;y a pas si longtemps je me suis réveillé avec cette vision d&#8217;un vaste cratère &#224; la place du lac. Un trou vide boueux, au pied de Lausanne et des montagnes. Le jour avant qu&#8217;elle s&#8217;en aille. J&#8217;en ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le lac je n&#8217;y ai jamais vu aucun reflet. De plomb. Par contre un jour il n&#8217;y a pas si longtemps je me suis réveillé avec cette vision d&#8217;un vaste cratère &agrave;  la place du lac. Un trou vide boueux, au pied de Lausanne et des montagnes.<br />
Le jour avant qu&#8217;elle s&#8217;en aille. J&#8217;en ai rêvé&#8230;<br />
Nous sommes allés nous promener dans le cratère formé par l&#8217;ancien lac. On marchait sur les algues sèches en évitant, pour ne pas glisser, les petites étincelles argentées des poissons morts. Comme un champ desséché picoté de miroirs brisés, la promesse d’une myriade d’années de malheurs. Au fond de cette nouvelle vallée, les restes du lac ne reflétaient plus rien. Ce n’était qu’une mare boueuse et nous avions de la peine &agrave;  imaginer comment les cabanes bringuebalantes qui l’accompagnaient dans son agonie fétide, vaporeuse, au bord de ce trou lui servant de cimetière, pouvaient abriter des êtres humains. Plus bas des sortes de trolls se traînaient vaguement d’une cabane &agrave;  l’autre, difformités rampant et glissant dans la glaise. Nous restions muets. Nous avions longuement regardé leurs huttes et leurs tentes agglutinées autour de leur propre mort, perdues au fond des dernières évanescences de l’eau. Tu te taisais, ta main me serrait trop fort, je me taisais. Les relents vaseux et fluorescents serpentant le long de cette improbable vallée me donnaient la nausée. De l’autre côté de la mare, au pied d&#8217;Evian, s’élevait une falaise boueuse, filandreuse, écrasant de son ombre le campement interdit. Des filaments d’algues brunes y pendaient encore, comme des cheveux sur le crâne d’une vieille. Ou comme un monstre poilu et titanesque sur le point de se retourner et d’avaler le monde : la guerre putride, l’innommable guerre, au creux de mon rêve j&#8217;eus cette nette certitude que tout est fait de guerre.<br />
Même nos mains nouées.<br />
Le couchant faisait ressortir de la paroi des croûtes malsaines, sanguinolentes, sans doute quelques déchets qui étaient restés accrochés &agrave;  des corniches, des boursouflures. Plus haut, prolongeant la falaise, les dents des montagnes rougissaient, honteuses de dominer un tel ravage, et au-dessus des sommets le ciel vert faisait trembler l’enchevêtrement étrange de ses nuages.</p>
<p>Malgré cette puanteur et cette désuétude, devant un sentier artificiel plongeant dans les profondeurs lépreuses de l’ancien lac, un vaste calme flânait en moi et j’avais envie de trouver le paysage beau. Des milliers de bosses argentées, mauves, des poissons morts, des algues retombées adoucissant par endroit le relief, des couleurs bigarrées du ciel et des ombres nées de substrats chimiques en suspension dans la haute atmosphère, de tout cela émanait la beauté silencieuse et respectueuse d’un champ de guerre. J’avais le cœur en paix.<br />
C’est terrible comme même au cœur de l’horreur je peux toujours m’arrêter et voir la beauté.<br />
A quand mon sourire attendri devant les convulsions d’un malade, mon soupir de joie devant les amoncellements de cadavres ?<br />
Mais de ton côté tu trépignais de colère. Des tressaillements énervés agitaient ta main dans la mienne. En revenant, tu t’es retournée, et le poing en l’air tu as hurlé &agrave;  l’ancien lac : « JE M&#8217;EN VAIS ! » Et tu riais férocement, sans arrêt tu riais, &agrave;  tel point que je te croyais folle.</p>
<p>Le lendemain, et pas en rêve cette fois, tu partais. Je ne t&#8217;ai jamais revue.</p>
<p>Depuis cette nuit, le lac, comme les montagnes ou les étoiles, j&#8217;évite souvent de le regarder.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2006/01/14/le-lac-lman.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La nuit qui vient</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/12/27/la-nuit-qui-vient.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/12/27/la-nuit-qui-vient.html#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Dec 2005 23:09:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=501</guid>
		<description><![CDATA[A trois heures je suis toujours en train de m&#8217;assoupir tout en sachant que je n&#8217;y arriverais pas sans elle. Mais il faut aller loin pour la chercher. Alors je rêve d&#8217;elle. Un moment. Mais elle me manque trop et le rêve est, comment dire ?, insuffisant. Alors je me lève et vais la chercher [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A trois heures je suis toujours en train de m&#8217;assoupir tout en sachant que je n&#8217;y arriverais pas sans elle. Mais il faut aller loin pour la chercher. Alors je rêve d&#8217;elle. Un moment. Mais elle me manque trop et le rêve est, comment dire ?, insuffisant.<br />
Alors je me lève et vais la chercher au Deli du coin. Je la prends le meilleur marché parce que je sais que c&#8217;est un rêve.<br />
Quelques heures plus tard je me lève la gueule comme si trois skinheads avaient tappé dessus et je l&#8217;injurie parce que, encore une fois, elle est vide.<br />
Je m&#8217;apaise lentement dans la clameur du jour en pensant au prochain rêve de la nuit qui vient.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/12/27/la-nuit-qui-vient.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le jeu du WOUF de Noël</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/12/22/le-jeu-du-wouf-de-nol.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/12/22/le-jeu-du-wouf-de-nol.html#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Dec 2005 21:16:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=499</guid>
		<description><![CDATA[Cette année, une fois n&#8217;est pas coutume, vous vous y êtes pris &#224; l&#8217;avance. Un mois avant les fêtes, vous êtes allé acheter un grand et beau sapin. Ensuite vous l&#8217;avez caché sous un drap &#224; la cave, afin de bien le laisser sécher. Le jour de Noël, vous reconnaîtrez un sapin bien sec &#224; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette année, une fois n&#8217;est pas coutume, vous vous y êtes pris &agrave;  l&#8217;avance. Un mois avant les fêtes, vous êtes allé acheter un grand et beau sapin. Ensuite vous l&#8217;avez caché sous un drap &agrave;  la cave, afin de bien le laisser sécher. Le jour de Noël, vous reconnaîtrez un sapin bien sec &agrave;  ses épines qui tombent toutes seules.<br />
Quelques heures avant le soir de Noël afin de laisser l&#8217;odeur se dissiper, &agrave;  l&#8217;aide d&#8217;un spray, on gicle sur le sapin une huile odorante coupée avec de l&#8217;alcool &agrave;  brûler (dosage : 50/50).(1) Une fois le sapin intégralement humidifié &#8211; veillez &agrave;  le gicler de bas en haut afin de ne pas sentir l&#8217;alcool pour le dîner de famille, procédez &agrave;  l&#8217;usuelle décoration. N&#8217;oubliez pas que cette année vous allez mettre de vraies bougies (pack de 30 bougies 3 Euros 50 chez Carrefour) sur votre sapin naturel et sec. Idéalement, vous y avez aussi accroché ces bâtonnets de Bengale qui font l&#8217;adoration des enfants.<br />
Cette année, et vous aurez longuement insisté l&agrave; -dessus en inventant de loufoques traditions familiales, le sapin ne sera allumé qu&#8217;&agrave;  la fin du repas de famille.<br />
C&#8217;est durant le repas du soir que vous vous amuserez essentiellement. Il s&#8217;agira de placer le plus souvent possible une locution incongrue : &#8216;Wouf&#8217;.(2) Si cela vous paraît trop difficile, vous pouvez éventuellement placer &#8216;ouf&#8217; le plus souvent possible haut et fort. Il s&#8217;agit bien sûr pour vos interlocuteurs (parents, grands-parents, enfants etc) d&#8217;enregistrer ce son &agrave;  un niveau quasi inconscient. Une astuce consiste &agrave;  imiter le chien, ce qui ne manque pas de faire rire les enfants; même si votre concubin a rapidement tendance &agrave;  vous regarder de travers.<br />
Entraînez au préalable et devant le miroir votre mine étonnée au cas des convives mentionneraient une &laquo;&nbsp;étrange odeur d&#8217;alcool &agrave;  brûler&nbsp;&raquo;; parlez naturellement des vitres que vous avez soigneusement lavées &laquo;&nbsp;ce matin même&nbsp;&raquo; : c&#8217;est du plus bel effet si vous terminez votre phrase par un grand OUF suivi d&#8217;un sourire.<br />
Réfugiez-vous aux toilettes un instant si vous ne pouvez pas vous retenir de rire.(3)<br />
Les cafés et les biscuits ont été distribués, tout le monde digère, quand vient le grand moment de l&#8217;allumage du sapin. Les enfants virevoltent pendant que vous allumez une &agrave;  une les bougies. Vos parents ont sans doute l&#8217;oeil humide et bienveillant et les autres convives sont sous le charme de votre dextérité. Ne laissez surtout pas votre mari (ou votre femme) vous aider. Il s&#8217;agit en effet d&#8217;allumer les mèches des bougies avec précision et rapidité. La température de combustion maximale d&#8217;une petite bougie de 12 cm est atteinte après environ 7 min. Comptez une minute 30 secondes de marge et vous avez le temps imparti &agrave;  l&#8217;allumage de vos bougies. Evitez donc de trop garnir votre sapin au risque d&#8217;être pris &agrave;  votre propre jeu. Idéalement, il vous faut un peu de temps supplémentaire pour vous éloigner et admirer, le sourire en coin, votre oeuvre si réussie bras dessus bras dessous avec un membre tout attendri de votre famille.<br />
Si vous avez beaucoup de sang froid, vous pouvez même encore placer un petit &laquo;&nbsp;wouf&nbsp;&raquo;.<br />
Dans de rares cas, vous devrez proposer &agrave;  votre mari ou votre femme d&#8217;allumer quelques bâtonnet de Bengale. Il se peut en effet que la température de combustion maximale de vos bougies soit insuffisante.<br />
Admirez.<br />
&laquo;&nbsp;WOUF&nbsp;&raquo; fait le sapin lorsque dans sa totalité il s&#8217;enflamme brusquement.<br />
Vous pouvez alors vous laissez aller et éclater d&#8217;un rire sans fard.</p>
<p><em>(1) Si l&#8217;odeur vous est agréable, de l&#8217;essence est aussi envisageable, ou pour les fêtards, de la Smirnoff.<br />
(2) Prononcez vouf.<br />
(3) Car ce jeu n&#8217;est-ce pas est un jeu drôle et non un jeu de rôle.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/12/22/le-jeu-du-wouf-de-nol.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mon gourou, la TV</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/12/20/mon-gourou-la-tv.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/12/20/mon-gourou-la-tv.html#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Dec 2005 22:01:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=497</guid>
		<description><![CDATA[La TV, paisiblement, les recouvre de son linceul neigeux. Le silence est le meilleur moyen d&#8217;hurler. Bercés par ce grain vide jusqu&#8217;au réveil. L&#224; , ils doivent être frétillants comme la neige sur l&#8217;écran de leur soirée d&#8217;hier sur leurs visages. Ils bourdonnent de nouvelles informations &#224; échanger avec les autres écrans. J&#8217;ai rêvé pourtant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La TV, paisiblement, les recouvre de son linceul neigeux. Le silence est le meilleur moyen d&#8217;hurler. Bercés par ce grain vide jusqu&#8217;au réveil. L&agrave; , ils doivent être frétillants comme la neige sur l&#8217;écran de leur soirée d&#8217;hier sur leurs visages. Ils bourdonnent de nouvelles informations &agrave;  échanger avec les autres écrans.<br />
J&#8217;ai rêvé pourtant de l&#8217;écran de ton visage.<br />
S&#8217;asseoir devant un écran, se lever, et s&#8217;asseoir devant un autre écran. Je bénis sa sainteté l&#8217;Ecran de me donner tant de bonnes images dont m&#8217;abreuver pour mon bonheur. Tous ces autres que j&#8217;ai connu par l&#8217;écran, et parmi eux il y a toi. Vierge de toute interférence.<br />
J&#8217;ai payé pour l&#8217;écran et je suis heureux que ses détracteurs aient été filmés, afin d&#8217;être en l&#8217;écran, car comme il est dit, toute chose est en l&#8217;écran. C&#8217;est Sa volonté et chaque oeil digital en est le bienfaisant propagateur.<br />
Après l&#8217;écran divertissant du métro le soir je t&#8217;attends, &agrave;  19h55 précises, car ainsi il est écrit dans la annales de l&#8217;écran. Et je te vois. Derrière la fine pellicule digitale des pixels tu brilles, l&#8217;archange divinement désentrelacé.</p>
<p>Je t&#8217;aime, speakrine.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/12/20/mon-gourou-la-tv.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Calvaire</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/11/19/calvaire.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/11/19/calvaire.html#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 19 Nov 2005 09:58:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=492</guid>
		<description><![CDATA[Elle est morte. Je lui ai chié dessus, et &#224; cause des acides qui me bouffaient l&#8217;intestin et le colonne vertébrale, elle a, comme qui dirait, succombé. Je sais, c&#8217;est élégant. Mais je ne parviens pas &#224; l&#8217;exprimer honnêtement si ce n&#8217;est en clair. J&#8217;aurais pu dire : Matière vivante Elle Morte maintenant Sous mon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elle est morte.<br />
Je lui ai chié dessus, et &agrave;  cause des acides qui me bouffaient l&#8217;intestin et le colonne vertébrale, elle a, comme qui dirait, succombé.</p>
<p>Je sais, c&#8217;est élégant.<br />
Mais je ne parviens pas &agrave;  l&#8217;exprimer honnêtement si ce n&#8217;est en clair.</p>
<p>J&#8217;aurais pu dire :<br />
Matière vivante<br />
Elle<br />
Morte maintenant<br />
Sous mon siège<br />
Succombé<br />
A ma vie d&#8217;excréments</p>
<p>Mais ça n&#8217;aurait pas vraiment rendu compte de l&#8217;exactitude morphologique de l&#8217;évènement.</p>
<p>Je lui ai chié dessus, quand même.</p>
<p>J&#8217;ai un remord.</p>
<p>J&#8217;aurais pu, en effet, me contenter de lui pisser dessus. C&#8217;aurait été plus noble de ma part. Mais, inutile d&#8217;en rajouter, la noblesse n&#8217;a rien &agrave;  voir avec les émotions. Les émotions, c&#8217;est la merde.</p>
<p>Mais d&#8217;un journal de parano, qu&#8217;attendiez-vous extirper ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/11/19/calvaire.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’arme écologique</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/30/larme-cologique.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/30/larme-cologique.html#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 Jun 2005 12:12:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=376</guid>
		<description><![CDATA[La réplique cinglante du préfet fit qu&#8217;en se retournant vers la fenêtre de la petite salle enfoncée dans la centrale nucléraire, il aperçut les lentes rotations des accumulateurs au-dessus des salles de refroidissemnt inondées, et ce déplacement hypnotique des colonnes scintillantes lui rappela le scintillement cuivré de son revolver, au creux de sa poche. Ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La réplique cinglante du préfet fit qu&#8217;en se retournant vers la fenêtre de la petite salle enfoncée dans la centrale nucléraire, il aperçut les lentes rotations des accumulateurs au-dessus des salles de refroidissemnt inondées, et ce déplacement hypnotique des colonnes scintillantes lui rappela le scintillement cuivré de son revolver, au creux de sa poche. Ce revolver tombé sous sa main par hasard soi-disant, voil&agrave;  que ce hasard prenait un sens très précis en cet instant.<br />
Le préfet jubilait tout seul et des petites goutelettes de salive douchaient son bureau en verre poli.<br />
Une seconde plus tard un jet de sang épais s&#8217;écoulait régulièrement de sa bouche béante, &agrave;  côté des goutelettes de salive. Le préfet ne jubilait plus. Il ne jubilerait d&#8217;ailleurs plus jamais.<br />
En glissant le revolver tiède dans sa poche, il s&#8217;aperçut qu&#8217;il venait de tuer quelqu&#8217;un pour la première fois de sa vie.<br />
Empêcher la centrale de tourner &agrave;  son plein rendement était un idéal écologique qui méritait la mort. Il ferma doucement la porte du bureau et s&#8217;en alla par la porte principale.<br />
Tout le monde lui souriait.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/30/larme-cologique.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Epiphanie</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/28/epiphanie.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/28/epiphanie.html#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Jun 2005 03:52:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=341</guid>
		<description><![CDATA[Le défi des mots s&#8217;est renversé. Un sirop d&#8217;encre s&#8217;en écoule. Il n&#8217;y a pas grand chose &#224; écrire qui ne soit issu de l&#8217;absence d&#8217;envie de l&#8217;écrire. Elle pourrait écrire tant de choses sur chaque minute qui passe. En même temps, elle a uniquement envie d&#8217;écrire : une minute est passée, une minute est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le défi des mots s&#8217;est renversé. Un sirop d&#8217;encre s&#8217;en écoule. Il n&#8217;y a pas grand chose &agrave;  écrire qui ne soit issu de l&#8217;absence d&#8217;envie de l&#8217;écrire. Elle pourrait écrire tant de choses sur chaque minute qui passe. En même temps, elle a uniquement envie d&#8217;écrire : une minute est passée, une minute est passée, silence, une minute est passée, une minute est passée, silence. Les mots ne se bousculent plus au portail magistral de l&#8217;ego. Le jeu, car c&#8217;est un jeu que d&#8217;écrire, le jeu sort toujours les mêmes dés, le même numéro, la même suite  de cartes. Elle sait qu&#8217;elle ne saura pas écrire plus qu&#8217;elle-même. Des bouts d&#8217;elle un peu déchiquetés par la grammaire, les usages et son vocabulaire; le point virgule tel un coup de hache sur son crâne.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/28/epiphanie.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Yoto</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/27/yoto.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/27/yoto.html#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Jun 2005 10:41:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=340</guid>
		<description><![CDATA[Il a découvert qu&#8217;il avait changé lorsque tout ce qui lui était habituel ne le fut plus. Par exemple, il aimait écrire. Maintenant, écrire était devenu du verbiage, une succession de caractères pas très joliment accolés. Il aimait lire. Mais lire était devenu un fardeau d&#8217;un ennui impossible. Il avait soif d&#8217;apprendre. Maintenant il s&#8217;asseyait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il a découvert qu&#8217;il avait changé lorsque tout ce qui lui était habituel ne le fut plus. Par exemple, il aimait écrire. Maintenant, écrire était devenu du verbiage, une succession de caractères pas très joliment accolés. Il aimait lire. Mais lire était devenu un fardeau d&#8217;un ennui impossible. Il avait soif d&#8217;apprendre. Maintenant il s&#8217;asseyait durant de longues heures &agrave;  regarder &agrave;  peu près rien. Il aimait les idées, jouer avec elles, les défis de l&#8217;inventivité. Mais les idées étaient devenues des outils graisseux manipulables dans n&#8217;importe quel but.</p>
<p>Il s&#8217;asseyait sur son balcon et observait &agrave;  peu près rien. Seul. Tout au fond de lui. Complètement et définitivement seul et muet.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/27/yoto.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La fin des temps</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/19/la-fin-des-temps.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/19/la-fin-des-temps.html#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 19 Jun 2005 08:45:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=337</guid>
		<description><![CDATA[Le goudron ondule. Et ce silence. Le goudron ondule et les voitures avalées par ces lèvres de pierre molles et béantes. Et ce silence. L’air tremble. Les rideaux flottent un moment au vent puis s’embrasent. Les immeubles s’affaissent, flasques et révulsés. Et ce silence. Et l’air qui tremble. Et le ciel aussi plat que bleu. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le goudron ondule. Et ce silence. Le goudron ondule et les voitures avalées par ces lèvres de pierre molles et béantes. Et ce silence. L’air tremble. Les rideaux flottent un moment au vent puis s’embrasent. Les immeubles s’affaissent, flasques et révulsés. Et ce silence. Et l’air qui tremble. Et le ciel aussi plat que bleu. Les océans bouillis régurgitent de la vase. Les nuages rouges s’écrasent en tempêtes noires, dernières gouttes, dernières et inutiles. Et ce silence. Le soleil occupe la moitié du ciel. On voit ses craquelures, ses jets de laves, ses taches noires, ses fentes &agrave;  la blancheur impossible. Et ce silence. Ecrasant. Amputant. Guignol. Les plus riches s’envolent dans l’espace &agrave;  jamais seuls alors que les pauvres brûlent sur la terre devenue bûcher.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/19/la-fin-des-temps.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Etre raisonnable</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/08/etre-raisonnable.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/08/etre-raisonnable.html#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Jun 2005 05:37:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=333</guid>
		<description><![CDATA[Considérez l&#8217;éducation des enfants comme une série de règles &#224; respecter scupuleusement et avoir raison. Faire les comptes &#224; la fin du mois et en déduire les dépenses exactes possibles afin d&#8217;avoir un budget permettant des économies et avoir raison. Se mettre au travail avec dévouement et régularité et avoir raison. Assumer l&#8217;entierté des actions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Considérez l&#8217;éducation des enfants comme une série de règles &agrave;  respecter scupuleusement et avoir raison. Faire les comptes &agrave;  la fin du mois et en déduire les dépenses exactes possibles afin d&#8217;avoir un budget permettant des économies et avoir raison. Se mettre au travail avec dévouement et régularité et avoir raison. Assumer l&#8217;entierté des actions entreprises et avoir raison.  Entretenir ses amitiés en téléphonant &agrave;  ses amis et avoir raison. Se fixer des objectifs et les suivre et avoir raison. Aller au travail pour gagner son pain quotidien et avoir raison. Dépenser son argent pour participer &agrave;  la machine sociale et avoir raison. Manger équilibré et faire du sport pour entretenir son corps et son âge et avoir raison. Etre présent pour ses proches, être disponible pour sa famille et avoir raison. </p>
<p>Avoir raison.<br />
Etre raisonnable.<br />
Vivre raisonnablement.<br />
La machinerie sociale est aussi écrasante que ridicule.<br />
Tremper sa baguette croustillante et pleine de beurre dans un pot de Nutella.<br />
Et en plus, elle a tord.</p>
<p>Se dit-elle en souriant devant les bouteilles de vodka vides de la soirée d&#8217;hier.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/08/etre-raisonnable.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Croire</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/07/croire.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/07/croire.html#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 Jun 2005 05:06:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=331</guid>
		<description><![CDATA[Il croyait sentir l&#8217;odeur du café un matin d&#8217;été; il croyait voir la voisine le saluer en descendant les escaliers; il croyait respirer l&#8217;air rosé du petit matin bleu; il croyait effleurer du regard les passants et croyait aussi ressentir de la compassion pour chacun d&#8217;eux. Il croyait imaginer les voiture tels des prisons de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il croyait sentir l&#8217;odeur du café un matin d&#8217;été; il croyait voir la voisine le saluer en descendant les escaliers; il croyait respirer l&#8217;air rosé du petit matin bleu; il croyait effleurer du regard les passants et croyait aussi ressentir de la compassion pour chacun d&#8217;eux. Il croyait imaginer les voiture tels des prisons de liberté et les habitudes des uns telles des succubes assoifées revendiquer leurs grains de routine absolue. Il croyait vivre un matin de plus où les enfants crient devant l&#8217;école, mais il s&#8217;arrêta devant une bouche d&#8217;égoût pleine et réalisa que tout ce qu&#8217;il croyait n&#8217;avait aucun de sens.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/07/croire.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Soudain, plus rien</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/06/soudain-plus-rien.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/06/soudain-plus-rien.html#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Jun 2005 03:06:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=332</guid>
		<description><![CDATA[Soudain, plus rien n&#8217;a de valeur. Tout est congelé et réchauffé. The very meaning of her life seemed artificial and dead, a-t-elle lu une fois dans un magasine féminin. Juste &#224; cause d&#8217;une fichue chaise 3D impossible &#224; rendre avec les mappages corrects. Juste &#224; cause des ricanements sous cape de ses collègues. Juste &#224; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Soudain, plus rien n&#8217;a de valeur. Tout est congelé et réchauffé. <em>The very meaning of her life seemed artificial and dead</em>, a-t-elle lu une fois dans un magasine féminin.<br />
Juste &agrave;  cause d&#8217;une fichue chaise 3D impossible &agrave;  rendre avec les mappages corrects. Juste &agrave;  cause des ricanements sous cape de ses collègues. Juste &agrave;  cause de la somme infinitésimale des détails routiniers jamais remarqués, mais soudain l&agrave; , évidents, immenses, grotesques, difformes. Soudain, plus rien n&#8217;est logique et plus rien n&#8217;a de sens.<br />
Le plan circulaire et plat de sa vie prend un angle bizarre, et au-del&agrave;  de l&#8217;horizon trépignent des êtres flasques dont chaque geste est une invite spongieuse &agrave;  l&#8217;évidente absurdité de la suite de ses jours.<br />
Elle sort du boulot, se rend &agrave;  la gare, et part pour&#8230; quelque part, nulle part, qu&#8217;importe.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/06/soudain-plus-rien.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La sainte indifférence</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/05/la-sainte-indiffrence.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/05/la-sainte-indiffrence.html#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Jun 2005 06:24:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=334</guid>
		<description><![CDATA[- t&#8217;as faim ? - non - t&#8217;as soif ? - non - t&#8217;as envie d&#8217;une femme ? - non - t&#8217;as envie d&#8217;un cadeau ? - non - t&#8217;as besoin de tunes ? - non - tu travailles ? - non - t&#8217;es heureux ? - non - t&#8217;es malheureux ? - non - [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>- t&#8217;as faim ?<br />
- non<br />
- t&#8217;as soif ?<br />
- non<br />
- t&#8217;as envie d&#8217;une femme ?<br />
- non<br />
- t&#8217;as envie d&#8217;un cadeau ?<br />
- non<br />
- t&#8217;as besoin de tunes ?<br />
- non<br />
- tu travailles ?<br />
- non<br />
- t&#8217;es heureux ?<br />
- non<br />
- t&#8217;es malheureux ?<br />
- non<br />
- &#8230;<br />
- &#8230;<br />
- tu sais dire autre chose que non ?<br />
- oui</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/06/05/la-sainte-indiffrence.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>184 marches</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/04/22/184-marches.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/04/22/184-marches.html#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 22 Apr 2005 07:07:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=300</guid>
		<description><![CDATA[Mme Rogivu monte les escaliers. 184 marches : elle les monte lentement, une après une, lentement : chaque jour. On lui a bien répété et répété qu’il fallait se trouver un appartement au rez, que le cinquième étage n’était pas fait pour une dame de son âge, qu’éventuellement, une maison de retraite… La concierge, une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mme Rogivu monte les escaliers. 184 marches : elle les monte lentement, une après une, lentement : chaque jour. On lui a bien répété et répété qu’il fallait se trouver un appartement au rez, que le cinquième étage n’était pas fait pour une dame de son âge, qu’éventuellement, une maison de retraite… La concierge, une jeune blonde aux cheveux gras, secouait la tête, accrochée &agrave;  son balai, sermonnant qui voulait l’entendre : « …&agrave;  85 ans, vous pensez, c’est une folie ! » Mais Mme Rogivu poursuivait, une main sur la rampe, l’autre tenant ses courses, elle montait, depuis cinquante ans elle montait. Elle avait son secret : c’est parce qu’elle montait qu’elle était toujours en vie.<br />
Et c’est aussi en montant qu’un jour elle trouva la mort.<br />
Avec le sourire.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/04/22/184-marches.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Changer de peau</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/04/10/changer-de-peau.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/04/10/changer-de-peau.html#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 10 Apr 2005 18:50:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=289</guid>
		<description><![CDATA[Les murs boursouflés suintent une humidité que l&#8217;homme au milieu de la pièce, sur sa chaise, ne voit pas. Des camions de banlieue passent l&#8217;un derrière l&#8217;autre sans s&#8217;apercevoir qu&#8217;ils forment un train ininterrompu de roulements, tremblements, vie d&#8217;écart en écart constipée comme un bouchon d&#8217;autoroute en cercle. L&#8217;homme sur sa chaise ne les entend [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les murs boursouflés suintent une humidité que l&#8217;homme au milieu de la pièce, sur sa chaise, ne voit pas. Des camions de banlieue passent l&#8217;un derrière l&#8217;autre sans s&#8217;apercevoir qu&#8217;ils forment un train ininterrompu de roulements, tremblements, vie d&#8217;écart en écart constipée comme un bouchon d&#8217;autoroute en cercle. L&#8217;homme sur sa chaise ne les entend plus, il regarde le plateau &agrave;  ses pieds. Il repense aux nuits passées &agrave;  faire le tour du périphérique inlassablement. L&#8217;unique fenêtre est embuée, pourtant il fait froid, le givre étincelle. Un peu comme le plateau &agrave;  ses pieds, où s&#8217;alignent des bistouris de tailles diverses, des aiguilles &agrave;  coudre et même un couteau plus large. Des nuits &agrave;  tourner en rond sur le périf&#8217;, &agrave;  scander ce verbe parfait. Le raccourci sublime du boulevard désert de son existence; cette ruelle sombre qu&#8217;il n&#8217;avait jamais remarquée. La prendre, avec ce verbe parfait, ce verbe lumineux, joyau hurlant, émeraude obscur.<br />
Disparaître.<br />
Longtemps, il a vécu le tam-tam de ce verbe. Puis ce fut &laquo;&nbsp;changer de vie&nbsp;&raquo;. Enfin, au cœur d&#8217;une nuit sans rêves, il s&#8217;arrêta, assis sur cette chaise au milieu de la pièce, il s&#8217;arrêta sur : &laquo;&nbsp;changer de peau&nbsp;&raquo;. Les bistouris souriaient.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/04/10/changer-de-peau.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sensualité solitaire</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/03/30/sensualit-solitaire.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/03/30/sensualit-solitaire.html#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Mar 2005 20:28:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=282</guid>
		<description><![CDATA[La main qui parcourt l&#8217;échine souple, elle qui répond en s&#8217;étirant lentement, distraitement sur le clavier, vase gracieuse d&#8217;un périple d&#8217;endorphines si tentantes, et le cliquement sur le fichier, doux le cliquement, cotonneuse morphine d&#8217;envies d&#8217;images souples au-del&#224; du cliquement, la main qui redescend, elle qui répond, attendrie par la flatterie, et puis la main [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La main qui parcourt l&#8217;échine souple, elle qui répond en s&#8217;étirant lentement, distraitement sur le clavier, vase gracieuse d&#8217;un périple d&#8217;endorphines si tentantes, et le cliquement sur le fichier, doux le cliquement, cotonneuse morphine d&#8217;envies d&#8217;images souples au-del&agrave;  du cliquement, la main qui redescend, elle qui répond, attendrie par la flatterie, et puis la main l&#8217;agrippe plus fort, coquette elle se tend, mieux sentir l&#8217;agilité de cette pression, suivre le regard dans sa quête d&#8217;écran, l&#8217;influx tendrement descend de la moelle et se répand plus bas, tandis que le film sur l&#8217;écran répond aux va-et-vient. Couple maudit roi des couples maudits car il n&#8217;en est pas un, de couple, la main reçoit la semance de tout son amour désabusé, alors qu&#8217;elle, indifférente, a soudain le dos rond, ramollit, et disparaît dans l&#8217;antre moite de sa braguette. </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/03/30/sensualit-solitaire.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tuer</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/03/12/tuer.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/03/12/tuer.html#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 Mar 2005 13:39:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=261</guid>
		<description><![CDATA[Il aime rentrer chez lui tôt le soir. Il aime voir ses enfants l&#8217;ignorer lorsqu&#8217;il referme la porte. Il aime sentir sa femme lointaine, absorbée par autre chose que sa présence. Il aime se retrouver chez lui tout en ne reconnaissant rien de chez lui. Il aime errer dans le hall et le corridor la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il aime rentrer chez lui tôt le soir. Il aime voir ses enfants l&#8217;ignorer lorsqu&#8217;il referme la porte. Il aime sentir sa femme lointaine, absorbée par autre chose que sa présence. Il aime se retrouver chez lui tout en ne reconnaissant rien de chez lui. Il aime errer dans le hall et le corridor la nuit alors que femme et enfants dorment. Il aime entendre le chat miauler juste pour lui demander de remplir la gamelle. Il aime tuer.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/03/12/tuer.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Des fruits défendus</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/03/06/des-fruits-dfendus.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/03/06/des-fruits-dfendus.html#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Mar 2005 01:07:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=256</guid>
		<description><![CDATA[Zoé aime manger des fruits en hiver. Zoé aime leurs sucs. Elle mord &#224; pleines dents et plus que d&#8217;en goûter la saveur elle goûte cette sensation de filets de jus coulant sur ses mains, le long de ses bras, autour de sa bouche, descendant son cou, s&#8217;étalant plus bas. Quel délice, lorsqu&#8217;une orange qu&#8217;elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Zoé aime manger des fruits en hiver. Zoé aime leurs sucs. Elle mord &agrave;  pleines dents et plus que d&#8217;en goûter la saveur elle goûte cette sensation de filets de jus coulant sur ses mains, le long de ses bras, autour de sa bouche, descendant son cou, s&#8217;étalant plus bas. Quel délice, lorsqu&#8217;une orange qu&#8217;elle presse sur son visage parvient encore &agrave;  mourir d&#8217;une goutte innattendue sur la pointe d&#8217;un sein !<br />
Zoé mange des fruits nue.<br />
De préférence, au coeur de la nuit, parce que le coeur de la nuit, c&#8217;est un peu comme le coeur d&#8217;un fruit. Elle aimerait presser ses nuits &agrave;  en faire jaillir un sang d&#8217;encre, une essence saumâtre, une boue nocturne qui, oh oui s&#8217;il vous plaît !, irait s&#8217;écouler sur les corps gras des Endormis les bienheureux.<br />
Zoé s&#8217;autorise des mâles parfois, qu&#8217;elle va cueillir dans les lieux de perdition, où ils poussent en abondance, les errants de l&#8217;existence, les vagabonds de l&#8217;âme dont la liberté n&#8217;a d&#8217;égale que l&#8217;ivresse.  Ils rentrent chez elle les yeux brillants, la salive aux commissures. Ils en sortent pressés jusqu&#8217;&agrave;  la moëlle, par le siphon de sa baignoire.<br />
L&#8217;été, Zoé mange des fruits secs. De la route, elle observe au loin sur la plage ces corps huileux qui s&#8217;étalent comme un rôti de porc &agrave;  l&#8217;orange mijotant jusqu&#8217;en novembre.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/03/06/des-fruits-dfendus.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rupture de choc</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/25/rupture-de-choc.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/25/rupture-de-choc.html#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 Feb 2005 22:57:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=251</guid>
		<description><![CDATA[Et quand il réalisa qu&#8217;il n&#8217;avait plus &#224; rien dire, il continua &#224; parler de plus belle, et non seulement il continua &#224; parler de plus belle, mais il parla de plus en plus fort, si fort qu&#8217;il se mit &#224; crier, puis &#224; hurler. Il n&#8217;y avait plus rien &#224; dire, elle partait, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et quand il réalisa qu&#8217;il n&#8217;avait plus &agrave;  rien dire, il continua &agrave;  parler de plus belle, et non seulement il continua &agrave;  parler de plus belle, mais il parla de plus en plus fort, si fort qu&#8217;il se mit &agrave;  crier, puis &agrave;  hurler.</p>
<p>Il n&#8217;y avait plus rien &agrave;  dire, elle partait, et il hurlait.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/25/rupture-de-choc.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>De l&#8217;apparition de l&#8217;amour</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/19/de-lapparition-de-lamour.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/19/de-lapparition-de-lamour.html#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 19 Feb 2005 05:42:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=227</guid>
		<description><![CDATA[Nous ne sommes pas rentrés en collision brusquement aux coins des hasards, nous sommes bien trop parallèles pour cela. Je t&#8217;ai découvert lentement, comme un trésor au fond d&#8217;une grotte bizarre. Une amitié qui a vieilli, puis elle s&#8217;est dressée en amour. Quel conte de fée ridicule ! Durant des mois, j&#8217;avais mon prince charmant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous ne sommes pas rentrés en collision brusquement aux coins des hasards, nous sommes bien trop parallèles pour cela. Je t&#8217;ai découvert lentement, comme un trésor au fond d&#8217;une grotte bizarre. Une amitié qui a vieilli, puis elle s&#8217;est dressée en amour. Quel conte de fée ridicule ! Durant des mois, j&#8217;avais mon prince charmant sous le nez, nous nous sommes avancés, rapprochés, rapprochés, repoussés, je voyais seulement une danse agréable où pouvaient s&#8217;échapper mes rancunes et autres déceptions, alors que c&#8217;est la valse de l&#8217;amour, paraît-il. On s&#8217;est retrouvé couchés ensemble pour que je réalise enfin que tu étais devenu plus qu&#8217;une bouée contre les maux de mer, que je m&#8217;étais efforcée bêtement de dessiner autour de toi le doux halo du chevalier servant. Vois-tu, mes vieux rêves d&#8217;adolescente s&#8217;accordaient plutôt &agrave;  une certaine filmographie doucereuse, où toutes les émotions se contractent si vite, l&#8217;amour n&#8217;a que deux heures pour exploser et s&#8217;évanouir, où s&#8217;aimer veut donc dire se croiser par hasard, se remarquer presque immédiatement et s&#8217;embrasser, avec en un éclair cette dose de bonheur fou et de larmes inévitables. Ainsi m&#8217;étais-je habituée &agrave;  croire que l&#8217;amour apparaît subitement, comme une sorte d&#8217;illumination au milieu de la banalité. </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/19/de-lapparition-de-lamour.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le bébé hurle</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/18/le-bb-hurle.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/18/le-bb-hurle.html#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 Feb 2005 08:44:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=228</guid>
		<description><![CDATA[Le bébé hurle. Bouche grande ouverte et noire, yeux férocement fermé, secs. Il ne pense &#224; rien d&#8217;autre qu&#8217;&#224; l&#8217;écho le plus long possible de ses hurlements. Ils doivent envahir le monde qui le cerne, le monde entier, quelle que soit son apparence au-del&#224; de ses paupières férocement fermées. Le bébé hurle sans larme. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le bébé hurle. Bouche grande ouverte et noire, yeux férocement fermé, secs. Il ne pense &agrave;  rien d&#8217;autre qu&#8217;&agrave;  l&#8217;écho le plus long possible de ses hurlements. Ils doivent envahir le monde qui le cerne, le monde entier, quelle que soit son apparence au-del&agrave;  de ses paupières férocement fermées. Le bébé hurle sans larme. Il ne pleure donc pas. Il se contente de produire ce son innommable, éreintant, inquiétant. Attribuer une raison &agrave;  ces cris sans répit d&#8217;animal égorgé. Mais il n&#8217;y a pas de raison. Le bébé est rouge et gonflé, répugnant : éclatera-t-il ? Même pas, toujours et encore sa plainte assourdissante qui envahit le monde.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/18/le-bb-hurle.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Putes</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/16/putes.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/16/putes.html#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 Feb 2005 07:50:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=230</guid>
		<description><![CDATA[Pluie glaciale dans la nuit. Fin d&#8217;hiver achevant un printemps raté d&#8217;avance. Je tourne en rond depuis que la femme de ma vie m&#8217;a quitté pour un faux pédé. J&#8217;embrasse trop souvent le goulot, sinon rien, je répugne les snobinardes guindées, j&#8217;intrigue seulement en tant que créature empaillée du Musée de l&#8217;Impossible les artistes dépressives, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pluie glaciale dans la nuit. Fin d&#8217;hiver achevant un printemps raté d&#8217;avance. Je tourne en rond depuis que la femme de ma vie m&#8217;a quitté pour un faux pédé. J&#8217;embrasse trop souvent le goulot, sinon rien, je répugne les snobinardes guindées, j&#8217;intrigue seulement en tant que créature empaillée du Musée de l&#8217;Impossible les artistes dépressives, et je fais peur aux autres quand je m&#8217;allume une clope ou quand je souris. Bref, j&#8217;ai dégueulé &agrave;  la Saint-Valentin, quoi. Passé un temps en solitaire du cul &agrave;  m&#8217;automalsatisfaire avec ce régime asexué de cassettes pornos et de jambes croisées dans les bistros, et j&#8217;ai du commencer &agrave;  m&#8217;intéresser de plus près aux solutions alternatives. Il faut savoir que je suis une bête de sexe et quand trop longtemps je n&#8217;ai pas quelque chose de vivant pour nourrir mes parties frétillantes je deviens dangereux pour moi-même comme pour les autres (une fois, j&#8217;ai avidement accepté de me faire draguer et plus par une nympho de 13ans dans les chiottes de Bellerive, pour me faire compacifié une seconde plus tard pris sur ce coup impubère par son père gorillesque&#8230;j&#8217;évite la jeunesse maintenant, elle me fait trop mal). Ce qui me mène piteusement &agrave;  cette nuit mouillée du Flon, &agrave;  cette première pute inaugurant mon voyage pervers. En fait, pour un début, Aphrodite l&agrave; -haut m&#8217;a bien arnaqué. Tout concorde on dirait, en face de mon humeur baveuse, j&#8217;ai un masque peinturluré dégoulinant grimaçant sa fausse gratitude. Elle est immonde. Est-ce tout ce que je mérite?&#8230; L&#8217;Apocalypse &agrave;  forme humaine. Une erreur génétique invraisemblable évadée d&#8217;un laboratoire souterrain oublié. Le résultat médiocre d&#8217;une formule alchimique du dégoût. Un nez globuleux et rouge et je me croirais au cirque tellement elle est maquillée. Et au chaud dans la voiture, elle me sourit, doublement avec ses mentons, comme si j&#8217;étais le petit-fils de grand-maman auquel on va offrir une gentille sucrerie. A vrai dire, elle ressemble &agrave;  ma grand-mère. En plus grosse et usée. Hélas, je n&#8217;exagère rien. Mais je ne peux plus faire machine arrière; qu&#8217;est-ce que je serais supposer faire? Stopper, ouvrir sa portière et lui balancer quelque chose dans le genre: casse-toi t&#8217;es vraiment trop moche je peux pas payer pour ça? Comme je l&#8217;ai dis avant, j&#8217;ai du respect pour les femmes, même quand elles sont exécrables sous tout aspect je reste poli. Et l&agrave; , je vais donc devoir baiser par politesse&#8230;mes fantasmes masturbatoires répétitifs ne m&#8217;avaient pas vraiment préparés &agrave;  ça: je voyais la grosse pute salope genre magazines pornos &#038; Cie, et l&agrave;  je me retrouve avec la grosse pute, rien d&#8217;autre merci. Plutôt brutal comme confrontation avec la réalité pour l&#8217;être sensible que je suis. Certains spécialistes ou perfectionnistes se demanderont &agrave;  juste titre comme j&#8217;ai pu m&#8217;arrêter devant un tel monstre (le terme n&#8217;existe pas au féminin, inventez l&#8217;équivalent), je répondrais que ma nervosité hallucinatoire avait déj&agrave;  tout construit &agrave;  l&#8217;avance, que la succession de ces quelques instants jubilaires précédant mon arrivée sur place était déj&agrave;  travestie par mon désir intense de voir ce que je m&#8217;étais concocté mentalement chez moi. Comme un mauvais cuisinier, j&#8217;avais joliment écris la recette, mais le repas était &agrave;  dégueuler. En flashs cinémas, l&#8217;explication de ma misère malencontreuse donnerait sans doute cela: les essuie-glaces repoussent péniblement un déluge réconfortant, la voiture chuinte le long de la route de Genève, lumières oranges éclaboussées sur le pare-brise, orange puis ombre orange puis ombre orange&#8230;, personne, je dépasse le quartier mort du Flon en cette nuit début de semaine, mets la radio un peu plus fort pour me consoler, malgré que je ne trouve pas l&#8217;objet de ma soif sexuelle j&#8217;ai l&#8217;impression de mieux respirer, d&#8217;être étrangement réconforté &#8211; la pute te confronte directement &agrave;  la lâcheté de tes désirs, je fais deux fois le tour de ce désert aquatique sans résultat, je fuis presque et voici bien sûr au dernier moment l&#8217;ombre mouvante tant attendue, tant préparée, lorsque courageusement je freine elle se détache du mur et s&#8217;approche rapide courbée comme une sorcière ou une araignée, déj&agrave;  l&agrave;  je sens un malaise au milieu de mes frissons de plaisir, mais je l&#8217;attribue &agrave;  un excès de timidité et non &agrave;  ce que mes yeux me servent crûment, car cette ombre n&#8217;avance pas royalement sensuellemnt, elle dandine, elle patauge, elle rebondit presque contre la voiture, moi je ne vois que la fée pulpeuse qui attrapera avidement mon sexe donateur, je vis un film où mon imagination possède tous les droits, me penchant pour ouvrir la portière je suis soudain ébloui par un lampadaire et trempé par la pluie, la voix pourtant est succulente : « Salut, tu veux baiser ou tu veux te faire sucer? », je succombe, « baiser c&#8217;est combien? », « 100 pour toi mon chéri », je bande, « d&#8217;accord », aveuglé comme en amour, voil&agrave;  le début du drame. Je redémarre et constate de biais l&#8217;erreur l&#8217;horreur. La baise vite fait, même gratuite, c&#8217;est aussi simple que ça: tu agis, après tu te morfonds.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/16/putes.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dialogues</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/11/dialogues.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/11/dialogues.html#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 11 Feb 2005 08:54:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=233</guid>
		<description><![CDATA[[webspider] : heu&#8230; asl ? [inaxe] : hahaha un puceau ! [inaxe] : Ça veu dire age sexe lieu [webspider] : aaaa ok&#8230;. [webspider] : c&#8217;est si important ? [inaxe] : barf&#8230; non&#8230; [oceane] : c&#8217;est plus facile de voir &#224; qui on parle [maggic] : et puis [maggic] : je pense pa que la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>[webspider] : heu&#8230; asl ?<br />
[inaxe] : hahaha un puceau !<br />
[inaxe] : Ça veu dire age sexe lieu<br />
[webspider] : aaaa ok&#8230;.<br />
[webspider] : c&#8217;est si important ?<br />
[inaxe] : barf&#8230; non&#8230;<br />
[oceane]  : c&#8217;est plus facile de voir &agrave;  qui on parle<br />
[maggic] : et puis<br />
[maggic] : je pense pa que la bière Ça tue<br />
[maggic] : parcke la bière Ça aère les intestins<br />
[maggic] : c&#8217;est trop connu<br />
[inaxe] : ouais maggic continue, personne t&#8217;empeche de devenir alcoolo ici<br />
[oceane] : d&#8217;autant plus que tu l&#8217;es déj&agrave;<br />
[maggic] : <img src='http://www.davidruzicka.com/blog/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /><br />
[inaxe] : <img src='http://www.davidruzicka.com/blog/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /><br />
[webspider] : et bien je suis venu sur ce channel parce que le nom m&#8217;a fait tiquer et le topic aussi<br />
[webspider] : hehe<br />
[maggic] : mouarf<br />
[maggic] : 100% des gens c&#8217;est pour ca<br />
[maggic] : mais 99% d&#8217;entre eux ne restent pas longtemps<br />
[maggic] : A CAUSE de Ça <img src='http://www.davidruzicka.com/blog/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /><br />
[inaxe] : mouhahahha<br />
[oceane] : <img src='http://www.davidruzicka.com/blog/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> )<br />
[webspider] : pkoi y a tant de monde ici ki ne cause pas ? J&#8217;vois plein de nicks (surnoms) mais vous êtes ke les 3 a parler ?<br />
[inaxe] : bah y&#8217;a kelke bots pour le chan et les autres sont soit absents soit en pv&#8230;<br />
[webspider] : en pv ?<br />
[inaxe] : ouais<br />
[inaxe] : en privé koi<br />
[oceane] : ici c&#8217;est le salon tous les nicks qui sont ds le chan peuvent voir ce ke tu dis<br />
[oceane] : mais en pv c&#8217;est comme un tete a tete&#8230;<br />
[maggic] : Ça y est<br />
[maggic] : regardez-moi ca<br />
[maggic] : l&#8217;oceane qui drag déj&agrave;<br />
.. maggic déshabille oceane d&#8217;un geste brusk et montre la splendid marchandise au webspider<br />
[webspider] : <img src='http://www.davidruzicka.com/blog/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  et un bot, c&#8217;est koi Ça ?<br />
[maggic] : raaaaa<br />
[inaxe] : oceane t&#8217;as pas honte ?<br />
[maggic] : quel puceau ce speedy<br />
[oceane] : pkoi je devrais ? suis timide mais pas ici <img src='http://www.davidruzicka.com/blog/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /><br />
[webspider] : xcuse je connais pas bien IRC et son système de channels (canaux) alors jme renseigne un peu c&#8217;est tout&#8230;<br />
[inaxe] : webs, ouais ben y&#8217;a des chans spéciaux pour ca, genre<br />
#irc-help ou bcp d&#8217;autres&#8230;<br />
[oceane] : un bot c&#8217;est un nick qui apparaît comme les autres mais c&#8217;est personne<br />
[oceane] : enfin, c&#8217;est un robot<br />
[maggic] : Ça sert &agrave;  régler et surveiller le chan et des tas d&#8217;autres trucs aussi ke tu ne comprendrais pas<br />
[webspider] : aaaaa et ki c&#8217;est ki les contrôle ?<br />
[inaxe] : moi et kelkes autres réguliers <img src='http://www.davidruzicka.com/blog/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /><br />
[oceane] : pkoi ttes ces questions webspider tu veux hacker le channel ?<br />
[webspider] : oui bien sur<br />
[maggic] : mouarf<br />
[inaxe] : barf<br />
[webspider] : mais j&#8217;en serais bien incapable <img src='http://www.davidruzicka.com/blog/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /><br />
[webspider] : pour répondre &agrave;  ta question oceane je suis &agrave;  Pontarlier en ce moment dans un asile psychiatrique mais je te dirais pas mon age c&#8217;est inutile il me semble<br />
12:03:34 GMT+1 Joins :<br />
[lost_one] [ migus@modemcable024.0-203-24.mtl.mc.videotron.Ça ]<br />
[maggic] : mouarf en voila un autre<br />
[lost_one] : salut les tarés !<br />
[inaxe] : hey lost<br />
[inaxe] : Ça va ?<br />
[lost_one] : Ça va<br />
[maggic] : mais<br />
[maggic]  : mais<br />
[maggic] : doit être 4 h du mat au kébèc l&agrave;  !<br />
[oceane] : <img src='http://www.davidruzicka.com/blog/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  insomnies ?<br />
[lost_one] : haha&#8230; naaaan j&#8217;sus un peu décalé &agrave;  cause du week-end dernier c&#8217;est tout&#8230;<br />
[oceane] : hé webspider c&#8217;est où ça Pontarlier ?<br />
[lost_one] : m&#8217;enfin, j&#8217;ai une semaine pour me remettre<br />
[inaxe] : mouhahah<br />
[inaxe] : a force de feter tu finiras pas ne plus te rendre compte que tu fetes&#8230; <img src='http://www.davidruzicka.com/blog/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /><br />
[maggic] : mouarf<br />
.. maggic s&#8217;avale une autre bière pour le repas de midi, 1 litre cul sec<br />
[maggic] : burp<br />
[maggic] : l&#8217;est pas l&#8217;seul<br />
[lost_one] : rhhaha<br />
[maggic] : bon ben si c&#8217;est comme Ça je me rhabille<br />
[inaxe] : non toi maggic c&#8217;est bcp plus grave : t&#8217;es ivre 24 sur 24<br />
[maggic] : mouarf<br />
[maggic] : oceane de tte facon<br />
[maggic] : t&#8217;es moche<br />
[maggic] : alors autant rester habillée<br />
[maggic] : piske t&#8217;es moche<br />
[oceane] : merci maggic<br />
[maggic] : padkoi<br />
[maggic] : burp<br />
[maggic] : arf<br />
[maggic] : speedy, Pontarlier c&#8217;est en France ça non ?<br />
[webspider] : oui dans le doubs<br />
[oceane] : la daube koi<br />
[inaxe] : &#8216;tain encor un paumé de paysan dépressif<br />
[inaxe] : Ça fait le 3ème cte semaine</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/11/dialogues.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Instabilité des Citoyens de votre Cortex</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/08/linstabilit-des-citoyens-de-votre-cortex.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/08/linstabilit-des-citoyens-de-votre-cortex.html#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Feb 2005 15:20:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=214</guid>
		<description><![CDATA[- En tant que Ministre de l&#8217;Instabilité des Citoyens de votre Cortex, je déclare solenellement la cérémonie&#8230; - Mais Mossieur, mossieur, psssst ! - Hum, oui ? - Vous ne pouvez pas ouvrir la cérémonie sans l&#8217;aval du Secrétaire d&#8217;Etat-Major des Choix &#224; Faire&#8230; - Arg, hem, bien&#8230; On me signale qu&#8217;il nous manque encore, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>- En tant que Ministre de l&#8217;Instabilité des Citoyens de votre Cortex, je déclare solenellement la cérémonie&#8230;<br />
- Mais Mossieur, mossieur, psssst !<br />
- Hum, oui ?<br />
- Vous ne pouvez pas ouvrir la cérémonie sans l&#8217;aval du Secrétaire d&#8217;Etat-Major des Choix &agrave;  Faire&#8230;<br />
- Arg, hem, bien&#8230; On me signale qu&#8217;il nous manque encore, en cette dernière minute fatidique, la signature du&#8230;<br />
- Mossieur, mossieur le Ministre ! Psssst !<br />
- Bien, hum, oui ?<br />
- Le Secrétaire n&#8217;a pas encore pu joindre le Président de l&#8217;Assemblée Générale des Doutes&#8230;<br />
- Et bien qu&#8217;attend-t-il donc ?<br />
- Le formulaire &laquo;&nbsp;Je-m&#8217;en-fous&nbsp;&raquo; du Sénateur Legrosconquiestenoù<br />
- Mais pourquoi le Sénateur Legrosconquiestenoù ne le lui a-t-il pas encore envoyé ?!<br />
- Et bien&#8230; Parce qu&#8217;il est con justement, avec tout mon respect Mossieur le Ministre<br />
- Mrf !&#8230; Dans ce cas il ne nous reste plus qu&#8217;&agrave; &#8230;<br />
- Oui.<br />
- Et bien Mesdames Messieurs les Actionnaires de l&#8217;Inspiration, je suis désolé nous devons momentanément ajourner la cérémonie&#8230; Au fait vous êtes qui vous ?<br />
- Oh qu&#8217;un petit employé, Mossieur.<br />
- Quel service ?<br />
- Le Département de la Propagande de la Paresse, Mossieur.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/02/08/linstabilit-des-citoyens-de-votre-cortex.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;écriture, cette salope</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/01/22/lcriture-cette-salope.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/01/22/lcriture-cette-salope.html#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 22 Jan 2005 13:09:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=205</guid>
		<description><![CDATA[Joe passe son temps &#224; écrire. Il y a plein de trucs qu&#8217;elle devrait faire, mais non, elle écrit. Joe habite dans un grenier; elle a eu un plan avec un concierge qui la laisse squatter une pièce sans eau, 5m2, en ville. Les locataires savent qu&#8217;elle vit l&#224; , ils la tolèrent, ils l&#8217;aiment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.davidruzicka.com/blog/wp-content/images_up/Kalissea.jpg" width="110" height="117" alt="Joe" title="Joe" style='float: left; padding-right: 10px; padding-bottom: 10px; padding-top: 10px' /></p>
<p>Joe passe son temps &agrave;  écrire. Il y a plein de trucs qu&#8217;elle devrait faire, mais non, elle écrit.<br />
Joe habite dans un grenier; elle a eu un plan avec un concierge qui la laisse squatter une pièce sans eau, 5m2, en ville. Les locataires savent qu&#8217;elle vit l&agrave; , ils la tolèrent, ils l&#8217;aiment bien dans le fond; Joe est leur petit coin d&#8217;impossible liberté, l&agrave; -haut, tout l&agrave; -haut dans le grenier. Sa fenêtre grillagée donne sur un puits de ventilation. Joe va prendre ses douches &agrave;  la piscine municipale. Joe vole des club-sandwichs et des chips dans les épiceries; de temps en temps, une bouteille de gnôle.<br />
Un jour, un beau jour de printemps sur son puits tout de gris éclaboussé de pépiements, elle a fini. Trois ans. Trois ans d&#8217;enfermement, de réflexion, d&#8217;écriture, de sacrifice total, de peur du point final. Mais l&agrave; , non, enfin, oui, Joe a terminé son livre.<br />
Le concierge fait une collecte auprès des locataires pour que Joe puisse envoyer son livre, son graal, son &laquo;&nbsp;grand tout&nbsp;&raquo; comme elle dit, aux maisons d&#8217;éditions.<br />
Et elle attend.<br />
Et elle attend.<br />
Elle se promène dans les parcs, elle redécouvre la lecture, elle retrouve le monde avec surprise, effroi, émerveillement.<br />
Elle attend.<br />
Puis les réponses commencent &agrave;  venir. Elles sont toutes négatives. L&#8217;une après l&#8217;autre, des formules de politesse, des phrases alambiquées mais gentilles. Tu sais cette gentillesse qui, inévitablement, pue.<br />
Joe plonge dans le vide. Elle n&#8217;a plus de vie, plus rien.<br />
Par hasard elle tombe sur un concours de nouvelles : &laquo;&nbsp;Quand la vie n&#8217;a plus de sens&nbsp;&raquo;.<br />
Elle pond une nouvelle brève, en une nuit.<br />
Et Joe gagne le concours. Ce prix attire l&#8217;attention sur son livre, et le livre est publié.<br />
L&#8217;écriture, cette salope.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/01/22/lcriture-cette-salope.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Cauchemars</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/01/15/cauchemars.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/01/15/cauchemars.html#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 15 Jan 2005 05:44:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=198</guid>
		<description><![CDATA[Cette nuit j&#8217;ai eu ce rêve étrange. Tu étais chez toi dans un appartement pauvre, un peu comme celui oû j&#8217;ai vécu mon enfance et adolescence. Tu me parlais mais tu ne disais rien de précis car tu étais dans une forme de délire qui s&#8217;avéra vite être due &#224; de la fièvre. Il était [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette nuit j&#8217;ai eu ce rêve étrange. Tu étais chez toi dans un appartement pauvre, un peu comme celui oû j&#8217;ai vécu mon enfance et adolescence. Tu me parlais mais tu ne disais rien de précis car tu étais dans une forme de délire qui s&#8217;avéra vite être due &agrave;  de la fièvre. Il était évident que tu n&#8217;étais pas bien, mais tu niais. Je t&#8217;ai mesuré la fièvre et effectivement tu avais presque 40. Je t&#8217;ai demandé de te coucher, de dormir mais tu ne voulais pas. C&#8217;est alors que petit &agrave;  petit sont apparus sur ton corps des petits boutons. En quelques secondes tu étais pleine de plaques rouges de la tête aux pieds. Je t&#8217;ai enfin persuadée de te mettre au lit car tu étais très malade et il fallait que je te soigne. Le rêve s&#8217;est terminé l&agrave; .<br />
Je rêve toutes les nuits de choses et autres et il est vrai que ce sont rarement de beaux rêves. D&#8217;aussi loin que je m&#8217;en souvienne je n&#8217;ai fait que des espèces de cauchemars, le plus souvent comme une série b ou film lorsque les protagonistes m&#8217;étaient inconnus et des délires lorsque je rêvais de personnes connues. Mais l&#8217;on s&#8217;habitue &agrave;  tout, même aux cauchemars. </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/01/15/cauchemars.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Bukowski moderne</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/01/12/bukowski-moderne.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/01/12/bukowski-moderne.html#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2005 21:11:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=193</guid>
		<description><![CDATA[Mon clavier, la misère. J&#8217;aurais pu éviter le café dessus hier. J&#8217;aurais pu éviter le vin aussi. Ce soir. J&#8217;ai vu un cheval cette nuit. Dans le corridor. J&#8217;allais aux chiottes au bout du corridor, en évitant soigneusement de faire craquer le sol pourri de l&#8217;hôtel, &#224; cause du patron, un mélange de cafard et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mon clavier, la misère. J&#8217;aurais pu éviter le café dessus hier. J&#8217;aurais pu éviter le vin aussi. Ce soir. J&#8217;ai vu un cheval cette nuit. Dans le corridor. J&#8217;allais aux chiottes au bout du corridor, en évitant soigneusement de faire craquer le sol pourri de l&#8217;hôtel, &agrave;  cause du patron, un mélange de cafard et d&#8217;anaconda. J&#8217;allais aux chiottes pour déféquer comme d&#8217;hab&#8217; &agrave;  trois heures du mat&#8217;. Rien de spécial. Vraiment. Que je réflechisse un peu. Non, rien de spécial. A part l&#8217;autre chieuse l&agrave;  qui voulait encore me prouver &agrave;  minuit qu&#8217;elle écrivait ses SMS plus vite que moi. Non, &agrave;  part cette causerie d&#8217;SMS lobotomiques, rien de grandiose quoi. Et puis l&agrave; , au milieu du corridor, mon papier cul dans une main, l&#8217;autre remontant mon caleçon, le cheval. Au milieu du corridor. Il a même hénni le con.<br />
On a causé toute la nuit.<br />
Le matin, j&#8217;avais la gorge sèche. On a beau dire, une vodka pour lancer la journée, ça remplacera jamais une causerie avec un cheval.<br />
Je vous assure, moi.<br />
Putain, j&#8217;ai du confondre mon ex avec un cheval, quand j&#8217;y repense.<br />
Tant pis.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/01/12/bukowski-moderne.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Du béton et du sang</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/01/11/va.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/01/11/va.html#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 11 Jan 2005 11:15:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=187</guid>
		<description><![CDATA[Du béton partout. Entre ses pensées, contre son avenir, sous ses pieds, écrasant chaque jour, du béton. Cette grisaille lisse et permanente ne l&#8217;opprime pas cependant. Car il aime le béton. C&#8217;est pour cela qu&#8217;il aime les chantiers, &#224; leurs débuts, avant que le béton ne s&#8217;efface derrière des matières soi-disant esthétiques. Rien de plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Du béton partout. Entre ses pensées, contre son avenir, sous ses pieds, écrasant chaque jour, du béton. Cette grisaille lisse et permanente ne l&#8217;opprime pas cependant. Car il aime le béton. C&#8217;est pour cela qu&#8217;il aime les chantiers, &agrave;  leurs débuts, avant que le béton ne s&#8217;efface derrière des matières soi-disant esthétiques. Rien de plus agréable que le béton. Souvent, les panneaux de bois des coffrages y laissent les traces de leurs nervures. Les empreintes horizontales de ces lignes et leurs noeuds aplatis dans la pierre grise créent un amusant mélange de sensations. Le bois dans la pierre, la pierre au fond du bois, on ne sait plus trop. La plus brutale et la plus économique idée de l&#8217;homme se confond avec la nature.</p>
<p>Alors que les autres crient et scient, et tordent et chauffent, et fixent et portent, et entassent et mélangent, l&#8217;ouvrier dans un coin &agrave;  l&#8217;abri du regard de son chef, caresse le béton. Il palpe ses renflements, tâte ses creux, suit ses dessins, les taches d&#8217;humidités et les lignes et les bulbes figées de la caillasse, le long d&#8217;un mur épais, vide et silencieux, en bas, vers la cave du centre commercial en construction. Il peut sentir comme il est aimé par le béton. Ce n&#8217;est pas une affinité poétique, ni un désir de pénétrer comme seuls les miroirs peuvent les refléter, mais une force réelle, présente, émanant de la pierre moulue en murs lorsqu&#8217;il l&#8217;effleure. L&#8217;ouvrier sait que cette pierre n&#8217;est pas exactement celle des montagnes, même si les montagnes en sont la source. C&#8217;est une pierre raffinée par l&#8217;homme, coulée selon sa raison et sa volonté, une pierre en contact avec l&#8217;humanité, transformée par elle, mais préservant toujours une qualité brutale et insaisissable, hors du temps de l&#8217;homme. C&#8217;est pour cela qu&#8217;un mur en béton est le seul contact possible entre deux mondes. La pierre et la chaire. L&#8217;une immortelle, l&#8217;autre éphémère. L&#8217;un touché, demandant &agrave;  être touché et ressenti &agrave;  la surface de son immobilité, l&#8217;autre remuant, tremblant, bougeant fébrilement, avec dans ses doigts les battements sourds et fragiles de sa rapide vie. L&#8217;ouvrier sait que cette pierre n&#8217;est pas exactement celle des montagnes, mais il l&#8217;a suffisamment apprise et entendue, des années déj&agrave; , elle lui a parlé et l&#8217;a guidé dans ses rêves, pour aller maintenant enfin au-devant des montagnes elles-mêmes. Il sent l&#8217;éventualité d&#8217;une vaste liberté, douce et froide, sous la paume de sa main.</p>
<p>Une main d&#8217;homme, si chaude, lui presse l&#8217;épaule.<br />
« Qu&#8217;est-ce que tu fous ici?! Ca fait une demi-heure que je te cherche partout dans le chantier. Tu te fous de ma gueule ou quoi? »<br />
L&#8217;ouvrier observe un moment son chef. Il est étonné. Il ne le reconnaît pas. Son chef lui paraît fragile et mou. Des années durant il avait respecté sa taille, ses muscles, obéit &agrave;  sa grosse voix qui le faisait sursauter du fond des immeubles, maintenant il croise enfin de ses yeux un fantôme &agrave;  peine plus palpable que de l&#8217;eau blanche et poilue. Du plâtre craquelé par endroits, avec deux orifices noirs et vides au sommet de la forme.<br />
« Excusez-moi, mais je ne vous connais pas très bien. Vous êtes une chose vivante ou bien un messager de la pierre? »<br />
Le chef reste bloqué un moment. Sa bouche fait A. Les problèmes techniques de son quotidien, les réglages, les visseries, les délais de livraison, la surveillance du bon ordre de réalisation de son mandat pour le chantier, superposés aux diverses préoccupations suscitées par sa vie privée (vu que sa femme s&#8217;apprête &agrave;  le quitter), n&#8217;ont préparé dans son schéma de pensée aucune réponse &agrave;  une pareille question. Un flic lui proposant de coucher pour éviter d&#8217;être amendé susciterait le même genre de réaction. Une paralysie momentanée de l&#8217;élocution. Et en temps normal, la colère surviendrait immédiatement après. Il aurait baffé sans gêne cet ouvrier effronté cherchant &agrave;  le ridiculiser par des paroles insensées et l&#8217;aurait promptement viré. Mais en l&#8217;occurrence, c&#8217;est tout le contraire qui se produit. Cette simple parole de l&#8217;ouvrier, son caractère tout &agrave;  fait improbable et surréaliste, prononcée avec un naturel et une candeur si franche, projètent le chef &agrave;  des millions de kilomètres de lui-même et de sa vie. L&#8217;incohérence de cette parole lui jète au visage l&#8217;incohérence de son existence. Un fossé s&#8217;ouvre, incompréhensible, et il s&#8217;y voit gesticulant vainement avec sa grosse voix, pantin pitoyable de sa propre vie, où tout le dépasse, où tout s&#8217;acharne, où tout s&#8217;éboule, où sa femme lui crie &agrave;  tue-tête des phrases sans signification qui pourtant le laissent seul. Son grand dos s&#8217;affaisse, il lâche la clé qui s&#8217;accrochait &agrave;  sa main. Il se met &agrave;  pleurer comme un grand enfant surpris en flagrant délit de comportement adulte. Un groupe d&#8217;ouvriers passe alors et ils traitent de pédales ce couple bizarre immobile près d&#8217;un mur caché au fond de la cave, surpris comme au milieu d&#8217;une scène de ménage. Ils rient bien haut et s&#8217;en vont par un corridor. Mais ni l&#8217;ouvrier ni le chef ne les a entendu.</p>
<p>L&#8217;ouvrier ne comprend pas tous ces artifices humains, il ne voit qu&#8217;une seule chose. En réponse &agrave;  sa question, la forme en face de lui a émis de l&#8217;eau. Quelques gouttes d&#8217;eau seulement. Assez cependant pour lui rappeler que c&#8217;est de cela essentiellement qu&#8217;il est constitué. Il est liquide. Et en tant que liquide, fondu &agrave;  la pierre, au béton, par le miracle de la pensée et de l&#8217;intelligence il a le pouvoir de devenir immortel. L&#8217;ouvrier est transporté de joie &agrave;  cette idée.<br />
« Merci, chose fragile et futile, grâce &agrave;  toi j&#8217;ai découvert mon véritable chemin. Tu a été indispensable mais tu peux disparaître maintenant. Montre-moi ton liquide et coule-toi en lui. »<br />
Il prend son chef par les épaules et gentiment, en douceur, le plaque contre un fer rouillé qui pointe hors du mur en béton.</p>
<p>Ainsi, dans le sang, s&#8217;enfuya-t-il &agrave;  travers champs, vers les montagnes.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2005/01/11/va.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>morts</title>
		<link>http://www.davidruzicka.com/blog/2004/12/30/morts.html</link>
		<comments>http://www.davidruzicka.com/blog/2004/12/30/morts.html#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 Dec 2004 21:57:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">/?p=175</guid>
		<description><![CDATA[Il est mort sur les toilettes, en poussant, une veine a pété dans son cerveau parce qu&#8217;il avait la tête trop proche du cul. Renversée par un chauffard ivre, elle est morte piquée d&#8217;une vingtaine de tubes, aux soins intentifs. Elle est morte en montant les escaliers avec les courses dans chaque main, crise cardiaque, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.davidruzicka.com/blog/wp-content/images_up/thumb-morts.jpg" width="200" height="129" alt="morts" title="morts" style='float: left; padding-right: 10px; padding-bottom: 10px; padding-top: 10px' /></p>
<p>Il est mort sur les toilettes, en poussant, une veine a pété dans son cerveau parce qu&#8217;il avait la tête trop proche du cul.<br />
Renversée par un chauffard ivre, elle est morte piquée d&#8217;une vingtaine de tubes, aux soins intentifs.<br />
Elle est morte en montant les escaliers avec les courses dans chaque main, crise cardiaque, elle pesait 132 kilos &agrave;  48 ans.<br />
Il venait de terminer une histoire d&#8217;amour, le printemps pépiait, il s&#8217;est levé de son banc, a observé quelques pigeons en souriant, est sorti du parc, où un camion l&#8217;a balayé.<br />
Il était avare, il avait perdu aux jeux sans payer, il s&#8217;est fait flinguer par un camé payé une misère par son débiteur.<br />
Elle rentrait chez elle comme d&#8217;habitude le soir après le boulot et son mari l&#8217;attendait dans le corridor un couteau &agrave;  la main, ayant déj&agrave;  égorgé leurs deux enfants il fit de même avec elle avant de se jeter par la fenêtre : trois côtes cassées; il est mort 10 ans plus tard d&#8217;une surdose volontaire, dans un asile.<br />
Il est mort dans un cinéma, étouffant &agrave;  cause d&#8217;un pop-corn resté coincé dans sa gorge, personne n&#8217;est venu l&#8217;aider, l&#8217;écran les absorbait trop.<br />
Elle est morte en dormant, &agrave;  l&#8217;âge de 94 ans, dans un appartement miteux de la banlieue praguoise, ne laissant aucune famille, rien en ce monde, au début d&#8217;une belle journée d&#8217;automne, le sourire aux lèvres.<br />
Ils sont morts dans un séisme, rien ne les y préparait, rien ne le justifie, et la Mort aime bien ça, agir comme un peintre fou effaçant son oeuvre &agrave;  coups de peinture blanche.<br />
Le plus dur est qu&#8217;on ne peut que vivre et survivre pour se moquer d&#8217;elle.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.davidruzicka.com/blog/2004/12/30/morts.html/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

