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:: 21/5/2012 à 10:57

L’usage de Google Chrome dépasse celui d’Internet Explorer, depuis la semaine dernière http://t.co/Ub9sAYjS

:: 20/5/2012 à 10:31

Les choix modèlent les circonstances, les circonstances modèlent les choix.

:: 5/5/2012 à 1:06

Je viens de me rendre compte que l’essentiel est de dire aux femmes qu’elles sont belles.

:: 24/4/2012 à 8:36

apple products resolutions: ipad3 [1536x2048] – ipad1,2 [768x1024] – iphone4,4S [640x960] – iphone3,3GS [320x480]

:: 20/4/2012 à 8:41

Télécharger des updates résolvant des bugs, c’est comme de faire croire à un tétraplégique qu’il peut encore marcher (moi)

:: à 8:40

Beaucoup de gens perdent les petites joies dans l’attente du Grand Bonheur (Pearl S. Buck)

:: 31/3/2012 à 9:05

Il était une fois un petit matin doré où les oiseaux gazouillaient. Quand le sang gicla sur un mur blanc. C’était celui du voisin.

:: 29/3/2012 à 10:28

« J’aimerais un logo plutôt violet » – sic.

:: à 10:09

Woodkid Iron: http://t.co/VCnU5xtW – Lyrics – paroles traduites: http://t.co/HdZ8c7ep

:: 28/3/2012 à 1:46

Wordpress multiedit-plugin does NOT work on WP 3.3.1

:: 19/3/2012 à 12:25

Il était une fois un une fois qui traversait une fois une histoire d’une fois une ligne.

:: 14/3/2012 à 11:15

Il était une fois une fille qui rêvait de plein de choses belles qui ne lui était pas données. Et rien ne lui fut donné. Elle se suicida.

:: 13/3/2012 à 12:54

J’étais sûr que ce concept de navigation « légère » apparu lors de la présentation du Google Nexus aurait un avenir ;-) http://t.co/fX0U4XIR

:: 12/3/2012 à 11:35

« Décrivez-vous en quelques mots ». « J’ai peu de cheveux. »

:: 9/3/2012 à 10:46

#Pinterest sur Android 4: une authentique catastrophe!

:: 1 avril C’est mignon
:: 29 mars Woodkid Iron Lyrics – paroles traduites
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27 janvier 2007

Aranyo Ruth Blum (photo photographie picture image) - home adress (as of february 2007) : Floréal 10 | 1006 Lausanne | Switzerland | Phone number : +41216017424 - Mobile : +41788419128 - email adress : aranyob[...at...]homtail.com


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28 décembre 2006

Il m’a dit "je t’aime".
C’est immense quand même. Il aurait pu dire qu’il reviendrait bientôt, qu’il savait qu’il ne reviendrait pas bientôt.
Il aurait aussi pu dire qu’il ne reviendrait jamais mais qu’il penserait toujours à moi.
Notre fille me demandait si c’est vrai.
"Qu’il ne reviendra jamais à la maison ?"
Et j’ai aussi menti en souriant comme il m’a souri, parce que c’est beau un simple sourire.
On verra demain. 

Y aura-t-il un jour un arbre pour tous ceux qui sont perdus ? 


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21 décembre 2005

Je n’ai pas envie d’écrire.
Non franchement je n’ai pas envie. Aucune envie d’écrire quoi que ce soit. Pour tout dire, je n’ai même pas envie d’écrire ce que je viens d’écrire. A tel point que ces pixels s’égrenant en lettres qui prolifèrent éhontément en mots eux-même si audacieux qu’ils en forment des phrases à tendance quasi puérile de singer un sens, refluent vers un point que j’aurais déjà du écrire avant. Le point. Mais j’ai été trop paresseux et me suis laissé aller à l’absence d’envie d’écrire trop longtemps, ce qui m’a, déjà , poussé jusqu’ici. Sans plus. Elle m’a dit : arrête-toi bordel y’a tes gosses qui pleurent c’est la vie CA merde ! Je lui ai simplement répondu que je n’ai strictement aucune envie d’écrire et que si je continue ce n’est même pas par gourmandise, qui mangerait de fantômes ?, mais parce qu’ILS représentent QUELQUE CHOSE à côté de CA. Et puis j’en ai eu marre et j’ai mis un point final. Que j’ai souligné trois fois. Oui oui c’est possible sous OpenOffice. Et je me suis arrêté. Merde, j’ai continué à cause d’OpenOffice. Pourtant je n’en ai aucune envie je le répète. Comme je répéterais que tout ceci est du vide, pur vide. Normal puisque je n’ai aucune envie d’écrire. Strictement aucune. Rien à dire. Vraiment, rien. Mais à tel point rien qu’il est sidérant qu’après rien j’écrive encore quelque chose. Oui mais quoi ? RIEN m’hurle-t-elle très justement à côté du poupin violet. Ce à quoi je ne réplique rien non plus puisqu’à la place j’écris cette phrase. Et là , dans un élan inouï d’espoir dans les mots, je me suis permis d’écrire enfin ce que je cherchais, peut-être, à écrire depuis le début. Autrement dit, le fait que je n’ai strictement aucune envie d’écrire quoi que ce soit.
Chaque mot est une menace fantôme.
Ravalé, je suis parti hurler, moi aussi.


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19 décembre 2005

le délacement tendu des nerfs sous la viande l’irrespect total du couteau pour la chair scandale sanglant de l’ultime débat qui n’en est pas un puisqu’il se bat et la lame touche le bois le vide du bois quand elle recommence féminine à trancher la suivante dans l’éclat ravageur du néon cuisinier la suivante alors que pas loin la poêle frémit nue elle divague d’huile dans l’attente de la tranche de viande suivante parce que la tranche de viande voyez-vous attend d’être coupée (forcément puisque c’est une tranche) et la vivacité de la lame sidérante d’efficacité dans son cisaillement quasi olfactif crée un espèce de vide entre le jus de la tranche et le morceau inerte de nerfs et de chair juteuse steak d’effroi proposé à cuir en bleu alors que les cordons blancs se tortillent d’incertitude dans la graisse riche de lipomes voraces comme le boucher qui les a choisi d’un oeil certain globuleux ce matin suspendu à côté des boeufs dans l’antichambre glaciale des estomacs sociaux pendant que gargouille matinaux des réveils automatiques les carnivores du bacon et de la patate rôtie sur le ciel d’oeuf mais qu’arrive-t-il au morceau choisi de nerfs gigotant dans la marre d’huile d’arachides vierges

oui qu’arrive-t-il

tranche de viande vidant l’estomac du plus vivant des vides : vidanger l’avenir, manger avant d’être mangé.

Ceci est une pub écolo végétarienne qui passe en ce moment sur VegiNN


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18 décembre 2005

J’ai rêvé de prison.
Elle était belle, ma prison. Crasseuse, vide, résonnante et puante comme une Alcatraz abandonnée. J’ai rêvé de prison parce que j’ai envie de prison. Envie d’enfermement. Ma cellule est grise, spongieuse, j’y erre sur quelques centimètres humides. La lumière ? Il n’y a pas de lumière, l’éclat moribond de mes pupilles dégoulinant sur un miroir rouillé, tordu. Tordu. Le lavabo, brisé, est libre lui : le siphon s’engouffre vers un relent de varech et l’espace de l’Océan. J’ai tué quelqu’un. Ou plutôt, j’ai prémédité un meurtre, et un « on » scélérat, invisible, m’a enfermé là . Parce qu’ »on » savait que je voulais, plus que tuer, être enfermé. Une nuit, je me suis tué. Ma cervelle, crasseuse, vide, résonnante et puante m’attendait le lendemain; cette prison.


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15 octobre 2005

Un mot.
Ecrire un mot.
Il y a quelques touches pour cela. Et puis on passe aux suivantes. Peu importe finalement que les touches se suivent, écrire un mot revient à écrire des touches. Il y a là toute une ambition; le virtuel crée cette ambition. Car tout est imaginable derrière une succsession de touches, tout est déterminable et en même temps, aléatoire. On dirait presque de l’indécis.
Ecrire est une indécision. Une façon d’éviter le mot unique; vous savez, ce mot juste, cet unique mot qui tairait toute ambition d’en dire plus. Mais ce mot est introuvable. Il vogue dans l’indécision et de ce fait les autres, tous ces autres mots, comblent le vide pour essayer de le préciser, l’unique mot. « L’Aleph » de Borges, autant que le désir récent d’immortalité d’un clone reprodruit à des millions d’exemplaires, sont des tentatives de fixer cette saveur indissoluble, cette marque d’absolu qu’aucun être concret ne puisse apporter, ni par amour, ni par admiration, ni par relation. Ecrire un mot.
Graver sa tombe et respirer.


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16 septembre 2005

Les Chaos Clouds ou « Nuages de Plasma » (NPA pour les intimes) sont d’étranges phénomènes résiduels découverts récemment sur la ligne d’horizon de certains trous noirs. Leurs caractéristiques stellaires les rendent particulièrement difficiles à observer.

Il semblerait pourtant que la découverte récente de ces objets stellaires, qui vient par ailleurs corroborer plusieurs théories quantiques émises au début des années 90, apporte un ennemi de poids dans la palette des dangers cosmiques pour la Terre. On a parlé des astéroïdes, des explosions solaires, des trous noirs, il nous faut maintenant compter avec le « Chaos Cloud ».

Ceux-ci sont composés de particules élémentaires qui ont échappé à l’attraction d’un trou noir (la ligne de fuite) et qui forment ensemble un amalgame chaotique proche du plasma, au potentiel destructeur sans précédent. Se déplaçant à une vitesse proche de la lumière, un chaos cloud peut littéralement sucer toute énergie, i.e. matière, se trouvant sur son chemin. Notre système solaire entier serait absorbé et réduit à l’état d’énergie pure en quelques jours terrestres.

Contrairement aux autres dangers célestes, un tel objet est difficilement observable, son action sur le cosmos environnant étant aussi cataclysmique qu’immédiate. Néanmoins, et bien que l’information semble avoir été rapidement étouffée, une étrange masse obscure à fort potentiel gravitationnel a été récemment observée à seulement 9 années-lumière de la Terre, déformant fortement les rayonnements cosmiques d’arrière-plan. A l’échelle du cosmos, autant dire quelques millimètres…

De plus, les calculs ont démontré que la trajectoire de ce nuage de plasma rencontrerait notre système solaire aux alentours de l’an 2014. L’information est apparue discrètement et sur quelques sites spécialisés à la fin du mois d’avril de cette année, accompagnée de beaucoup de points d’interrogation. ISO, le téléscope spatial européen permettant une analyse extrêmement fine du rayonnement infrarouge dans l’Univers, serait à l’origine de cette terrible découverte, immédiatement vérifiée et confirmée par la NASA. De nombreux détails techniques ont mis en émoi les quelques scientifiques y ayant eu accès mais, tout de suite après, ces détails ont disparu de plusieurs sites et en fin de compte l’information a été prétenduement annoncée comme étant un canulard. Quelques scientifiques ont bien crié haut et fort qu’il n’en était rien, mais l’affaire a été rapidement et admirablement étouffée.

Le même phénomène semble se reproduire en ce mois de septembre, lorsqu’une fuite à l’administration bruxelloise a clamé que tout était vrai et, non seulement vrai, mais recalculé et revérifié par nombre d’experts internationaux. Noyant la panique, il semblerait qu’un hoax ridicule et contradictoire ait été publié et repris par plusieurs sites d’informations, peu crédibles, tel le WWN. Un hoax qui n’a qu’un seul but : cacher la vérité en la traitant de farce.

On peut comprendre qu’un certain nombres de gouvernements, souhaitant éviter une panique générale, usent de tous les moyens afin de faire taire la rumeur; quoi qu’il en soit, et en attendant que plus de lumière soit faite sur ces obscures contradictions, si un « Chaos Cloud » venait à surgir dans notre ciel un beau matin de printemps 2014, ne vous inquiétez pas, vous aurez à peine le temps de cligner des yeux que l’ensemble de la planète se trouvera dissoute en particules tournoyantes. Car contre une telle menace, aucune esquive ne peut être envisagée.


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16 août 2005

L’être virtuel ne m’inspire plus. Le direct a parfois des coupures. Aléas de la création ? Work in stop. Je ne vais pas arrêter, mais reprendre par un autre bout. Enfin, je pense.


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29 juin 2005

Un site web n’existe pas au sens matériel du terme. Tout au plus, matériellement, il s’agit en fait d’une série de particules métalliques dirigées dans une ou l’autre direction afin de définir au passage d’une tête de lecture microscopique une série d’octets formant des 0 et des 1. Au niveau de la matière, c’est tout.
Alors, qu’est-ce qui donne à un site web son contenu ?
L’information qu’il possède. Mais c’est quoi, l’information ?
Un ensemble de 0 et de 1 ordonnés de manière à être intelligibles pour l’être humain les interprétant. L’information est par nature anthropologique. Elle n’existe pas sans l’être humain pour l’interpréter, de même que l’être humain n’existerait pas sans l’information qu’il contient pour être identifié par ses autres congénères.
Ainsi, au niveau infinitésimal de la matière, l’idée qu’un être humain ne soit rien mérite réflexion. Une particule élémentaire, tournée d’une certaine façon (son spin), possède en mathématique une valeur, tournée d’une autre façon, elle possède une autre valeur. La succession de ces deux valeurs définit un atome. Une autre combinaison de ces deux valeurs définit un autre atome. Et ainsi de suite tous les éléments connus peuvent être construit, formant eux-mêmes par leur assemblage des molécules, qui forment des cellules, des bactéries, jusqu’à des organismes plus complexes tels que l’être humain.
L’analogie entre ce que nous sommes et ce que nous créons n’est pas gratuite. Tout ce que nous inventons est une autre forme de ce que nous sommes. Un site web en est un exemple étonnant.
Si un site web tel un être humain est une information, cela ne suffit pas néanmoins à lui insuffler la vie, de même qu’un site web dépourvu d’information interprétable n’a pas d’esprit. A l’opposé de l’éternité métaphysique de l’esprit, la vie nait du cumul temporel des informations.
Donc, pour être vivant, doué d’esprit et accueillant, un site web devrait :
- permettre à ses visiteurs de lui insuffler des informations (l’esprit)
- laisser ces informations s’accumuler dans le temps (la vie)


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26 juin 2005

Paradoxalement (c’est bien de commencer une phrase par un adverbe tel que « paradoxalement » parce que cela met le lecteur dans une situation où il attend qu’on lui présente une contradiction logique, qui plus est un adverbe suivi d’une longue parenthèse perturbant complètement le flux naturel de la lecture), il s’agit d’être doué d’une certaine facilité dans l’expression écrite afin de s’exprimer de manière compliquée. Cette facilité provient de l’exercice régulier de l’écriture, d’une bonne mémoire des mots, et enfin d’un talent naturel à exprimer verbalement ses émotions et ses pensées.
De plus, les écrivains vraiment doués dans l’expression écrite compliquée possèdent souvent un talent naturel relevant d’un chaos d’idées et d’émotions personnels qui, par le processus de l’expression écrite, s’amalgament de telle sorte à paraître logique tout en étant dans le fond « naturellement » inextricable. Plus ils essaient d’être simples, plus le résultat est complexe.
Néanmoins, comme je le soulignais plus haut, il serait erroné de penser que l’expression écrite compliquée provient uniquement d’une succession loufoque de raisonnements. L’émotion elle aussi peut à plus d’un titre s’exprimer de façon à être totalement ou partiellement illisible.
Dans le cas de l’émotion, le talent de l’auteur se doit d’être encore plus éprouvé. La joute orale avec son propre vocabulaire se doit d’être de la haute voltige verbale. L’interférence de ses connaissances avec le flux émotionnel doit être quasi permanent. Il faut que l’émotion devienne une prétention de simplicité savante et que l’honnêteté soit si fictive qu’elle en devienne presque convaincante. Bref, il faut être naturellement complexe, contradictoire et échevelé en soi-même. Ceci, l’exercice n’y pourvoit pas ou très peu.

Ce texte est un exemple de logique et d’émotion tentant de s’exprimer de manière compliquée. Le lecteur devrait ne pas s’y retrouver et au bout du compte avoir l’impression peu dérangeante (car il suffit somme toute d’ouvrir un quotidien pour avoir cette impression) de n’avoir rien lu.


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16 juin 2005

Le fait de divulguer son adresse.
En imaginant que ce moment-là ne s’arrêtera jamais.
L’être virtuel est ce moment de bonheur qui ne peut s’arrêter et qui ne connaît pas la confidence.
Le bonheur est divisé par le temps.

Il peut y avoir un moment de bonheur et l’instant qui suit du rien poussièreux.
En imaginant que ce moment-là ne s’arrêtera jamais.

De nuit, de jour, penser à un moment qui pourrait ne jamais s’arrêter.
Et c’est le moment qu’il faut. Le moment qui, en ne s’arrêtant jamais, contiendra tous les moments.
Peut-il être détruit ?

Oui, ce moment de toute beauté est détruit de toute beauté par le moment qui suit.
Car il y a toujours un moment qui fait cesser d’être un autre moment.
Et s’il était possible de ne pas faire cesser un seul moment ?

Le fait de divulger son adresse serait un geste éternel et le spameur serait un robot d’amour s’accolant pour l’éternité à un nom qui lui serait inconnu.
Imaginez un peu ce moment qui ne finirait jamais.
C’est Internet.


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23 avril 2005

Il suffit d’un clic pour sombrer dans le coma du monde. Cette fille qui s’échine à leur échapper, rampant sur un carrelage vide de toute commisération, alors qu’ils la fouettent en riant, nus et verges érigées autour d’elle. Elle, elle pense à son père, à sa mère, et à sa sœur qui prend des cours de théâtre à New York ; et puis elle rampe vers ce qui semble être la porte d’entrée, mais le plancher gondole sous l’effet du manque. Elle a tellement envie, finalement, d’être fouettée, d’être prise par toutes ces queues, juste pour qu’ils lui donnent quelques gouttes du liquide transparent qui sourit près du bar dans une seringue. Elle a tellement envie. Ne pas être ce clic du Net qui fait sombrer dans le coma du monde.


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21 avril 2005

Un ciel enrhumé crache son venin sur la ville affaiblie. Les toits se tassent luisant sous le crachin épais que les passants d’une ruelle à l’autre tentent désespérément d’éviter. Le regard pendu sur les chaussures. Les filets d’eau entre les pavés et les semelles. L’éclat déplacé d’un rire d’enfant, quelque part. Les vitrines essaient d’être gaies, mais au-delà des reflets il y a le regard vague des vendeuses imitant leurs mannequins.


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