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N’oubliez pas de voir que l’interface digitale est… magnifique. Un geste du pouce, un clic, et vous rentrez dans un autre univers.

:: 15/1/2012 à 1:44

Je crois que j’ai plus ou moins inconsciemment arrêté d’écrire en découvrant #Houellebecq Dès lors il m’a fallu aller plus loin que lui.

:: 14/1/2012 à 11:48

Demain soir vous aurez 1 chance sur 3000 de vous ramasser les débris du satellite Phobos sur la tronche http://t.co/MWZxuPr5

:: 10/1/2012 à 7:17

OK super Free mobile. Et combien ça coûte le surf Internet à l’étranger?

:: 8/1/2012 à 8:43

Je suis sur Twitter depuis le 31 mai 2007.

:: 2/1/2012 à 6:58

Le taux de rebond? C’est combien de fois le visiteur s’est tapé la tête contre un mur pour faire fonctionner ton site.

:: à 11:36

Attention aux arnaqueurs sur Ricardo vous demandant d’envoyer le colis le plus vite parce qu’ils doivent partir à l’étranger…

:: 1/1/2012 à 10:14

« Remerciez-moi, je vous évite la ruine, car cet appareil, simple curiosité scientifique, n’a aucun avenir ! », A. Lumière, sur la caméra.

:: à 9:08

Faites un effort cette fois. Elevez votre conscience à mon niveau. Sinon cette année risque d’être aussi déprimante que les précédentes.

:: 31/12/2011 à 8:47

On dirait que le jour ne va jamais se lever…

:: 29/12/2011 à 5:18

Next: the browser should become the platform. Please tell them to undo hardware and legal issues so that USERS (we) can be happy.

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:: 31 octobre Le cerveau humilié
:: 9 septembre Pourquoi tout à coup?
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:: 10 février Vue du boulot
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:: 25 octobre Crazy iphone
:: 8 octobre Une histoire d’amour loin de ses lèvres
:: 7 octobre Les pseudos évolués pseudos sages de la démocratie
:: 22 septembre Le pirate
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:: 17 septembre Le prédateur
:: 15 septembre Le spermatozoïde Fou
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:: 2 juillet L’ennui
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:: 13 juin Les pensées sur roulettes
:: 9 juin Lorna, poème
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:: 26 mai Il n’y a pas de Malchance
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20 février 2005

Je suis arrivé de bonne heure au croisement des chemins. L’heure n’avait pas beaucoup d’importance puisque ce n’était pas un rendez-vous, mais l’idée d’être en avance sur un évènement qui devait se produire durant la journée, je ne sais pas pourquoi, me rassura quelque peu. La forêt était fraîche et les arbres, silencieux. En fait je ne dus pas attendre très longtemps. Elle arriva à 09h45 exactement, se postant près du ruisseau et avalant plusieurs lampées rapides d’eau, son long cou frétillant brilla sous un rayon de passage. La biche n’avait pas peur, mais j’avais peur pour elle. En la voyant vraiment arriver, j’eus en réalité l’idée saugrenue qu’elle n’était pas là , qu’elle était artificielle ou alors une biche domestiquée, si tant est que ce soit possible, envoyée par un fermier pour me narguer. Les brindilles ne craquaient pas sous ses pattes, ses oreilles tournaient un peu dans tous les sens et ses paupières, larges, se fermaient à moitié alors qu’elle se désaltérait. Elle ne voyait pas qu’elle allait mourir. Et j’ai ricané : qui le voit ? Qui le voit si ce n’est moi ? J’ai du faire un pas de coté car elle a sursauté. Elle a fixé un moment le tronc derrière lequel je me cachais, faisant un pas de travers et glissant sur de la glaise, mais ses articulations si fines se sont vite rattrapées et elle s’est redressée, droite, cette fois consciente d’un danger. Le pressentait-elle ou avait-elle vraiment entendu quelque chose, était-ce une palpitation de l’air véritable ou son esprit était-il en contact avec des couches supérieures de la Nature ? Des questions bourdonnaient en cet instant, mais c’était trop tard, il aurait fallu y penser avant. Car la biche se retrouva, du fait de son sursaut, exactement dans la position imaginée, dressée, tendue sur la rive glissante, tremblant dans l’air matinal, reniflant dans ma direction. Dans son dos un canon pointa et la balle la percuta en plein crâne. Elle vacilla, comme surprise, le soleil filtrant des branches brilla un moment dans ses yeux et ce reflet, cet infâme reflet, je le revis en moi tôt ce matin en me levant, un éclat final qui avait scintillé dans mon café comme dans ma vision, avant qu’elle ne s’écroule dans la glaise. Et même en cet instant je savais ce que j’allais entendre: « Joli coup, Gégé ! » J’ai encore murmuré contre l’écorce chauffant sous le soleil: « En plein dans le mille… » Et de ce fait j’entendis ce ricanement gras gicler dans l’air vierge de la forêt: « Joli coup, Gégé ! En plein dans le mille ! » La biche gisait et j’avais attendu sa mort, je l’avais attendue tel un charognard. Le chasseur gigota de fierté et je m’effondrai en tremblant, comme elle avant. J’étais glacé et un peu mort en moi, mais cela, je ne l’avais pas vu, dans mon café, ce matin.


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13 février 2005

Croisant ces gens dans les corridors métalliques du paquebot, ces ombres circulant de nulle part à nulle part, je me suis aperçu que mon cerveau était aussi séparé de moi que d’eux. La limite fatidique de la déconscience et du désamour du mal incarné, avait été atteinte. J’ai fait un drôle de rêve où je me voyais dans un vieux reportage des années 30 sur la crise en Allemagne avec tous ces gens bougeant par petites saccades, comme pris par les spasmes du temps. J’étais parmi eux dans une manifestation nazie et tout à coup je me suis retourné et j’ai observé la caméra, et l’instant d’après, je suis devenu cette caméra, cette œil unique observant le mal et l’irradiant. Toute la foule me fixait avec Hitler qui a continué à gesticuler un moment en arrière-plan puis, réalisant que plus personne ne l’écoutait, il a pointé son doigt sur moi à la manière de big brother is watching you, et ça finissait sur un gros plan sur sa moustache frémissante où restait accrochée une goutte de salive. J’étais ce gros plan. A Buenos Aires, un vieil homme croisé dans la gare, passionné par Borges et Lovecraft, m’avait expliqué que j’ai un pouvoir et que j’ai peur de la connaissance de ce pouvoir. Et pourquoi un vieux documentaire ?, avais-je demandé. Ce pouvoir remonte loin dans votre passé. J’avais bien ri. A mon rire, plusieurs femmes s’étaient retournées d’effroi, des enfants avaient cessé leurs jeux, des hommes avaient serré leurs poings, comme si d’anciens souvenirs de sifflements de bombes les avaient tendrement enveloppés l’espace d’une seconde. J’avais voulu leur promettre que bientôt ils n’auraient plus à me subir, que j’étais justement sur le chemin de ma propre destruction, j’avais voulu leur hurler que ma dernière descendante allait disparaître de mes propres mains et qu’aucun ange ne pourrait retenir mon geste. Mais j’étais juste monté dans le prochain train en direction de Rio Gallegos : mes hurlements attirent les anges.


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21 septembre 2004

- le rajeunissement ne se sent pas assez
- le déroulement de l’action flotte trop
- la scène des frères Zorteil est trop improvisée, elle n’est pas claire
- on ne sait pas où on va et on perd parfois le fil
- trop de tchatche
- le caractère du héros peine à s’épaissir
- les fantasmagories violentes semblent tomber de nulle part
… à vous


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14 septembre 2004

« N° de compte s’il vous plaît ? »
« A vrai dire. Je n’ai pas de compte. »
« Vous n’avez pas de compte chez nous ? »
« Non. »
« Vous souhaitez en ouvrir un peut-être ? »
« Non. En fait je viens juste pour l’argent. »
« Alors dans ce cas j’aurais besoin de votre carte de crédit… »
« Mais je n’ai pas de carte de crédit. »
« Alors vous avez la carte d’une banque affiliée ? »
« Non, non. Je n’ai aucune carte. »
« Dans ce cas donnez-moi au moins votre chèque ! »
« Je pourrais retirer de l’argent avec un chèque ? »
« Ah mais bien sûr, oui oui, j’aurais juste besoin aussi d’une pièce d’identité. »
« Mais je n’ai pas de chèque. »


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13 septembre 2004

Attention
Il manque la page 32 du manuscrit !!!
J’ai mis cette page ici.
Merci Elisabeth ;-)


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9 septembre 2004

Comme on pourra le voir sur le net dans les dernières pages publiées (p.111-112 sur le net et p.144 à 147 du manuscrit), il y a une scène de cul (xxx rated) qui contraste violemment, je crois, avec ce qui précède et ce qui suit.
Je n’ai strictement aucune idée du pourquoi j’ai mis cette scène.
Prétexte : pivot.
Pas Bernard Pivot hein.
Mais cela marque la rupture de Radio Barnes et de sa femme, et de sa fille surtout, puisque celles-ci se cassent juste après et que petit à petit tout le problème pour Radio va être de retrouver sa fille.
Voilà mon explication.
Et je la partage allègrement, même si je n’ai aucune certitude, qui plus est avec les commentaires récents de maggic et de Grog.
Merci les gars, mais pour l’instant je n’ai pas d’autre « prétexte ».


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6 septembre 2004

Je demande trop au lecteur.
Je demande trop son attention, je sollicite trop sa réflexion entre les lignes, je lui demande de deviner là où sans doute il suffirait simplement de « lire ».
Lire pour comprendre. Alors que je fais du « lire pour deviner ce qui est écrit ».
Ce n’est pas conscient de ma part.
J’ai sans doute peur qu’on puisse m’atteindre.
Paradoxe : j’écris pourtant.
Non, non, ce n’est pas que je suis innatteignable.
J’utilise trop les mots pour me cacher et, du coup, je cache ce que je veux dire.
Ce que je lis (et donc ce que j’ai écrit) devrait être beaucoup plus simple.
Et pourtant, ce que j’ai écrit dans « vie pas la mienne », sur le moment, putain comme ça me paraissait limpide.
J’dois élaguer encore quelque part entre le cerveau gauche et le cerveau droite.


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6 septembre 2004

Mes scènes d’action sont étranges.
C’est comme si je n’arrivais pas totalement à y « adhérer ».
Le duel entre l’entité occupant Soeurette et Radio est abrupt. Je me demande si le lecteur comprend pleinement ce qui se passe… C’est un peu comme si tout était question de sensations et non d’évènements concrets. Comme si en décidant un matin d’aller acheter des croissants j’impliquais dans la description de cet acte tout le raisonnement imaginable qui m’y aurait poussé, au lieu de simplement dire : « Je suis allé acheté des croissants ce matin. »
En même temps, rechercher ce que cache un évènement, ça me semble pertinent.
Dans « vie pas la mienne », à cause des visions de Radio, tout n’est-il pas trop question d’intériorité, au risque de ne plus distinguer ce qui se passe vraiment de ce qui se passe en lui ?
Est-ce nuisible ?


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5 septembre 2004

Toute une journée à ressasser « vie pas la mienne » tout en essayant d’apprécier ce beau dimanche ensoleillé.
Nous sommes allés à Cossonay au festival des Contes, dans la vieille ville cernée par une campagne si riche et colorée qu’on se serait cru dans un Walt Disney aux couleurs patinées par l’âge. Pastels, ombres élargies de septembre, vent juste comme un soupir de contentement.
Et moi qui scrutait chaque passant en me demandant : « Et celui-là , jusqu’à où supportera-t-il la lecture de « vie pas la mienne » ? 3 pages ? 20 pages ? 56 pages ? Qui dit mieux ?
Je voulais faire simple.
Raaa.
L’histoire peut-être est plus simple, mais le texte ? La texture ? La composition ?
J’ouvre le manuscrit au hasard ces jours : je suis tombé hier soir sur le passage où Radio et ses collègues du squat débarquent sur l’île des frères Zorteil les milliardaires. La scène finale du « combat » entre Radio et les frères.
Raaa. (bis)
Beaucoup trop longue, complexe dans sa description. Illisible serait presque le mot.
J’ai toujours envie de dire que c’est la même erreur que dans « Personne » : TROP de MOTS.
Je suis indécis.
Je ne sais toujours pas si c’est une critique qui a un sens.
Peut-être que le problème est plus profond, plus sournois. Peut-être que c’est ma façon d’écrire elle-même et entière qui me paraît grumeleuse.
Bref, beau dimanche, sauf un nuage d’orage grimpant au-dessus du Jura, vers la fin de l’après-midi.
En forme de gros point d’interrogation.


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4 septembre 2004

grrrr
les 20 premières pages sont à chier
je le sens déjà
va falloir revoir tout ça
merci Gégé


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