Littérature suisse
Dessins suissesadmin
:: 17 février La forêt sombre
:: 9 février L’oeil retiré
:: 27 janvier Trop beau
:: 20 janvier Élévation
:: 12 janvier La chambre immaculée
:: 7 janvier Jamais maudite
:: 6 janvier Tube infuseur de vie
:: 4 janvier La merveilleuse impossibilité de se détacher
:: 3 janvier Le Peuple mort
:: 29 décembre Il respire lentement
:: 25 décembre La Fleur de Nuit
:: 21 décembre Aimer tellement
:: 2 décembre Alto Paraiso
:: 30 novembre Je ne crois pas en lui
:: 21 novembre Aime-les tous
:: 19 novembre Les fils électriques
:: 18 novembre Effusion lente
:: 28 octobre Bang bang, mon amour m’a descendue
:: 27 octobre Le bateau coule
:: 26 octobre Corcovado
:: 25 octobre C’était sensé être
:: 24 octobre Le dernier des musées
:: 8 octobre Une étrange certitude
:: 12 septembre [Hommage] Dialogue d’elle-lui-elle
:: 11 septembre Sémantique urbaine
:: 7 septembre Nous allons mourir, mon amour
:: 6 septembre Quand le vent froid soufflera
:: 3 septembre Architecture réalisée : bureaux en mailles métalliques à Crissier
:: 2 septembre D’amour, de mères et de femmes
:: 1 septembre L’instant précis
:: 31 août Déréliction IV
:: 25 juin Où vas-tu, à Vinicius
:: 24 juin Quand elle dort
:: 23 juin L’abîme de l’été
:: 22 juin Vision
:: 17 février | La forêt sombre
:: 9 février | L’oeil retiré
:: 6 janvier | Tube infuseur de vie
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant
:: 24 décembre | Neige et solitude
:: 22 décembre | Morte Neige Reine
:: 2 janvier | Grand Chalet Leysin
:: 29 décembre | La faiseuse de mondes
:: 6 décembre | REP Gérard Delaloye ou La solidité de l’Existance
:: 8 août | Rêve d’architecte
27 janvier 2019

J‘avais jamais vu de nuit aussi calme, hey
J’la regarde enchaîner les cigarettes, hey
Ses larmes coulent en silence, on entend toujours les cigales
On se blesserait même avec zéro mot
Pourtant aucun mur sur cette terre
Ne pourrait étouffer le cri de nos phéromones
On risque pas de tenir longtemps
Tu m‘as même comparé à Lucifer
Maintenant tu bois et tu veux bien de moi
Nan mais j’hallucine hein
Je sais déjà c’que la distance entraîne
Soit c‘est la guerre pendant dix ans sans trêve
Soit je la quitte en lui disant

Garde le sourire, plus rien n’est grave
Tant qu‘il nous reste une seconde de souvenir dans le crâne
Nos deux corps pourraient mourir, j’ai déjà fait le deuil
Maintenant pars loin de moi, une larme cachée dans l‘œil

Notre histoire n‘aurait jamais pu f‌inir dans le calme et la tendresse
Je te déteste comme cette phrase qui dit :
« C‘était trop beau pour être vrai »
Je n‘avouerai jamais que certaines de mes propres émotions m‘ef‌fraient
Je te déteste comme cette phrase qui dit :
« C‘était trop beau pour être vrai »

Bébé serre-moi fort que j’oublie qu’c‘est le chaos
Autour c’est le chaos
Regarde nous le destin a pas honte, les dieux ont pas honte
J‘ai tout foiré cette année, c‘est toujours en chantier
Est-c’qu’on peut revenir en janvier ?
Son regard me traverse le corps comme une longue aiguille
On dirait bien qu‘on est cuits
Nous deux dans la même voiture on fonce vers la mort
On s’déteste tellement qu’on refait l‘amour
Parce que c‘est comme de la drogue, on a d’quoi planer
Sur son dos mon torse fait de l‘aquaplaning
Le problème, c‘est qu’ça m’rappelle pourquoi je l‘aime
Je revois le début, les premières semaines
On pourrait repartir à zéro
Et prendre le premier avion comme dans un f‌ilm de merde
Mais c’est du délire

Garde le sourire plus rien n’est grave
Tant qu‘il nous reste une seconde de souvenir dans le crâne
Nos deux corps pourraient mourir, j’ai déjà fait le deuil
Maintenant, pars loin de moi, une larme cachée dans l‘oeil

Notre histoire n‘aurait jamais pu f‌inir dans le calme et la tendresse
Je te déteste comme cette phrase qui dit :
« C‘était trop beau pour être vrai »
Je n‘avouerai jamais que certaines de mes propres émotions m‘ef‌fraient
Je te déteste comme cette phrase qui dit :
« C‘était trop beau pour être vrai »

Lomepal, « Trop beau », 2018


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
20 janvier 2019

[…] Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides,
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et sereins; 

Celui dont les pensées, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
– Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!

Élévation, Charles Baudelaire,1857


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
12 janvier 2019


Poème en prose de septembre 2018

Tout est blanc.
Une chambre d’hôtel qui est blanche et vide.
Les murs sont blancs, le sol est cousu d’un tissu mat et clair, les meubles existent à peine. Ils sont autour du lit, des tables de nuit accrochées aux murs, blanches. La seule autre pièce est la salle de bain, blanche, qui s’ouvre derrière une porte coulissante, blanche. Une armoire se
dessine dans un mur par les ombres de ses battants.
La baie vitrée occupe tout un mur mais derrière on ne distingue rien parce que le ciel est blanc et que les rideaux diffusent cette blancheur dans la pièce.
On pourrait croire à la liberté, derrière cette baie, mais l’espace dehors est un prolongement flou de l’espace intérieur, et il n’amène rien de plus, que cette lumière pâle confortant la blancheur de la pièce.
Le lit est fait, ses draps sont blancs, tendus, parfaite ombre sur le sol cousu.

Elle est nue.
Il est nu.
Que regarde-t-elle ? Que regarde-t-il ? On ne sait pas.
Pas vraiment.
Ils se regardent peut-être. C’est un lien qui est là entre eux, dans le vide de l’air blanc. Mais ce n’est pas sûr. Ils pourraient être ailleurs. Ils pourraient ne rien ressentir de ce lieu. Ils pourraient ne pas se connaître, et pourtant au coeur de cette blancheur, ils se reconnaissent.

Comment ?
Parce qu’il n’y a rien.
Et qu’ils sont tout.
Pourquoi ?
Ils sont leur lien.

Elle a envie de sourire. Il hésite.
Elle est belle.
Trop belle, ici.
Y a-t-il autre chose que sa beauté ?
La lumière blanche est tellement brutale, ici. Une cloche sonne au loin. Annonçant une heure qui n’existe pas.
Il veut lui donner quelque chose.
Lui, il existe, mais il se sent sans importance. Artefact abstrait. Ajout inutile. Sa propre nudité dans la chambre immaculée lui paraît insultante, parce que tout est parfait, ici, et qu’elle irradie cette perfection simple. Blanche. Vierge.
Lui, il est un ajout. Indispensable, mais futile.

Alors elle s’avance vers lui et tend un bras.
Elle le traverse.
Dans la transition de leurs corps qui se pénètrent, un léger éclat électrique, une lueur bleutée, elle passe à travers lui, et sur le mur blanc face au lit des mots apparaissent.

Je t’aime.

Lettres noires.
Il n’y a rien d’autre que ces lettres noire inscrites d’une écriture fine et légère, maîtrisée et tranquille. Je t’aime.
Alors pourquoi a-t-il envie d’hurler ?

Il se retourne et lui attrape la main.
Autre éclat électrique qui fait trembler toute l’image.
Elle semble vaciller. Sous le choc.
Il murmure : mise à jour, je vous en supplie.
Mais l’éclat est maximal. Rien ne peut changer. Tout est figé.
Des lettres apparaissent sur un autre mur : rencontre.

Elle s’appuie sur le matelas, puis s’assied.
Ses seins pendent dans cette posture.
Il pense qu’elle vieillit.
Il pense que tout vieillit.
Tentant de l’effleurer encore, par l’épaule : sur le mur un autre mot apparaît, imprimé là, lettres noires, brillantes, fraîches : temps.

Il se sent épuisé.
Il aurait envie d’être ailleurs, mais aussi il ne peut pas s’imaginer être ailleurs que dans cette pièce.
Partir, c’est disparaître.
Est-ce mourir ? Non : c’est pire, c’est ne plus vivre.

Sur un autre mur : vivre. Le mot suinte et resplendit, net, vibrant telle une impression qui viendrait de l’intérieur, de l’intérieur d’un mur.

Elle cherche quelque chose, un appui plus ferme.
Une réalité.
Rien ici ne lui donne de l’être.
Elle suit une autre, et pourtant c’est elle.
Elle aimerait… Qu’aimerait-elle ?
Le toucher. Le toucher juste une fois, juste un peu.

Au plafond : toucher apparaît.

Il passe devant elle, lentement, se dirigeant vers la baie illuminée et matte.
Il sent déjà que cette tendresse qui les lie n’est ici qu’un artefact.
Un message spirituel dans un air tremblant de chair.

Sur un mur : artefact.

Les murs sont leurs peaux. Leurs pensées, des tatouages.
Il écarte le voile des rideaux : dehors il neige.
Il neige dans le brouillard.
Et maintenant, il commence à bander.

Elle aurait besoin d’un vent.
D’une plante verte, ou d’un légume.
N’importe quoi de vivant.
Du soleil. Des fraises. De l’alcool.
Une drogue.
Elle regarde ses mains qui tremblent légèrement.
Elle voit son sexe qui se tend doucement.
Il est sa drogue. Son échappatoire. Elle veut le manger.
Avaler son être et être en lui, pousser en lui, grandir, l’envahir.
Être en lui, être lui.

Être elle.
Il se tourne vers elle. Son sexe est à la hauteur de sa bouche.
Elle l’attrape, il le lui donne.
Mais l’éclat électrique violent remplace leur désir.

Sur le mur, sous je t’aime : toi, moi.

Il recule.
Elle se laisse aller en arrière sur le lit.
Son corps resplendit dans la blancheur des draps tendus.
Elle étire ses bras, elle se sent lascive, en manque.
Lui, une envie de vomir lui noue la gorge.

Le mur : solitude s’inscrit.

Il constate avec dégoût et délectation qu’il peut attraper son propre membre.
Voyant cela, elle met la main entre ses jambes.
L’amour ne peut rien faire d’autre que de suivre l’élan donné.
Il recule, car son sperme n’a plus aucun sens ici.
Il la voit se tendre et respirer plus fort.
Elle jouit vite.
Elle jouit seule.
Car lui, il n’est pas là : il se sent mourir.

Au plafond : mort en lettres noires.

Jouissance noire, jouissance morte, jouissance seule.
Elle se redresse lentement, souriant, vaguement.
L’ordre dans ses idées reprend le dessus : il faut détruire.
Au-delà du désir : l’achèvement et la reconstruction.
Se tendant brusquement, elle le toise, souriante mais dure.
Peut-elle parler ?
Oui, mais non.

Chaque mot s’inscrit.
Il n’y a pas de douceur, ni de flux aléatoire, de la parole.
Tout est écrit, brut, immédiat, électrique. Sur le mur.
Elle a peur de parler. Mais en même temps, c’est un pouvoir.
Pouvoir tout dire.
Parler, ici, c’est déclamer un discours devant le monde pour toujours.
« Tu m’aimes ? », sur un mur.

Tout de suite, cette question après la jouissance lui paraît ridicule.

« Oui. »
Il voit le oui près de lui sur le mur près de Tu m’aimes, mot tremblant dans l’encre noire fraîche. Il ajoute :
« Cette chambre est notre amour. »
« Pourquoi tu ne jouis pas ? »
« Parce que cette chambre est notre amour. »
Il se sent piégé.
Comprenant maintenant que cette chambre est sa chambre.
Que ce lien est cette étrangère, qu’il connait en tout.
Qu’il invite dans cette chambre, dont il ne connait presque rien.
Que cette chambre existe enfin, grâce à ce lien.
Qu’il existe enfin, grâce à elle.
« J’attends que tu m’apprennes à être moi-même. »
Elle s’avance un peu vers lui, incertaine, mais tranquille.
Sa nudité intouchable, soudain elle la sent investie d’une force, ici.
« Tu m’as invitée ? »
Il se sent vide, démuni, il comprend que dans cette pièce vide elle est l’ombre pure marquant la limite entre lui et l’autre.
Son corps nu devant lui est la pureté.
La pureté est ce qui le détache du monde.
Ce qui le détache du monde, c’est le reste de lui.
Et quand il ne reste rien entre l’ombre et la lumière, c’est juste…
« Moi »
Qui s’inscrit sur le mur.
Qu’elle est la seule autre à entrer en lui.
« Je ne jouis pas. Je me sens violé. Et déjà, c’est bon, incroyablement bon. »
« Tu mens », répond-elle.

« Elle a raison », pense-t-il, mais déjà ses mots sont inscrits sur le mur nu de la chambre.
« Tu ne me cherches pas moi. »
Elle regarde autour d’elle et voit cette chambre.
Elle sent le vide.
Elle sent cette inassouvissable absence.
Cette absence lui appartient-elle ? Non.
Personne ne peut remplir ce vide.
« Je cherche l’impossible moi. »
Ces mots se sont mis sous Je t’aime.
Ils brillent, limpides.
« Tu n’aimes que parce que je t’en approche plus que Tout. »

Terrassé, il vacille. Il sait que c’est faux, il sait que c’est vrai.
Il ne m’aime rien de plus qu’elle.
Deux points se dessinent en travers des murs et une droite infâme relie Je à Tu.

Tout est paisible dans la pièce.
La blancheur, sinon les mots s’inscrivant, est tranquille.
Un soleil mort et parfait illumine une chambre vierge.
Il neige dehors, d’une neige absente, d’un temps sans essence.
Des êtres de vie auraient envie d’y exister, sans succès.
Il n’y a ici que l’essence de la vie, donc la mort qui la tend,
Vers le vide.

L’amour est cette blancheur mortelle que marquent les ombres rares de la pièce.
Et leurs corps ? Que sont leurs corps si ce n’est des loups solitaires aux abois ?
L’absence est évidente. Le manque est évident. L’impossible réunion est évidente.
La chambre immaculée brille de toutes ces évidences.
Elle est moi. Et moi ? J’erre dans le brouillard dont tous savent tout : l’inconnu.
Se dit-il, en l’approchant, près des yeux.
Car ses yeux, il n’a pas besoin de les toucher, il peut les voir.
« Voir » s’inscrit sur un mur.

Il se penche vers elle, car accomplie elle s’est rassise sur le lit.
Il se penche sans amour :
« Tu n’es rien sans moi. »
Et elle sait alors qu’elle ne possède qu’une réponse ici, pour survivre :
« Je ne suis rien sans toi. Et tu n’es rien sans moi. »

Cette pièce, c’est lui, et il l’a invitée, et c’est eux.
Maintenant, tous leurs mots d’amour, et d’envie, et d’absence, et de doute, et de rêves, et de haine s’inscrivent sur les murs.
Nus, ils n’arrivent plus à l’être…
Tout doit paraître.
Et c’est moche.
Et c’est beau, parce que c’est tout.
Tout est beau et moche aussi.
Les murs ne sont jamais rassasiés de tout ce qui s’y inscrit.
Leurs vies en marquent toute la blancheur.
Leurs vies sont la marque des terreurs et des beautés.

Que reste-t-il de blanc dans la pièce ?
Même leurs corps sont tatoués de rêves et de vexations.
Leurs idées sont vidées de tout ce qui ne les a pas entouré.
Et dans cette frénésie d’hiéroglyphes ne subsiste qu’un vide :
Toi

Je suis toi effacé dans la pièce immaculée.
Je suis toi se levant dans la frénésie des mots de ma vie.
Je suis toi nue de tout ce qui m’a attaché.
Je suis toi parce que ça n’a pas de sens d’être moi au-delà de toi.
Je suis moi, enfin, parce que je suis cette pièce immaculée, en toi.

Il hurle : mise à jour, maintenant !
Et alors, à sa surprise, il n’est plus qu’elle.


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
7 janvier 2019

Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
29 décembre 2018

Aux côtés de l’homme de sa vie
Elle soupire au creux du lit
Elle part partout, sa vie
Elle ne sait plus qui sait.

Les montagnes sous elle
Montent lentement vers le ciel
Les étoiles tournent de plus belle
Elle ne sait plus qui c’est.

Il respire lentement.


Laisser un commentaire (1 Comment actuellement)  Version imprimable de cette page
25 décembre 2018

Certains disent qu’elle ne pousse que près du Néant
Elle se nourrit du vide pour donner la vie
D’autres disent qu’elle est la fleur d’amour
Car elle crée la vie là où il n’y a rien
Sur le rivage où elle pousse, d’autres disent
Qu’elle trace la ligne entre la vie et la nuit
Et qu’en poussant là elle apporte la lumière.

On ne sait pas quelle est sa taille
Certains disent l’avoir vue étincelante et fragile
A leurs pieds, luciole d’à peine dix centimètres de haut
D’autres l’ont vue gigantesque, resplendissante 
Des filaments lumineux embrasant les étoiles elles-mêmes
Tel un soleil nocturne planant au-dessus des plaines
Cette fleur n’a pas de dimension, elle n’appartient à rien, ni même
Au Temps.

Le soleil d’hiver sortait de l’ombre
Je dormais encore mais je ne dormais plus
Un matin de décembre, j’ai eu une vision 
J’ai vu la corolle de la Fleur de Nuit, vibrante
Des vagues de lumière jaillissaient d’un point pur
Ses pétales en filaments naissaient dans le Néant
Elle se nourrissait d’être à la limite de tout
Aussi fragile qu’indestructible, la Fleur de Nuit
Amenait l’amour, la vie, la lumière dans l’obscurité
Au loin, les pépites électriques des Hommes naissaient 
Telles des étoiles.

La Fleur de Nuit
La Fleur de Nuit




Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
21 décembre 2018

Aimer tellement
l’aube n’en a pas fini
elle repose là, le lit, son ombre
le soleil du printemps
zigzague sur elle
elle
respire doucement
soupire sourit dort
le café bout dans la cuisine
le lac les montagnes la ville
dorés par les prémices du soleil
elle
est là
l’imaginaire rejoint la réalité
elle
va se lever
mettre de la musique brésilienne
elle va bouger, vivre, respirer
chez moi
Aimer tellement
que tu sois là
même quand tu n’es pas
vivre avec toi
même quand tu n’es pas
Aimer tellement
que le vide l’absence la solitude
disparaissent
Devant le rêve


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
2 décembre 2018

Sur la route du paradis
J’étends mes mains par les plaines
Je peux tout aimer
Quand je regarde les plaines
La voiture tremble doucement
La route est longue
Elle s’enfuit au-delà
Quand je crois à l’horizon
Je souris car je crois en tout
C’est possible d’espérer avec l’horizon
Et je m’étale encore plus loin
Là où on sait qu’il n’y a rien
D’autre que les rêves
Sur la route du paradis
La voiture roule lentement
J’espère avec la vie
Dans le lointain, dans l’infini
Je sais que tout est permis
L’idée de la route mince
Dans l’horizon, je souris
Immense car je le vois, je me poursuis.
Sur la route du paradis
Les plaines me redonnent envie.


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
30 novembre 2018

J’aimerais être pour toi
Tu vois, rien qu’à toi
Quand il ferait froid, 
Tu me prendrais pour avoir chaud
Et puis je serais une peluche 
Autour de ta nuque
Et puis je serais une poche
Autour de tes mains
Et quand tu aurais envie de nager
Je serais l’eau tiède 
Glissant entre tes jambes
Et si tu m’aimes un peu alors
Je serai la main qui attrape ton visage
Et le corps qui s’appuie contre le tien
Alors que tout est vide autour
Je serai ce qui te tient
Pour que tu tombes seulement
Dans mon ombre que je te donnerai
Je te dirai alors
Des choses que tu sais déjà
Mais qui comptent quand on les dit.


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
19 novembre 2018

l’espace blanc au lever sous la chape du stratus, gèle, les trous au plafond apparaissent vivants quand je sens mon visage rentré en lui-même, qu’y a-t-il au-delà des sphères privées des écrans connectés?, quand je souris ils sourient, là-bas la vie derrière les fenêtres fermées de la ville, des toits s’échappent des fumeroles d’existences invisibles, et si je me lève, et je ne me lève pas, les fils électriques au plafond pendent comme ces émotions de mon crâne, possibles structures de la surface de ma peau quand on croise un être recroquevillé sur ses pattes dans le froid, je sens que l’ensemble tissé est fragile et compact comme une peau incapable de transpirer, quand pendent les fils et descendent dans les pièces, tâtonnant à la recherche d’humanité, d’humanité, l’émotion du béton et du plâtre autour des fils électriques


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
28 octobre 2018

J’avais cinq ans et lui six
On galopait sur des chevaux de bois
Il était en noir et moi j’étais en blanc
Il gagnait toujours le combat

Bang bang, il m’a eue
Bang bang, je touche le sol
Bang bang, ce terrible bruit
Bang bang, mon amour m’a descendue

Les saisons ont passé et changé le temps
En grandissant, je lui ai dit: tu es à moi
Il rigolait toujours et disait
« Te souviens-tu comme on jouait ensemble? »

Bang bang, je t’ai descendu
Bang bang, tu touches le sol
Bang bang, cet horrible son
Bang bang, je te tuais

La musique a joué et les gens ont chanté
Juste pour moi le clocher a retenti

Maintenant il est parti, je ne sais pourquoi
Et encore maintenant, parfois je pleurs
Il n’a même pas dit au revoir
Il n’a pas pris le temps de mentir

Bang bang, il m’a eue
Bang bang, je touche le sol
Bang bang, ce terrible bruit
Bang bang, mon amour m’a descendue

Librement traduit de Sonny Bono, Bang Bang (My Baby Shot Me Down)


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
27 octobre 2018

Envie de perdre du temps
Envie de perdre du temps
J’aime quand tu y étais.

Voir la marée montante
Sache que ce n’est qu’une question de temps
Voir la marée montante
Si bleue

Oh comme il fait froid dans l’eau
Suis-je mieux pour ça?
Oh je peux apprendre de ma mère
Sur ce navire en perdition

Prends mes mains cassées
Prends un lever de soleil pour comprendre
Mes deux mains sont vraies

Toujours ici et maintenant
J’essaie de dériver ma chère
Mais je ne sais pas comment
Toujours ici et maintenant avec toi

Oh comme il fait froid dans l’eau
Suis-je mieux pour ça?
Oh je peux apprendre de ma mère
Sur ce navire en perdition

Oh comme il fait froid dans l’eau
Suis-je mieux pour ça?
Oh je peux apprendre de ma mère
Sur ce navire en perdition

 

Librement traduit de Wild Child, Sinking Ship


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
26 octobre 2018

Un coin, une guitare
Cet amour, une chanson
Pour faire plaisir à ceux qui aiment
Beaucoup de calme pour penser
Et avoir le temps de rêver
De la fenêtre on voit le Corcovado
Le Rédempteur, c’est beau!
La vie toujours comme ça
Avec toi près de moi
Jusqu’à la fin de la flamme
Et moi qui étais triste
Fâché avec ce monde
Quand je t’ai rencontrée je savais
comment est le bonheur
mon amour

 

Librement traduit, Corcavado de Gal Costa


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
Recherche sur le site
Romans et nouvelles en PDF
Mots-clés / consultations
Archive mensuelle
Le plus consulté récemment
Commentaires récents
Calendrier des publications
février 2019
L M M J V S D
« Jan    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728  
Flux RSS