Littérature suisse
Dessins suissesadmin
:: 2 décembre Alto Paraiso
:: 30 novembre Je ne crois pas en lui
:: 21 novembre Aime-les tous
:: 19 novembre Les fils électriques
:: 18 novembre Effusion lente
:: 28 octobre Bang bang, mon amour m’a descendue
:: 27 octobre Le bateau coule
:: 26 octobre Corcovado
:: 25 octobre C’était sensé être
:: 24 octobre Le dernier des musées
:: 8 octobre Une étrange certitude
:: 12 septembre [Hommage] Dialogue d’elle-lui-elle
:: 11 septembre Sémantique urbaine
:: 7 septembre Nous allons mourir, mon amour
:: 6 septembre Quand le vent froid soufflera
:: 3 septembre Architecture réalisée : bureaux en mailles métalliques à Crissier
:: 2 septembre D’amour, de mères et de femmes
:: 1 septembre L’instant précis
:: 31 août Déréliction IV
:: 25 juin Où vas-tu, à Vinicius
:: 24 juin Quand elle dort
:: 23 juin L’abîme de l’été
:: 22 juin Vision
:: 21 juin L’été flamboyant
:: 20 juin Le lien
:: 16 juin La réalité
:: 15 juin Le départ de l’ange
:: 13 juin La lente disparition
:: 11 juin Dans l’orage
:: 8 juin Sur l’océan
:: 4 juin Pourquoi tu pleures?
:: 3 juin Danse!
:: 1 février La forêt
:: 7 janvier Le bistrot Il s’appelerait Marc
:: 24 décembre Neige et solitude
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant
:: 24 décembre | Neige et solitude
:: 22 décembre | Morte Neige Reine
:: 2 janvier | Grand Chalet Leysin
:: 29 décembre | La faiseuse de mondes
:: 6 décembre | REP Gérard Delaloye ou La solidité de l’Existance
:: 8 août | Rêve d’architecte
:: 24 juin | L’antre des Gobelins
:: 18 décembre | Les amours passés
:: 21 novembre | Laetitia, mode intérieur
2 décembre 2018

Sur la route du paradis
J’étends mes mains par les plaines
Je peux tout aimer
Quand je regarde les plaines
La voiture tremble doucement
La route est longue
Elle s’enfuit au-delà
Quand je crois à l’horizon
Je souris car je crois en tout
C’est possible d’espérer avec l’horizon
Et je m’étale encore plus loin
Là où on sait qu’il n’y a rien
D’autre que les rêves
Sur la route du paradis
La voiture roule lentement
J’espère avec la vie
Dans le lointain, dans l’infini
Je sais que tout est permis
L’idée de la route mince
Dans l’horizon, je souris
Immense car je le vois, je me poursuis.
Sur la route du paradis
Les plaines me redonnent envie.


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30 novembre 2018

J’aimerais être pour toi
Tu vois, rien qu’à toi
Quand il ferait froid, 
Tu me prendrais pour avoir chaud
Et puis je serais une peluche 
Autour de ta nuque
Et puis je serais une poche
Autour de tes mains
Et quand tu aurais envie de nager
Je serais l’eau tiède 
Glissant entre tes jambes
Et si tu m’aimes un peu alors
Je serai la main qui attrape ton visage
Et le corps qui s’appuie contre le tien
Alors que tout est vide autour
Je serai ce qui te tient
Pour que tu tombes seulement
Dans mon ombre que je te donnerai
Je te dirai alors
Des choses que tu sais déjà
Mais qui comptent quand on les dit.


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19 novembre 2018

l’espace blanc au lever sous la chape du stratus, gèle, les trous au plafond apparaissent vivants quand je sens mon visage rentré en lui-même, qu’y a-t-il au-delà des sphères privées des écrans connectés?, quand je souris ils sourient, là-bas la vie derrière les fenêtres fermées de la ville, des toits s’échappent des fumeroles d’existences invisibles, et si je me lève, et je ne me lève pas, les fils électriques au plafond pendent comme ces émotions de mon crâne, possibles structures de la surface de ma peau quand on croise un être recroquevillé sur ses pattes dans le froid, je sens que l’ensemble tissé est fragile et compact comme une peau incapable de transpirer, quand pendent les fils et descendent dans les pièces, tâtonnant à la recherche d’humanité, d’humanité, l’émotion du béton et du plâtre autour des fils électriques


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28 octobre 2018

J’avais cinq ans et lui six
On galopait sur des chevaux de bois
Il était en noir et moi j’étais en blanc
Il gagnait toujours le combat

Bang bang, il m’a eue
Bang bang, je touche le sol
Bang bang, ce terrible bruit
Bang bang, mon amour m’a descendue

Les saisons ont passé et changé le temps
En grandissant, je lui ai dit: tu es à moi
Il rigolait toujours et disait
« Te souviens-tu comme on jouait ensemble? »

Bang bang, je t’ai descendu
Bang bang, tu touches le sol
Bang bang, cet horrible son
Bang bang, je te tuais

La musique a joué et les gens ont chanté
Juste pour moi le clocher a retenti

Maintenant il est parti, je ne sais pourquoi
Et encore maintenant, parfois je pleurs
Il n’a même pas dit au revoir
Il n’a pas pris le temps de mentir

Bang bang, il m’a eue
Bang bang, je touche le sol
Bang bang, ce terrible bruit
Bang bang, mon amour m’a descendue

Librement traduit de Sonny Bono, Bang Bang (My Baby Shot Me Down)


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27 octobre 2018

Envie de perdre du temps
Envie de perdre du temps
J’aime quand tu y étais.

Voir la marée montante
Sache que ce n’est qu’une question de temps
Voir la marée montante
Si bleue

Oh comme il fait froid dans l’eau
Suis-je mieux pour ça?
Oh je peux apprendre de ma mère
Sur ce navire en perdition

Prends mes mains cassées
Prends un lever de soleil pour comprendre
Mes deux mains sont vraies

Toujours ici et maintenant
J’essaie de dériver ma chère
Mais je ne sais pas comment
Toujours ici et maintenant avec toi

Oh comme il fait froid dans l’eau
Suis-je mieux pour ça?
Oh je peux apprendre de ma mère
Sur ce navire en perdition

Oh comme il fait froid dans l’eau
Suis-je mieux pour ça?
Oh je peux apprendre de ma mère
Sur ce navire en perdition

 

Librement traduit de Wild Child, Sinking Ship


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26 octobre 2018

Un coin, une guitare
Cet amour, une chanson
Pour faire plaisir à ceux qui aiment
Beaucoup de calme pour penser
Et avoir le temps de rêver
De la fenêtre on voit le Corcovado
Le Rédempteur, c’est beau!
La vie toujours comme ça
Avec toi près de moi
Jusqu’à la fin de la flamme
Et moi qui étais triste
Fâché avec ce monde
Quand je t’ai rencontrée je savais
comment est le bonheur
mon amour

 

Librement traduit, Corcavado de Gal Costa


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25 octobre 2018

C’était censé être une chanson d’amour.
C’était de l’amour en vers
C’était censé être sur toi et moi et mon désert.
C’était censé être pour toi, toujours toi, pour toujours.
C’était pour pouvoir rester pour toujours dans le présent
L’amour a soufflé d’un autre endroit.
Abattre ce qui était devant
Je dois te dire
Cette chanson ne parle plus de nous.
C’était censé être une chanson d’amour.
C’était de l’amour en vers
C’était censé être sur toi et moi et mon désert.
C’était censé être pour toi, toujours toi, pour toujours.
C’était pour pouvoir rester pour toujours dans le présent
L’amour a soufflé d’un autre endroit.
Abattre ce qui était devant
Je dois te dire
Cette chanson ne parle plus de nous.
L’amour a soufflé d’un autre endroit.
Abattre ce qui était devant
Je dois te dire
Cette chanson ne parle plus de nous.

 

Era Pra Ser, librement traduit de Maria Bethania


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8 octobre 2018

Pendant de nombreuses années, souvent
Je me suis souvenu de toi, ou de ton image
pour être plus exact, de cette image
que nous aimons seulement
quand nous la quittons
(comme un livre) très vague
impression générale, anecdotique.
Et souvent je me suis aussi demandé
pourquoi regarder dans le brouillard de la mémoire?
Je ne sais pas si j’ai une réponse,
qu’avons-nous quitté?
en moi c’est encore mon souvenir
et si ce n’était pas de l’amour, mon amour pour toi
pas toi-même, est-ce important
et ce que je cherche encore quand je me souviens de toi.
Si notre vie brûle, sommes-nous en flammes
qu’est-ce qui brûle et devient cendre?
Dans cette disproportion c’est le temps
ils trouvent leur raison l’amour et l’oubli,
mais pas notre mesure. En me souvenant,
je le comprends si bien, ça compte peu
savoir ou ne pas savoir, mais seulement
sentir que tu fais partie de moi,
qu’en moi tu es, comme mes rêves,
qui sont et ne sont pas moi, mais en moi ils sont nés,
que tu ne pourras jamais t’effacer
et cela, que je veuille oublier ou non,
Tu dois continuer à vivre avec ma vie.
Quel sentiment étrange que cette certitude.

Traduit de Una extraña certeza, Abelardo Linares


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7 septembre 2018

Il n’y a pas de hasard, mon amour, tout ce que nous vivons est voulu, comme dans la construction, et ce qui est voulu, c’est nous qui le construisons, et à chacun de nos messages, et à chacune de nos rencontres, nous construisons un autre événement qui prépare la suite, à chaque poème, à chaque mot d’amour, nous préparons ce qui va venir, c’est là notre puissance, c’est par là que nous dépassons ce qui nous entoure. Notre lien est une destruction de ce que nous vivons, et en même temps il reconstruit autre chose, et nous en sommes l’élément fondamental, nous voulons remodeler la réalité parce que notre rencontre nous donne la puissance de le faire. Ensemble, nous allons dessiner un avenir, où nous ne serons pas ensemble, ou alors oui, peu importe finalement, nous sommes toi et moi l’essence de ce qui reconstruit, différencie, marque le passé du futur. Nous allons mourir. Comme ce qui a été. Et revivre, comme ce qu’on ne connait pas. Nous sommes l’amour.

Toi, tu n’as aucune importance.
Moi, je n’ai aucune importance.
Notre lien est Tout.


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6 septembre 2018

Qu’est ce que l’amour si ce n’est des saisons charnelles? L’été torride, l’automne de la paix, l’hiver du calme et finalement du gel, et le printemps tout recommence avec une autre plus jeune?
L’amour nous fait-il agir comme des fous? Petits fous qui croient faire des folies alors qu’ils sont juste traversés par le désir de lécher et de pénétrer dans le plus raisonnable des gestes humains: la danse de la reproduction.
Petites, maigres, molles folies qui nous font mentir et qui font souffrir les autres!
Comme tu es belle lorsque tu me veux et je te veux.
Et l’univers n’en est pas amoindri. Tout est beau n’est-ce pas mon amour? Tout devient beau, n’est-ce pas mon amour?
Jusqu’à ce que la Rua Madureira déserte soit balayée par le vent froid.
Bientôt les feuilles mortes. Bientôt je mettrai mon long manteau noir. Bien sûr que je t’aimerai encore, bien sûr que je t’aime toujours, car cet instant, c’est l’instant à jamais échappé du temps.
Mais quand le vent froid soufflera.


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1 septembre 2018

Comment te relâcher? Comment fuir, juste pour un petit moment? Comment ne pas avoir le sentiment du flux tendu entre un point et un autre en permanence dans la réalité? Comment ramollir ta vie et traverser quelque chose de doux au lieu des angles violents et nets qui se répètent de vendredi en vendredi? Où vas-tu pour t’échapper?

As-tu trouvé ce lieu clair ?
Quelque chose
qui n’est ni toi ni elle
a jailli des entrelacs éreintants
L’instant précis
L’instant plus-que-présent
échappé du cursus de la raison
vos voix
écartées de milliers de kilomètres
simultanément deux Je distincts
Vous avez chuchoté ensemble de vos deux voix:
J’irai vers tes bras
Je suis au bord du chemin

Et j’ai frissonné, de la terreur paisible et respectueuse, devant la voix ubique de l’amour, loin et contre moi.

Seuls ceux qui savent entendre et les hurlements et les chuchotements de l’instant précis.


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31 août 2018

Déréliction
Besoin de
Envie de
Déréliction
Rien n’a plus aucune importance
Après cette minute-là, celle-là
Maintenant
Le néant
Le jour de demain
Un vide incertain
La nuit naissante
Pourrait durer à jamais
Déréliction
Tout est continuellement en train de finir
La boucle d’énergie recommence
Inlassable, elle tourne dans la finitude permanente
Dans son mouvement cyclique qui n’a plus de sens
Et le lendemain peut aussi bien ne jamais être
Ou être hier
Besoin de envie de
mourir
Juste un petit peu
S’il vous plaît
Juste un petit peu


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25 juin 2018

Le soleil se couche là où tu n’es pas
La ville s’illumine là où tu n’es pas
Les étoiles brillent là où tu n’es pas
Les sons de la vie bourdonnent là où tu n’es pas
Où vas-tu
Toi, tu vas là où je ne suis plus

Où vas-tu
Toi tu as planté une fureur
Même sans toi je vais la vivre
Que vibrent toutes les noirceurs !
Où vas-tu
Toi tu vas là où tu dois
Peu m’importe où tu vas
Que tu ailles ou pas
J’ai à vivre tout ce qui est en toi


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