35 poèmes, textes, dessins, extraits
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23 décembre 2016

Quand on enfonce un clou, on enfonce un clou
On enfonce un autre clou, c’est juste un autre clou
Un autre clou remplace un autre clou
Tu construis quelque chose
D’enfoncer des clous, le temps passe
A la fin, c’est quelque chose qui dépasse le temps
Et le clou, c’est le moment présent


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20 décembre 2016

Quand on s’endort
Il y a un moment où on ne s’endort pas
Quand ce moment sans dormir arrive
On pense qu’on dort déjà
Mais quand il n’arrive pas
On ne sait plus si on dort
Et on ne sait plus si on vit
Et si on est mort, on s’en fout
C’est le moment présent


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1 juillet 2016

Sans mouvement
Je tournoie
Dans ce geste innocent, se jette un autre geste blafard
Qui vit parce qu’il est là
Mais il n’est déjà plus là
Je tourne quand même
Encore sur moi
Geste égoïste
Où je suis seul
A vivre un moment unique
Qui n’a d’unique que ma solitude,

Mais est-ce vrai?
Suis-je vraiment dans la nuit
A tournoyer comme un danseur du néant?
Ou ai-je une idée, d’être seul
Et à tomber, parce qu’une pierre
Tombe comme moi?

Vous êtes là pourtant, à errer aussi.

 


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5 novembre 2015

A l’ombre des gratte-ciel
Parlant de villes et mirabelles
J’ai ce souvenir d’elle
Qui riait de plus belle
Entre des murs coupe-ciel
Elle causait forêts et orées
Et depuis comme une fée
Au long de nos vies et leurs allées
Elle sème en moi, émerveillé,
Des fourmilières de bonheur
Des saisons de joies et forêts d’idées
Où s’enracine jusqu’au cœur
Une amitié éternelle.


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21 octobre 2015

Un trait
Droit

Un autre trait
Qui traverse le trait droit

Un autre trait qui traverse
Autrement
Celui qui traversait le trait droit

Un trait différent
Qui traverse autrement l’autre trait droit
Qui traversait autrement
Le trait droit

Un autre encore, en diagonale mais aussi droit
Que l’autre trait
Qui traversait autrement
Le trait droit

De biais, mais moins que celui en diagonale
Et pourtant plus droit
Que le premier trait droit qui traversait
Autrement

Une limite, contre le premier trait droit
Mais pas contre la diagonale
Et contre elle, un autre trait, perpendiculaire
Qui coupe autrement, en mieux, le trait droit

Un arc de cercle
Qui fait une pente douce
Sur le trait de biais
Contre la diagonale perpendiculaire

Un toit, venu de l’arc, sur la diagonale
Sous elle, une terrasse
Plus loin, un salon, le long du premier trait
Contre l’arc, sur la limite, un balcon

Le premier trait s’étire
Il se contracte, vers la diagonale
Sur la limite, il forme un mur
Qui ne sait rien, qu’il est un mur

Vers le mur, une ombre, celle d’une femme
Par-dessus la diagonale
Qui traversait autrement
Elle se penche sur un enfant

Dans ce trait droit
Qui fait vivre tous les autres
Se tient ahuri, se jouant du Soleil,
L’ombre de l’Architecte

 


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6 septembre 2015

L’autre vendredi devant le supermarché il faisait beau et un chien la
gueule ouverte et en érection attendait son maître, dis
ce sexe rosâtre gouttant sur le trottoir hors de son feutre de poils
pendant qu’un papi l’observait en mâchouillant son délice au salami
sous le soleil matinal j’ai cru qu’il existait comme une connivence
entre ces deux éléments
mais je ne m’en souviens pas très bien

je me délite petit à petit je faiblis, dis
mon corps me démange et dans la tête c’est un peu comme si j’exagérais
sans rien faire
je crois avoir atteint un niveau impressionnant de conscience de ma réalité

Après cela bien sûr il me faut agir, dis
pour exister il faut que je fasse quelque chose
envisagerait-on de vraiment refuser une obligation si brutale que les
chose s’arrangeraient autour de moi
elles glisseraient lentement les unes contre les autres
sans que je me rende compte que mon inaction elle-même est une
monstrueuse action
vous en subissez les conséquences, m’a dit madame Carriero en faisant
claquer la languette de mon dossier
comme elle aurait fait claquer sa langue en gommant un autre chômeur
de son administration personnelle

comme le paradis artificiel est tentant après un mois, dis
avec tout ce qui ne se passe pas autour de moi
sauf que j’ai une masse et que je suis immobile sur un draps tendu par
les autres
elle de son côté ne peut plus vivre avec moi parce qu’on ne peut pas
vivre avec rien
avec rien, de rien ou sans rien d’autre, et moi je m’amuse en
pirouettant avec le rien
si au moins le fait de danser pour soi-même avait un sens social
je suis ce gars qui joue au loto tous les jours sans valider son billet
ou un contrôleur dans un train vide paralysé au milieu d’un tunnel

si faible que je suis devenu allergique au pollen, dis
j’éternue sans arrêt, une plaque de boutons me démange constamment sur
l’épaule gauche
mais inlassablement je continue à enfourcher ma bicyclette et à
grimper de la gare à l’église
de l’église à la gare
et vers l’église un autre jour sur deux
celle qui s’amuse tout en-haut de sa colline à regarder le cosmos
défiler an après an
et une fois là-haut je fais des appui-faciaux, des abdos, je soulève et ahane
sans même un regard pour le bruissement des feuilles
j’ai vu une vidéo accélérée d’un tilleul millénaire et les nuits et
les jours montaient et descendaient sur lui
à la même vitesse que des voitures sur une autoroute

j’ahane

 

23 mai 2008


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24 juillet 2015

C’est le temps qui se déchire comme les draps entre nous
Tant d’années que la faille laisse tomber dans la nuit
Tu respires et la douceur de ton souffle qui s’égrène chaque minute
Ce sont les mois qui nous séparent du dernier lit où nos corps
Ensemble dormirent entrelacés encore il y a tant d’années
C’est le temps qui se déchire et laisse béante cette nuit
Ensuite le silence de l’hôtel, et les vagues qui soufflent au loin
Où tu dors, loin à l’autre bout de l’immense lit, draps des ans, coussins d’oubli

 

Je t’entends trop bien, tu as bougé à l’autre bout du lit
Ta peau a frôlé les draps, ton corps s’est doucement retourné
La chambre vaste comme un palace y dors-tu vraiment,
Est-ce lentement que seul et déchiré les souvenirs me rendent fou ?
J’entends et je vois ton corps presque nu sous les draps, qui
Embrasse tout l’espace vivant au cœur de la nuit et
Cette chambre, ton corps contre qui je me love déjà en feu
Non, les draps inertes, toutes ces années que je dois oublier, encore, nous séparent

 

J’ai rêvé qu’il ne me restait que les rêves, je glissais vers toi dans le lit
La nuit tiède, la fenêtre entrouverte sur la mer, les draps tendres, ton souffle
Plus court, ta respiration qui s’arrête et le temps qui ne lutte plus contre nous
Et lorsque les surfaces de toutes nos vies s’effleurent, alors tout
Tout, meurt et renaît et tournoie, la brise sur l’océan ton souffle
Mon corps tendu contre toi et cette douleur épuisante affolante, le désir
Tu t’agrippes brutalement  à moi j’attrape tes jambes les draps glissent
La lune rougeoie les voiles dansent et nous rions, nous rions de l’impossible et du temps

 

J’ai cessé de respirer trop longtemps, à l’autre bout du lit froid
Tu t’es retournée encore une fois, ton souffle paisible comme les vagues
Et derrière lui un autre vent, une seconde brise, celle de l’enfant
Il gémit doucement au creux de ses propres rêves qui ne font que commencer
Là où les miens lentement se terminent, déchirés comme les draps ou
Les pages d’un livre qu’on abandonne, et glacé j’éternue, j’éternue
J’éternue, déjà vieux déjà sec qui ne sait plus pleurer, je me lève
Je me cache contre la pierre tombale des toilettes sur le sol où j’éternue,

J’éternue

Jusqu’à la fin de la nuit j’éternue

 


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29 mai 2015

Elle n’est pas là
Je l’ai cherchée
Impossible de la trouver
La chambre est vide
La mer bruisse là-bas dans le nuit
Et des gens font la fête dans le bar en bas
Mais la chambre est noire
Et quand j’ai cru
J’ai mal cru, le lit vide
Impossible de la trouver

La normale désagrégation
du temps et des illusions
Elle aurait au moins pu marcher
En bas avec les autres le long de l’esplanade
Mais au lieu d’elle les gens passent
Et c’est vendredi soir
Elles sont toutes en mini-jupe
Et du regard depuis le balcon je l’ai cherchée
Impossible de la trouver

Les vagues continuent à faire trembler la nuit
Pendant qu’ils parlent tous dans le bar
A leurs tables ils rient
Loin des vagues et de la chambre noire
Penché à mon balcon j’ai cru la voir
Mais au lieu d’elle les motos crient
Et c’est vendredi soir
Elles avancent et leurs bras fins se balancent
Leurs cuisses brillent sous les lampadaires
Elles se frottent à l’air chaud
Impossible de la trouver

J’ai l’espoir en feu entre mes jambes
J’ai besoin d’elles
Elle n’est pas là
Les vagues déroulent leur vide fatiguant
Le babil des gens leur font écho
Et j’ai mal du mal du type seul sur son balcon
Qui voit tout et qui ne voit plus rien
Alors qu’elle part avec eux
Et les vagues qui rient
J’ai cru la retrouver
Impossible de la trouver

Entre les grains de sable je suis parti fouiller
Ils m’ont regardé et papotaient
J’étais fou dans le sable à la chercher
Les vagues folles ont éteint leurs voix
Ils ont continué là-bas, à vivre leur vendredi soir
Et moi sans espoir j’ai mangé la terre
Loin au-dessus ma chambre vide
Mon balcon vide donnant sur les rires
L’hôtel vide foisonnant de folie
J’ai mangé le sable et avalé les vagues
La mer s’est bien marrée
Le ciel m’a ignoré, et la lune s’est retournée
Ils riaient avec leurs peaux et elles se déhanchaient

Alors elle a réapparu
Tant belle elle m’a craché dessus
Dans le sable ses pieds fins et ses mollets iridescents
Elle s’est penchée sur mon cadavre et je l’ai vue
Comme je vous vois
Comme je ne peux plus rien voir
Elle m’a dit: Tu n’es pas là, mon pauvre
Et je l’ai crue, et je l’ai aimée de nouveau
Elle s’est moquée de moi
Des pneus ont crissé et il y a eu un klaxon au loin
Elles riaient sur l’esplanade
Les palmiers riaient elles étaient belles
J’ai eu de la chance et je l’ai avalée tout de suite

Elle m’a chuchoté quelque chose à l’oreille
Les vagues comme une onde wifi
Leurs passages se marrant dans la nuit
Et j’ai tout compris enfin, enfin
Qui me dépassait tout

Les scooters ont continué à vrombir
Les filles ont laissé leurs jambes rire
La lune s’est détournée derrière un  nuage
Les vagues ne se sont pas arrêtées de se coucher
Leurs vies ont continué
Alors qu’elle disparaissait
Et que je savais tout.


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29 janvier 2015

Ne rentre pas doucement dans cette nuit si bonne,
Ton vieil âge devrait brûler et gronder à la fin du jour;
Colère, colère contre la fin de ta lumière.

Même si ces hommes sages à la fin savent que la nuit est bonne,
Parce que leurs mots n’ont fait aucune lumière ils
Ne rentrent pas doucement dans cette nuit si bonne.

Ces hommes bons, de la dernière vague, pleurent comme
Leurs brèves vies auraient été dans une verte baie,
Colère, colère contre la fin de ta lumière.

Ces hommes sauvages qui ont attrapé le soleil et l’ont coulé,
Et ont compris, trop tard, qu’il leur manquerait,
Ne rentre pas doucement dans cette nuit si bonne.

Ces hommes presque morts, qui voient aveuglément
Des yeux aveugles qui fusent comme des météores et sont gais,
Colère, colère contre la fin de ta lumière.

Et toi, mon père, là sur cette triste hauteur,
Maudis, bénis-moi avec tes larmes fières, je t’en prie.
Ne rentre pas doucement dans cette nuit si bonne.
Colère, colère contre la fin de ta lumière.

 

 

Traduit de « Do not go gentle into that good night », Thomas Dylan, 1951.

A mon père,
David Ruzicka


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21 février 2014

La seule vraie femme est la Poésie.

On n’a pas besoin de l’épouser, ni de lui faire des enfants, ni de payer des traites, ni de se justifier ni de… la baiser (quoique).

La vérité est que la Poésie est ton salut. Total, absolu.

Au-delà d’Elle les mots se déshabillent lentement en prose. Et cette copine bavarde se donne à toi aussi, goulûment, avec des gestes emphatiques qui ne font pas très vrais mais n’en sont pas moins très excitants…

Cherche l’amour des autres à travers elles.

Quant aux femmes… bon les femmes. Que dire d’autre si ce n’est qu’elles sont désirables et que cette chose entre nos jambes cherchent à se reproduire? Au mieux, elles sont tes muses, tes anges. Au pire, elles sont tes muses, tes anges. Ainsi trouveras-tu la paix avec elles, et plus loin que cette paix tes émotions se déploieront dans l’idéal, dans l’inénarrable, dans le néant infâme et la blancheur des tremblements de bonheur.

Il ne faut pas s’appesantir sur cette émotion propre aux distances incompressibles entre les êtres. Par exemple je sais que ma fille est ma fille, que mon fils est mon fils, et Dieu sait si ce lien est le plus puissant qui existe entre des êtres, pourtant qu’en est-il vraiment? Des jours, des ans à contempler leur ahurissement quand ils sont si minuscules; des jours, des ans à contempler leurs gestes maladroits quand ils découvrent si innocemment; des jours, des ans à les voir grandir et disparaître petit à petit, distendant ce lien essentiel que je n’ai pas vu au début et que je ne vois que maintenant lorsqu’il n’est plus qu’un filet de tendresse et des photos-souvenir. Qu’en est-il vraiment du lien entre les êtres? Les êtres sont comme les étoiles, nés d’un but commun et s’éloignant inexorablement.

Tu le sais aussi bien que moi, Poète. Ces choses sont éphémères. Ce qui ne l’est pas, c’est l’émotion, et ses giclures, autant que ses gestes lents, sur la toile de ceux qui voient.

Il s’agit de ressentir et de redonner! D’être le parangon de la lutte intestine au sein de la famille, le parangon des amours sauvages et placides avec les putes, le parangon du père qui perd l’enfant, de l’homme qui perd l’amour, de l’être qui perd le lien aux autres… de l’émotion disparaissant au sein d’une autre.

Dans leurs draps parfumés, Poésie et Prose t’accueilleront pour cela.

Intouchable, inextinguible, inexpugnable, Roi conscient avec malice de l’inaltérable solitude de l’être, et par là-même de toute la splendeur de l’amour, tu auras la paix.

Etonnamment, alors, ils – les autres – tourneront leurs regards de bébés vers toi. Ils ne comprendront pas. Mais seront ébloui. Et tu auras gagné. Ta vision, du lien essentiel, les aura touché.


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20 février 2014

Elle tourne en rond pour me dire qu’elle m’aime
Je lui donnerais des coups de pied elle ne comprendrait rien
De ses yeux humides de souffrance elle me dirait encore qu’elle m’aime
J’essaie de la fuir
Elle s’approche, furtive, en silence elle me fait sursauter
J’aurais voulu qu’elle m’oublie
Alors qu’elle m’aime encore plus fort
J’aimerais qu’elle s’en aille, elle se colle contre moi
J’essaie de l’oublier
Puis quand elle insiste encore, je finis soudain par céder
Je la prends contre moi, et alors
Et alors
Mon coeur est rempli de son amour brut et pur
Adouci par sa joie, sa chaleur
Balayé de moi-même, parti dehors et en-dedans
La puissance de sa bonté, la gloire de son innocence
Par l’immensité de son bonheur, son amour sans masque
Je cède encore et la caresse un peu
C’est son corps entier qui frissonne et se colle au mien
Et alors, alors je sens l’odeur de la Terre entière, elle m’emplit
Je sens cette petite chose contre moi contenant tellement d’amour
C’est un ciel zébré d’éclairs et des vents tempétueux
On se promène ensemble sur toutes les plaines sauvages
Elle m’attire dans les bois sombres sous les orages
Et près d’un étang dans les étoiles
Me lèche tendrement.
Son petit corps je le serre si fort contre moi
Mon grand corps d’homme froid
Secoué des spasmes du bonheur total
Qu’elle vient de m’offrir, soupirant au creux de mon cou.
Quand je me relève elle bat de la queue et en redemande.


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31 mai 2013

Laisse couler la goutte
La pluie sur ta joue
S’effacera en route
Laisse l’eau t’envahir
Quand aucun mot pour rire
N’efface l’eau qui goûte
Aux larmes sans mots
Aux issues sans route

L’eau qui coule sur tout
Comme sur la feuille comme sur ta joue
On attend qu’elle pleure
Quand tout pleure autour de nous

S’égoutte le temps sur ta vie
Tant le printemps s’est éteint
Ruisselle sur l’espoir
D’un jour irréel, sans vacarme

Les rue brillent de tes larmes
La pluie descend sans âme
Les années de ta vie
Les rues brillent de tes larmes
Sans refrein tu t’éteins
L’eau de la vie qui rue vers la fin.

L’eau qui coule sur tout
Comme sur la feuille comme sur ta joue
On attend qu’elle pleure
Quand tout pleure autour de nous


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8 décembre 2012


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