Littérature suisse
Dessins suissesadmin
:: 8 octobre Une étrange certitude
:: 12 septembre [Hommage] Dialogue d’elle-lui-elle
:: 11 septembre Sémantique urbaine
:: 7 septembre Nous allons mourir, mon amour
:: 6 septembre Quand le vent froid soufflera
:: 3 septembre Architecture réalisée : bureaux en mailles métalliques à Crissier
:: 2 septembre D’amour, de mères et de femmes
:: 1 septembre L’instant précis
:: 31 août Déréliction IV
:: 25 juin Où vas-tu, à Vinicius
:: 24 juin Quand elle dort
:: 23 juin L’abîme de l’été
:: 22 juin Vision
:: 21 juin L’été flamboyant
:: 20 juin Le lien
:: 16 juin La réalité
:: 15 juin Le départ de l’ange
:: 13 juin La lente disparition
:: 11 juin Dans l’orage
:: 8 juin Sur l’océan
:: 4 juin Pourquoi tu pleures?
:: 3 juin Danse!
:: 1 février La forêt
:: 7 janvier Le bistrot Il s’appelerait Marc
:: 24 décembre Neige et solitude
:: 22 décembre Morte Neige Reine
:: 2 janvier Grand Chalet Leysin
:: 29 décembre La faiseuse de mondes
:: 23 décembre Le clou
:: 20 décembre Quand on s’endort
:: 6 décembre REP Gérard Delaloye ou La solidité de l’Existance
:: 14 novembre Que dire de plus?
:: 30 septembre Rêve d’architecte
:: 10 août Celui qui n’en était pas un
:: 8 août Rêve d’architecte
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant
:: 24 décembre | Neige et solitude
:: 22 décembre | Morte Neige Reine
:: 2 janvier | Grand Chalet Leysin
:: 29 décembre | La faiseuse de mondes
:: 6 décembre | REP Gérard Delaloye ou La solidité de l’Existance
:: 8 août | Rêve d’architecte
:: 24 juin | L’antre des Gobelins
:: 18 décembre | Les amours passés
:: 21 novembre | Laetitia, mode intérieur
:: 20 novembre | Mirko, joie et tristesse
:: 14 novembre | Un monde sans travail
8 octobre 2018

Pendant de nombreuses années, souvent
Je me suis souvenu de toi, ou de ton image
pour être plus exact, de cette image
que nous aimons seulement
quand nous la quittons
(comme un livre) très vague
impression générale, anecdotique.
Et souvent je me suis aussi demandé
pourquoi regarder dans le brouillard de la mémoire?
Je ne sais pas si j’ai une réponse,
qu’avons-nous quitté?
en moi c’est encore mon souvenir
et si ce n’était pas de l’amour, mon amour pour toi
pas toi-même, est-ce important
et ce que je cherche encore quand je me souviens de toi.
Si notre vie brûle, sommes-nous en flammes
qu’est-ce qui brûle et devient cendre?
Dans cette disproportion c’est le temps
ils trouvent leur raison l’amour et l’oubli,
mais pas notre mesure. En me souvenant,
je le comprends si bien, ça compte peu
savoir ou ne pas savoir, mais seulement
sentir que tu fais partie de moi,
qu’en moi tu es, comme mes rêves,
qui sont et ne sont pas moi, mais en moi ils sont nés,
que tu ne pourras jamais t’effacer
et cela, que je veuille oublier ou non,
Tu dois continuer à vivre avec ma vie.
Quel sentiment étrange que cette certitude.

Traduit de Una extraña certeza, Abelardo Linares


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
7 septembre 2018

Il n’y a pas de hasard, mon amour, tout ce que nous vivons est voulu, comme dans la construction, et ce qui est voulu, c’est nous qui le construisons, et à chacun de nos messages, et à chacune de nos rencontres, nous construisons un autre événement qui prépare la suite, à chaque poème, à chaque mot d’amour, nous préparons ce qui va venir, c’est là notre puissance, c’est par là que nous dépassons ce qui nous entoure. Notre lien est une destruction de ce que nous vivons, et en même temps il reconstruit autre chose, et nous en sommes l’élément fondamental, nous voulons remodeler la réalité parce que notre rencontre nous donne la puissance de le faire. Ensemble, nous allons dessiner un avenir, où nous ne serons pas ensemble, ou alors oui, peu importe finalement, nous sommes toi et moi l’essence de ce qui reconstruit, différencie, marque le passé du futur. Nous allons mourir. Comme ce qui a été. Et revivre, comme ce qu’on ne connait pas. Nous sommes l’amour.

Toi, tu n’as aucune importance.
Moi, je n’ai aucune importance.
Notre lien est Tout.


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
6 septembre 2018

Qu’est ce que l’amour si ce n’est des saisons charnelles? L’été torride, l’automne de la paix, l’hiver du calme et finalement du gel, et le printemps tout recommence avec une autre plus jeune?
L’amour nous fait-il agir comme des fous? Petits fous qui croient faire des folies alors qu’ils sont juste traversés par le désir de lécher et de pénétrer dans le plus raisonnable des gestes humains: la danse de la reproduction.
Petites, maigres, molles folies qui nous font mentir et qui font souffrir les autres!
Comme tu es belle lorsque tu me veux et je te veux.
Et l’univers n’en est pas amoindri. Tout est beau n’est-ce pas mon amour? Tout devient beau, n’est-ce pas mon amour?
Jusqu’à ce que la Rua Madureira déserte soit balayée par le vent froid.
Bientôt les feuilles mortes. Bientôt je mettrai mon long manteau noir. Bien sûr que je t’aimerai encore, bien sûr que je t’aime toujours, car cet instant, c’est l’instant à jamais échappé du temps.
Mais quand le vent froid soufflera.


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
1 septembre 2018

Comment te relâcher? Comment fuir, juste pour un petit moment? Comment ne pas avoir le sentiment du flux tendu entre un point et un autre en permanence dans la réalité? Comment ramollir ta vie et traverser quelque chose de doux au lieu des angles violents et nets qui se répètent de vendredi en vendredi? Où vas-tu pour t’échapper?

As-tu trouvé ce lieu clair ?
Quelque chose
qui n’est ni toi ni elle
a jailli des entrelacs éreintants
L’instant précis
L’instant plus-que-présent
échappé du cursus de la raison
vos voix
écartées de milliers de kilomètres
simultanément deux Je distincts
Vous avez chuchoté ensemble de vos deux voix:
J’irai vers tes bras
Je suis au bord du chemin

Et j’ai frissonné, de la terreur paisible et respectueuse, devant la voix ubique de l’amour, loin et contre moi.

Seuls ceux qui savent entendre et les hurlements et les chuchotements de l’instant précis.


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
31 août 2018

Déréliction
Besoin de
Envie de
Déréliction
Rien n’a plus aucune importance
Après cette minute-là, celle-là
Maintenant
Le néant
Le jour de demain
Un vide incertain
La nuit naissante
Pourrait durer à jamais
Déréliction
Tout est continuellement en train de finir
La boucle d’énergie recommence
Inlassable, elle tourne dans la finitude permanente
Dans son mouvement cyclique qui n’a plus de sens
Et le lendemain peut aussi bien ne jamais être
Ou être hier
Besoin de envie de
mourir
Juste un petit peu
S’il vous plaît
Juste un petit peu


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
25 juin 2018

Le soleil se couche là où tu n’es pas
La ville s’illumine là où tu n’es pas
Les étoiles brillent là où tu n’es pas
Les sons de la vie bourdonnent là où tu n’es pas
Où vas-tu
Toi, tu vas là où je ne suis plus

Où vas-tu
Toi tu as planté une fureur
Même sans toi je vais la vivre
Que vibrent toutes les noirceurs !
Où vas-tu
Toi tu vas là où tu dois
Peu m’importe où tu vas
Que tu ailles ou pas
J’ai à vivre tout ce qui est en toi


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
24 juin 2018

Tu dors je me lève. Mais le soleil ne s’est pas levé ce matin. Un voile gris plane sur les toits. Je ne mangeais que de la bouillie d’avoine. Tu m’as donné le miel, le caramel, le manioc. Et maintenant ce que je goûte est fade comme un vieux lait. Tu rêves je marche dans un jour plat. J’étais un robot et maintenant je suis vivant. Tendre fragile translucide, j’avance doucement dans ta nuit et mon jour. Je ne touche plus rien comme avant. Je touche tout comme si c’était ta peau. Tu dors je me lève. Je marche dans le jour comme dans ton rêve. Je suis ton rêve quand tu peuples ma réalité. Maintenant tu respires doucement dans la nuit, j’étouffe lentement dans le jour. Je ne t’appartiens plus. Tu m’as toujours échappé. Je suis un nuage doux et perdu qui aimerait la lumière de l’autre côté de la terre. Tu dors je me lève. Comment le jour peut-il être le jour? J’avance, je vis, je fonctionne, comme le prisonnier à qui on a donné la liberté avant de le remettre au cachot. Je fais semblant d’exister encore. Je fais semblant de respirer encore. Je dois faire semblant. Tu dors je ne me lève pas. J’écarte les voiles de l’espace, du temps, des nuits et des jours, car maintenant je le peux, et dans un geste qu’aucune loi de ce monde n’accepte, je tends le doigt vers ton visage endormi, caresse ta joue, souligne le coin de ta bouche, glisse sur ton épaule. Je suis ton rêve et tu es ma vie. Je disparais dans tes étoiles et levant l’esprit vers mon ciel, je vois les étoiles à côté du soleil, je vois la nuit à côté du jour, je vois l’affreux à côté du beau, je vois tout et rien, et comme c’est beau, et comme c’est douloureux, car maintenant je vois tout et rien. Éveillé, je rêve, ce jour, je m’endors éveillé sous les étoiles.


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
23 juin 2018

voilà
c’est l’été qui commence
Les fêtes de la musique battent dans l’air du soir, on klaxonne avec le foot, les gens rient et s’attendrissent devant le lac plein des lumières de l’autre rive, l’air est doux et fragile en face des montagnes, tout vibre lentement dans la chaleur qui renaît.
Comme s’il n’y avait pas d’abîme.


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
22 juin 2018

La plaine craquelée est avalée par la lumière du soleil. J’avance sur le sol dur. L’horizon est blanc de chaleur. Au loin je la vois qui danse. Elle est enrobée de vapeur. Je sais qu’elle sourit même si je ne distingue pas son visage.
Je ne marche plus dans sa direction.
Le vent frappe plus fort, asséchant mon visage, ma gorge, mon âme.
J’ai peur soudain de me changer en pierre.
Elle est devenue toute petite très loin, mais sa silhouette me rassure encore.
Je sais qu’elle disparaîtra.
Le sais-je.
Parfois je me retourne.
Je la vois encore.
Une fois encore je me retourne.
L’horizon plat et vide, balayé par un vent sans tendresse.
Je me rappelle sa joie et sa flamboyance, et j’avance encore dans l’autre direction, sans savoir si je vis encore, seul devant cet horizon incertain.


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
20 juin 2018

L’air tresse une danse
Une transe de paresse
Éveillé dans l’air du matin
Je l’observe, elle dort là-bas
Dans sa nuit, la déesse
Et quand je dors elle est là
Éveillée dans l’air du soir
Qui tresse une danse
La douce transe d’un Lien
Par-delà nuit et lumière


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
16 juin 2018

Sous un soleil blafard
Le vent froid souffle fort
Balaie la plaine de béton

L’air trop rare
Elle l’a pris, mort
Traîne un désir à l’abandon

La reine dans ses fards
Est passée sans remords
Avalant pensées, les cris sans son

Elle danse comme un art
La danse du feu, de la terre
Gelée dans la raison

Elle pense tout avoir
Sans possible tord
Lissant la vie, mais sans moisson

Quand du néant hagard
Pousse la rose des amours morts
Fissurant tout ce béton

L’amour libéré dans l’air
S’envole plus loin encore
Qu’elle et ses tourments

Elle disparaîtra alors
Son cœur faux sans or
Dans la fosse du temps

Et cette rose pure
Dans l’infini du cœur
Grandira sans elle comme démon


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
15 juin 2018

Je sens ton départ qui s’approche
Ayant eu la mauvaise idée de m’enfuir
vers l’Italie, vers la mer, qu’elle me berce
Plus j’essaie d’effacer ton souvenir
Plus ton absence me transperce

Demain les ruelles d’Italie
Paraîtront vides et sans vie
Le soleil tournera au-dessus des toits
Mais il ne brille plus sans toi
Et je tomberai, pesant, inerte, comme la roche.

Par la fenêtre de cette nuit,
Cet hôtel inconnu dans ce village inconnu,
Les bruits ont perdu leur magie
C’est tremblant et nu
Que je m’éteins devant l’immense ombre
De ton départ qui s’approche

Adieu, ange terrestre
J’ai peur, mais je reste


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
13 juin 2018

Il n’y a rien à dire
Rien à faire
Tout ça s’éteindra doucement
Comme les océans et le temps savent bien le faire

Tu parles d’éternité mais ni toi ni moi ne savons ce qu’est l’éternité
Je serai un vieux souvenir agréable
Et quand je regarderai les Alpes enneigées
Tu seras une reine flamboyante

Voilà que le présent ne nous appartient déjà plus
Tu te promènes dans ton espace
Je me promène dans le mien
Mais aucune main ne se croise
Dans cet espace en-dehors du temps,
Où est le moment présent ?
L’échange instantané?
Où es-tu ?

 

 


Laisser un commentaire (aucun commentaire actuellement)  Version imprimable de cette page
Recherche sur le site
Romans et nouvelles en PDF
Mots-clés / consultations
Archive mensuelle
Le plus consulté récemment
Commentaires récents
Calendrier des publications
octobre 2018
L M M J V S D
« Sep    
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  
Flux RSS