Littérature suisse
Dessins suissesadmin
:: 17 septembre La vie est vaste
:: 7 septembre Arta
:: 22 août Dans les saveurs qui s’en vont doucement
:: 21 juillet Yeux en feu
:: 6 juin Le désert
:: 1 avril La géométrie de l'habitat
:: 22 mars Le bus romain
:: 26 février Le guide de haute montagne
:: 3 février Chrysalide
:: 15 décembre Mécanismes en place
:: 10 décembre Rencontre-bis
:: 5 décembre Il est temps de vivre ses émotions
:: 26 novembre Je ne savais plus
:: 17 novembre Les yeux des autres
:: 30 octobre Archivages
:: 20 octobre Séance MS-Project
:: 19 octobre Séance plannings
:: 9 octobre Avec M.
:: 6 septembre Le temps ne nous aide pas
:: 28 août Le vent de panique
:: 21 juin Un jour d'été
:: 8 juin Avant de s’endormir
:: 19 mai La famille
:: 18 mai La dent de la Nuit
:: 3 mai La distance
:: 1 mai Dans le temps
:: 15 avril Dans la solitude qui n'existe pas
:: 1 avril Comme si rien
:: 28 mars L'Ange Virus
:: 9 mars La bite molle
:: 8 mars Seule et bien
:: 28 février Ne pas être à la recherche
:: 26 février Se bercer
:: 15 février Mes caresses
:: 7 février Jouissant
:: 21 juillet | Yeux en feu
:: 3 février | Chrysalide
:: 15 décembre | Mécanismes en place
:: 10 décembre | Rencontre-bis
:: 5 décembre | Il est temps de vivre ses émotions
:: 17 novembre | Les yeux des autres
:: 30 octobre | Archivages
:: 20 octobre | Séance MS-Project
:: 19 octobre | Séance plannings
:: 9 octobre | Avec M.
:: 11 octobre | Esprit d’automne en flammes
:: 7 octobre | Impossibles calculs
:: 28 septembre | Silvina Simao Valente et Marc au Beau-Rivage
17 septembre 2021

Tu vas passer des examens
Il te faudra des notes
Tu devras réussir
Il y aura des profs
Et des jugements descendus
De nulle part

Tu devras satisfaire, plaire
Etre bien comme il faut
Avoir de bons résultats
Qui répondent aux tests
Tu devras bien sourire
Quand tu auras envie de pleurer

Tu auras envie de réussir
Comme eux ils te disent
Qu’il faut réussir
Tu te sentiras aimée
Eux ils te disent que tu le seras
Même si tu pleureras

Quand ils te lâcheront
Parce qu’ils te lâcheront
Tu vagabonderas dans l’espoir
Et vagabonder dans l’espoir
C’est errer comme dans rien
Tu auras tes résultats, et rien

Va dans la vie vaste
Oublie les attaches
Aie le courage de vivre sans
Ton regard hors des corridors
Respire l’air qui détruit tout
Et reconstruis tout, en toi

Alors seulement, lentement,
Tu verras le vie vaste
Tu seras un pas dans le sable
Tu sauras danser dans le vent
Tourner dans l’air innocent qui aspire chaque instant pour le rendre incessant
Comme tu vaux tout.


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7 septembre 2021

Chère Arta,

Merci pour ces quelques jours intenses
Merci pour la mer et le soleil, et les robes flottantes
Merci pour les vieilles pierres de la Croatie
Merci pour les éclats de rire et les sourires solitaires

Merci pour les verres levés au couchant
Merci pour les bains de mer
Merci pour se voir chacun, autrement

Merci pour les grandes tablées pleines de partages et d’émotions

Merci pour les regards souriants croisés
Merci pour réchauffer les cœurs dans le soir tombant sur les vagues

Merci à tous d’avoir partagé ton anniversaire
Merci pour les futurs nouveaux-nés 😉

Et surtout merci pour tes apéros !
…et dans 5 ans on te le promet,

On se fera une croisière en yacht ensemble !


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22 août 2021

Les saveurs s’en vont doucement
Son caddy roule en-bas de la rue
Elle court derrière en hurlant
Ses lunettes de soleil tombent
En chemin elle remonte sa jupe
Se baisse et retire ses talons
Pieds nus elle hurle derrière le caddy
Le soleil d’été avoisine la tendresse
Jetant les ombres des feuillages
Sur la rue du Valentin qui pousse
Dans sa pente le caddy joyeux

Sa jupe trop courte met des fentes dans le soleil
Et je pense : là une histoire se raconte
Dans l’été couchant et le caddy roulant
Elle hurlant et trébuchant
Le caddy arrive sur moi et je l’arrête
Les regards ahuris des passants qui existent quelque part
Les saveurs dans son caddy qui existent quelque part
Et moi et elle qui s’arrêtons
Sur le paquet de tampons et ses victuailles

Elle me dit: j’ai perdu mes lunettes
Et mes chaussures sont là-bas
A l’ombre des feuillages d’été
De la triste rue du Valentin
Je t’ai aimée pieds nus et essoufflée
Magali, tu m’as soufflé
David, ai-je chuchoté
Tu as caché les tampons sous les oeufs
Nous avons ramassé tes lunettes
Et sautillant tu as remis tes talons
Le caddy poussé ensemble dans la pente
Riant de l’été et de l’amour
Déjà là. Toujours là; dans les saveurs qui s’en vont doucement.

Toujours là, dans le rêve
Comme si, sur la rue du Valentin.


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1 avril 2021

Aimer dans un carré
Habiter c’est comme aimer
Aimer le lieu qui vient
Le plan qui donne vie

Ça sera construit pour aimer
On va vivre ensemble là
C’est une cabane au bord de rien
C’est un attique avec vue sur tout

On vivra là, pour s’aimer
Avec des jours sans eau
Avec les jours sans vie
Nos enfants qui errent

Ce sera chez nous, sans,
Avec, on vivra là bien
Entre des murs comme d’autres
Dans un plan agréable

Tout sera bien défini
On aura une vie entre nos murs
Et ces murs seront les nôtres
Ce sera planifié pour nous

Quand on mourra
J’aurai ma fille contre moi
Le monde se détruira
Mais elle m’embrassera
Planifiée, entre nos murs.


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22 mars 2021
Le bus romain

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26 février 2021

Il avait un œil qui partait de côté,
Dans la télécabine
Depuis mon rêve de mort
La nuit précédant l ‘ascension
Son œil partait ailleurs
Aux sommets, qu’on croit inimaginables
Des crevasses partout
Sous la neige éternelle
Son œil partait dans mon rêve
Quand la télécabine s’est arrêtée
Nous étions en-haut, le plus haut
J’ai mis mes crampons, sur le glacier
Cette glace éblouissante
Quand je grimpais, il grimpait loin
Déjà il montait, vers l’inatteignable
Je l’ai suivi, là où il allait
Vers ces cimes qui ne veulent rien
Vers ce ciel noir qui te dit viens
Dans mon rêve je mourais
Au sommet, je l’ai laissé partir
Avec son œil de travers et mon rêve de fin
Et j’ai glissé sur les crevasses
Entre la roche vierge et la glace
Au creux de monstres qui se moquent
Du temps que je vis, entre eux
J’ai glissé loin des sommets inhumains
Et loin de son œil de travers
Loin de la télécabine, et de son œil
Qui me fixait comme la glace
La glace fine des crevasses
Qui a cédé sous moi et je suis tombé
Entre les vagues de la crevasse bleue
Avec son œil bleu qui me suivait
Il y avait des reflets d’autres mondes
Au creux du glacier vivant
Des êtres qui comme lui dansaient
A l’infini, nul n’est figé
On danse toujours lentement avec la roche
Tout était tellement doux
Dans la crevasse de glace bleue
Qui avançait lentement vers un destin
Tellement plus vaste que moi, enfermé
Dans mon rêve de mort et de télécabine
Sous le ciel de la ville brute
Dans sa brume qui répète tout
J’étais rentré avec ma valise ouverte
Eventrée sur mon quotidien
Morte d’avoir trop porté
Agonisante, à mes pieds
Telle une crevasse qui m’aurait avalé
Celle de son œil bleu
Celle d’un autre sommet


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26 novembre 2020
Je ne savais plus

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6 septembre 2020

Le temps il ne fait rien pour nous aider. Il passe. Ces jambes qui trottinent devant la terrasse du bistrot. Ces voitures qui se croisent. Un torrent qui cascade dans la roche au creux des montagnes et une mer qui s’étale informe et rigide à l’horizon. L’oiseau crie en glissant dans le vent. Le babil de la foule dans la hall de l’aéroport. L’accélération du métro quand les portes se sont refermées. Le temps imprègne chaque seconde et nous on les arrête, on les rend éternelles, parce qu’on sait qu’il n’est qu’une autre illusion. Le temps ne nous aide pas, mais lorsqu’on sent son passage on sait qu’on vit. Et la tendresse des secondes de conscience qui sont des siècles. Et des respirations immémoriales.


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21 juin 2020

Le jour le plus long fut cet été-là le jour de ton rire le plus long, large et voluptueux, s’étalant dans la lumière tachetée des quelques nuages. L’air était rempli de toi le long des ruelles médiévales, et le lac dans ses couleurs des jours de plaisir faisait résonner ton rire au-dessus des foules dominicales, jusqu’au Jura qui te répondait, et me renvoyait ton coeur jusqu’au creux de ma main dans la tienne. Nous nous promenions dans ce dimanche du premier été entre nous comme si nous en avions déjà vécu tant et tant et tant et tant nous allions en vivre.

Maintenant, au crépuscule, je repense à toi qui était comme en moi ce jour-là, ce jour l’air de rien, ce jour d’été, et j’aurais du savoir alors que ce fut un jour magique, un jour réunissant tout, simplement, sans folies, d’amour partagé pour toujours. J’entends ton rire encore, si vrai et si tendre, comme nous nous aimions!, et je laisserai ce souvenir, lent, long, infini, m’accompagner jusqu’à la fin.


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8 juin 2020

c’est la fête
dansons sur les lits
jetons les draps
tapons-nous avec des coussins
laissons la nuit pleuvoir
alors que nous rions
avant de nous endormir


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18 mai 2020

Les éclairs frappent derrière la Dent d’Oche révélant par moment son immense et infaillible silhouette, comme si elle n’avait jamais été là et que soudain dans la nuit sa présence dans l’ombre aspirait les vents et les vies qui par malchance l’entrevoyaient. La dent de la Nuit.


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3 mai 2020

Elle est arrivée chez elle. Son appartement est tout comme il faut. Peut-être qu’il y a encore 2-3 trucs à ranger pour bien débuter la semaine qui vient. Elle rentre dans une routine rassurante faite d’éléments connus qui l’entourent. Les lumières, la température de l’eau, tout est là où il faut une fois que les bagages sont vidés.
Elle grignote quelques noix, un morceau de chocolat. Tout est bien là même si elle a laissé derrière elle quelque chose qui n’est pas là.
Agréable sensation de vide. Agréable sensation de tout ce qu’il faut remplir à nouveau. Il y a comme une énergie de nouveau départ qui, même si elle est artificielle, la réconforte.
Elle rentre d’une sorte de voyage savoureux. Tout est possible, encore et toujours. Libre. Libre. Les ablutions passées, ce sentiment de liberté et de paix rend le calme encore plus évident. Elle a eu des vacances dont la durée n’a rien à voir avec la réalité. Elle est chez elle, et c’est important, autant que ce qu’elle a rêvé le temps de son absence est important.

Maintenant, elle retourne doucement dans une autre réalité, celle que je ne connais pas.


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1 avril 2020

J’ai envie de respirer avec toi maintenant cet air au milieu des océans ou en-haut des cimes, froid et inhumain, où nous nous rencontrons et explosons, pour donner la vie comme une étoile dans le vide du cosmos, où la seule action est celle de notre présence commune, et la seule ambition est celle de notre présence commune, et quand nous sommes là toi et moi le passé et l’avenir s’annulent tendrement comme s’ils n’étaient rien.


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