Elle
– Si tu étais à moi, nu tu le serais déjà, et ce même regard lascif qu’autrefois tu contenais, maintenant voudrait chaque trace cachée sous ton dessin.
Si tu étais à moi, mon corps ne serait plus à moi que pris par le tien, dansant dans une douce mélodie.
Si nous étions faits de poèmes, nous serions un sonnet avec une âme corrompue et même si nous perdions la rime, nous danserions toujours la parfaite métrique.
Si tu étais à moi, nous ne serions pas un, nous serions tous, tous les coins, rues et villes parcourus sur notre route-peau. Un chemin sans retour, jusqu’à être perdus.
Lui
– Et toi, si tu étais à moi, tu n’aurais même pas besoin d’être nue, mon imagination t’aurait créée avec une telle perfection que même sous sa forme la plus perverse, si elle existait, tu serais belle.
Si tu étais à moi, je te danserais en conjuguant en toi tous les temps de ce verbe. Apprenant ton rythme, comprenant tes arrangements, recombinant tes accords, faisant de toi ma symphonie et j’accepterais volontiers mon destin de te danser tous les jours.
Si tu étais à moi, même d’un sonnet je n’aurais pas besoin, un seul vers suffirait pour en faire le plus beau texte. Inlassablement je te lirais, lirais, lirais.
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