Les rochers brûlent. La ligne droite de l’Egée est un geste souple alors qu’elle gravit le ciel j’essaie de ne pas m’effondrer. Il existe des éclats de rire à n’en plus finir comme une assiette de verre qui se casserait mille fois mais en-dedans elle rit à chaque fois pendant que la mer déroule sa mousse sous le pluie.
Une femme monte crescendo une hystérie collective que la Tequila peine à comprendre parce que les vagues et parce que le ciel et parce que personne ne sait quoi: il pleut sur la Crète comme il pleut sur les rires. Et n’en finit pas la longue espérance du désir.
La mer douce l’amertume. Et la tune rance la merde tunes. Le fric glousse dans les angles de la beauté, tapis dans l’ombre des rochers qui brûlent. Mais le soleil revient et il s’en fout. Il rase tout avec sa grâce et ses brûlures, même les poils de l’envie.
La douleur d’être avec toutes ses grâces. Rire de tout et surtout de maintenant, dans un geste qui défie le temps, et empoigne les dieux pour leur arracher un petit sourire d’antan.
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