dessins


  • Je me tiens au milieu du stade
    cauchemardesque
    tous feux sur moi
    je dois faire quelque chose avec cette balle et cette raquette
    mais je n’ai aucune idée
    Les projecteurs deviennent si chauds…


  • Mon papa ne me le disait pas comme ça, mais il aurait bien voulu que je sois architecte, je sais.
    C’aurait été plus simple aussi: j’aurais repris l’affaire familiale, je l’aurais mise un peu à ma sauce, j’aurais poursuivi l’oeuvre du père tout en essayant de l’amener plus loin.

    C’aurait été simple, beau, noble presque.

    Mais il a fallut que je complique tout avec mes ambitions d’artiste, 20 ans et têtu et tout ça.

    Maintenant au téléphone, quand je fais des petits gribouillis, ça ressemble à des croquis d’architecture. Souvent.

    Parfois il faut écouter ses parents.


  • le sticker du programmeur trop con







  • Indicible
    inaudible
    inexprimable
    mais moi j’ose
    moi
    j’ose haut et fort
    je l’entache de froc
    je l’entiche de toc
    moi Môssieur
    moi Madame
    que cette journée fut une journée de
    Jamais sans penser aussi laide
    oui Môssieur
    et ça rime
    OUI MADAME

    PS: je sais je l’exprime mal
    (ça fait justement partie de la journée de…)


  • L’entassement des petites choses que je fais qui se répètent jusqu’à la nuit
    je crois que je dors; et ces choses que je crois que j’oublie jusqu’au matin
    la répétition qui recommence et ces petites différences qui font comme si rien
    alors que tout, un peu décalé, s’entasse encore, fine croûte sur la peau des jours
    entre les failles des monoblocs granitiques que les monoblocs se font
    le temps s’accumule, entre ses replis traînent les miettes des jours
    Entre elles je suis, je m’élabore, le minuscule moi qui ne se voit nulle part
    s’entasse, pousse, diurne, nocturne, diurne, nocturne, comme une fleur du mal


  • Les chatons sont des animaux de compagnie qui viennent vous manger les orteils, de préférence la nuit.


  • C’est exactement ce genre de pendentif que le gros black avait déposé près de ma tasse en éclatant de rire, alors que j’avais évoqué la tendresse affectueuse de Nietzsche pour sa soeur. Lou m’avait fait un clin d’oeil pour me signifier qu’en conséquence le gros black essaierait de rentrer dans ma tente le soir même. Bien que le concept d’une petite sodomie m’enchantasse, je ne compris pas tout de suite la relation entre le fait qu’il tenterait de rentrer dans ma tente le soir, que cela m’enchantasse, la tasse, et que je sois une tante. Le clin d’oeil de Lou avait été chargé d’une connivence excessive, que le balancement plus que parfait du pendentif entre ses seins durant cette journée de marche n’expliquait pas.