Littérature suisse
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8 octobre 2009

Impuissants
Les enfants dérivent
Je tiens mon fils dans mes bras
Il me tenait très fort pour que je reste
Il s’évapore accroché à moi
Ma fille qui dansait
Ses rires quand je m’effondre
A genoux je la supplie
De rester, de m’éviter la folie
Elle s’est dissoute dans la nuit
Impuissants enfants
Loin je les entends danser et rire
Je ne suis plus là mais dans la nuit
Je les enterre vivants et je crie
Ils fuyent mon regard
Et fixent mes larmes muets
Tandis que dans la nuit
Je me sens poursuivis
mes pas
(Respire le cauchemar)
Font écho à leurs rires.


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