Il existe un mot que je devrais trouver, confronté à cette totalité morne faite du ciel, de la roche et de la neige, cette entièreté de mon existence absorbée par ces éléments audibles, compréhensibles, atteignables, ces bouts de ma vie qui sont là et m’entourent quand je les ressens, il existe un mot peut-être pour exprimer tous mes sens appelés quand je suis arrivé au sommet.
L’effort de me hisser là me laisse joyeux. Mes skis enfoncés dans la violente blancheur en sont les témoins inertes. Mais je n’ai pas ce mot, et je redescends parmi les humains, glissant comme fuyant ce qui m’a été révélé, glissant saisi du médiocre réconfort de me retrouver parmi eux, glissant au sein de l’obscurité de mes êtres chers, sans avoir tout compris. Sans avoir ce mot.
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