Littérature suisse
Dessins suissesadmin
:: 17 février La forêt sombre
:: 9 février L’oeil retiré
:: 27 janvier Trop beau
:: 20 janvier Élévation
:: 12 janvier La chambre immaculée
:: 7 janvier Jamais maudite
:: 6 janvier Tube infuseur de vie
:: 4 janvier La merveilleuse impossibilité de se détacher
:: 3 janvier Le Peuple mort
:: 29 décembre Il respire lentement
:: 25 décembre La Fleur de Nuit
:: 21 décembre Aimer tellement
:: 2 décembre Alto Paraiso
:: 30 novembre Je ne crois pas en lui
:: 21 novembre Aime-les tous
:: 19 novembre Les fils électriques
:: 18 novembre Effusion lente
:: 28 octobre Bang bang, mon amour m’a descendue
:: 27 octobre Le bateau coule
:: 26 octobre Corcovado
:: 25 octobre C’était sensé être
:: 24 octobre Le dernier des musées
:: 8 octobre Une étrange certitude
:: 12 septembre [Hommage] Dialogue d’elle-lui-elle
:: 11 septembre Sémantique urbaine
:: 7 septembre Nous allons mourir, mon amour
:: 6 septembre Quand le vent froid soufflera
:: 3 septembre Architecture réalisée : bureaux en mailles métalliques à Crissier
:: 2 septembre D’amour, de mères et de femmes
:: 1 septembre L’instant précis
:: 31 août Déréliction IV
:: 25 juin Où vas-tu, à Vinicius
:: 24 juin Quand elle dort
:: 23 juin L’abîme de l’été
:: 22 juin Vision
:: 17 février | La forêt sombre
:: 9 février | L’oeil retiré
:: 6 janvier | Tube infuseur de vie
:: 18 novembre | Effusion lente
:: 24 octobre | Le dernier des musées
:: 11 septembre | Sémantique urbaine
:: 21 juin | L’été flamboyant
:: 24 décembre | Neige et solitude
:: 22 décembre | Morte Neige Reine
:: 2 janvier | Grand Chalet Leysin
:: 29 décembre | La faiseuse de mondes
:: 6 décembre | REP Gérard Delaloye ou La solidité de l’Existance
:: 8 août | Rêve d’architecte
7 janvier 2019

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6 janvier 2019
Tube infuseur de vie
Tube infuseur de vie

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4 janvier 2019

Tu
erres
dans l’obscurité
Non loin
J’erre dans l’obscurité
Nus, dans la nuit
Cette nuit, cette nuit-là
Qui force à être nus
Une lueur inconnue
Nous éclaire sans vanité
Il n’y a pas de midi
Ni de soleil dans un coin
Toutes les étoiles sont là
Nous nous cherchons sans rose

Peut-être est-ce autre chose
Tu n’es pas là
Je suis là, quelque part
Dans cette ultime gare,
Je te cherche dans la foule
Même si tu es ailleurs
Je te cherche et je m’égare
Dans ce brouhaha, cette glose
Cette immense solitude qui croule
Nous vivons dans un monde meilleur

L’horloge montre une heure
Rome resplendit d’un temps
Où nous sommes ensemble là
Quand je cherche ton regard
Je vois la statue immortelle
Celle qui me regarde sans fard
Parce que c’est toi, c’est elle
L’horloge d’un temps qui n’est pas
Un temps qui m’évanouit, sans heurt

Tu vis alors que je ne vis pas
Comme j’aimerais, près de toi
Je m’effrite contre la roche
De cette lente absurdité
Où tu continues, quand je m’arrête
Où tu es, quand je ne suis pas
Où tu vis, quand je quête

L’espace rôde tel un rapace
Tu es là où je ne suis pas
Avec un autre comme une carapace
J’entends le vide qui nous sépara
Je suis seul, mais
J’entends le vide qui nous sépara
J’entends le vide qui nous sépara
Je suis seul, mais
Comme je suis avec toi!


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3 janvier 2019


La sœur voilée entre les ifs fins
Priera-t-elle pour ceux qui l’ont offensée?
Et qui sont terrifiés et qui ne peuvent plus se rendre 
Et qui prétendent devant le monde et qui dénient entre les rochers 
Dans le dernier désert entre les rochers du lever
Le désert dans le jardin le jardin dans le désert 
De la soif, crachant la graine du fruit asséché 

Ô mon peuple

« Le mercredi des cendres », chapitre V, TS Eliot, librement traduit


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29 décembre 2018

Aux côtés de l’homme de sa vie
Elle soupire au creux du lit
Elle part partout, sa vie
Elle ne sait plus qui sait.

Les montagnes sous elle
Montent lentement vers le ciel
Les étoiles tournent de plus belle
Elle ne sait plus qui c’est.

Il respire lentement.


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